‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 20 sur 441 · VIRUS DU CHANCRE SIMPLE · texte numérisé non relu

VIRUS DU CHANCRE SIMPLE

Ces expériences représentent une des phases les plus importantes dans rbistoire des maladies vénériennes aux temps modernes. —Saint- Yves, Velch, Mackensie, Cunier, et beaucoup d'autres après eux, ont dt^iiiootré que les muco-pus de la blennorrhagie, de l'ophtbalmie d'Kgypte et de l'ophtalmie des nouveaux-nés sont identiques, ce qui ti^Qt non seulement à l'analogie de structure des muqueuses malades, mais encore et surtout à l'identité des principes morbifiques.

Mais quelles sont les conditions du développement de ce principe, de ce virus? Pourrait-on le produire à volonté ? Oui, la genèse de la Mennorrfaagie est en quelque sorte à notre merci. Par la réunion accidpQtelle ou voulue de certaines circonstances, il nous serait possible et merae facile de la faire naître. Ne voit-on pas, en effet, un grand Dombre de blennorrhagies qui reconnaissent une origine absolument étrangère à la contagion, et qui ne présentent dans leurs symptômes objectifs aucune particularité qui les distingue des autres.

Supposez que la blennorrhagie vint à disparaître pendant plusieurs années de la surface du globe. Eh bien, on arriverait à la reproduire si on le voulait, ou même elle réapparaîtrait naturellement. Aussi peut-on dire qu'elle est moins étrangère à Thumanité que ne le sont la syphilis et l'ulcère vénérien.

Virus ehancrelleux. — Le virus du chancre simple est constitué par du pus et quelquefois du sang et des débris organiques résultant de ia fonte ou de la gangrène des tissus. Il est remarquable par sa contai:ioïité et l'extrême facilité avec laquelle il se reproduit.

Le principe contagieux, comme pour Içi blennorrhagie^ adhère probablement aux globules de pus ou est constitué par lui.

Le fait a été expérimentalement démontré par M. Chauveau, dans ♦ es dernières années, pour la variole, le vaccin et la morve. J'avais nioi-mëme entrepris, il y a quatre ans, quelques expériences pour trancher la question au sujet du chancre mou. Je recueillais une quantité suffisante de pus virulent, soit sur un chancre, soit sur un bubon virulent, et je le séparais en deux parties, l'une séreuse, r.iutre solide, par la fillration.

Je pratiquais ensuite, avec chacune de ces deux parties, l'inoculation •-li deux points différents, sur le sujet même qui fournissait le pus. Avec Il sérosité j'ai toujours obtenu un résultat négatif. Mais je dois dire

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