‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 201 sur 441 · DE L'INDUBATION SYPHILITIQUE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

DE L'INDUBATION SYPHILITIQUE PRIMITIVE

blance. Le diagnostic différentiel entre ces deux chancres est d'une importance capitale, non seulement au point de vue de la lésion considérée en elle-même, mais surtout au point de vue de Tavenir qui est réservé au malade. Le chancre simple, en effet, est une affection purement locale qui ne laisse après sa guérison aucune diathèse , aucune infection constitutionelle ; tandis que le chancre syphilitique est Taccident initial d'une maladie grave à manifestations multiples et répétées, qui exigera pendant des années un traitement sévère, qui restera longtemps virulente et pourra se transmettre par contagion et par hérédité, etc. Malgré leurs analogies, plutôt apparentes que réelles, ces deux ulcères diffèrent profondément, et, dans la grande majorité des cas, il est facile de les distinguer Tun de l'autre. Quelquefois cependant on reste dans le doute, dansTembarras, et il faut invoquer successivement pour se prononcer toutes les circonstances d'étiologie, de processus, de symptomatologie qui leur appartiennent respectivement. Passons-les donc en revue.

Lincubatiofij quand on peut la déterminer dune façon rigoureuse, donne un des meilleurs éléments de diagnostic. Les chancres syphilitiques ne se manifestent que de 30 à 40 jours après la contamination, ^dis que les chancres simples n'ont pour ainsi dire pas d'incubation ; k sur\'ieunent d'emblée.

Xul doute que si l'on pouvait assister au début des deux ulcères il le fût possible et quelquefois facile de les différencier, même dans les femières vingt-quatre heures, car le chancre syphilitique commence ^T une saillie papulo^tuberculeuse qui, d'abord sèche, ne s'érode et e devient squameuse ou croùteuse qu'ultérieurement. Le chancre impie, au contraire, est primitivement vésiculo-pusluleux et ulcérant.

Dans les caractères intrinsèques des deux lésions arrivées à leur Blier développement, on trouve un ensemble de signes qui font tous ien rarement défaut. Ainsi :

Le chancre syphilitique n'est jamais aussi franchement ulcéré que •chancre simple, comme on peut s'en assurer par l'inspection des ot4;. Ceux du premier sont une espèce de saillie mollement inclinée une part vers le fond de l'ulcère, d'autre part vers les tissus sains; ^ transition, entre Tulcère et la peau ou la muqueuse intacte à son wrtour, se fait insensiblement. Dans le second au contraire les bords >nl taillés à pic et déchiquetés. Les bords du syphilome primitif res- .'flililent à une colline, ceux de la chancrelle à une falaise. Leur écollement est de règle dans la chancrelle, tandis qu'il est très rare îns le chancre induré.

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