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SYPHILITIQUE ET DU CHANCRE SIMPLE OU CHANCUEIXB

lions physiques de rupture vasculaire, qui n'ont pas toujours lieu. £lle ne fait pas partie intégrante de son évolution; ce n*ost pas i:n de ses symptômes comme dans le chancre infectant.

Cette adénopathie chancrelleuse est tout l'opposé de Tadénopathie syphib'tique primitive. Elle fournil le type du vrai bubon aigu ou suraigu, douloureux, très inflammatoire, n'attaquant qu'un seul ganglion qui devieDt immobile dans l'atmosphère phlegmoneuse dont il s'entoure, rougit la peau, suppure, s'ouvre, et convertit la cavité de l'abcès en une excavation chancrelleuse qui présente les mêmes symptômes et obtiil au même processus que le chancre simple qui lui a donné naissance. — Les mêmes différences existent entre les lymphopathies provoquées par les deux chancres.

Nous en avons fini avec les éléments les plus sérieux du diagnostic ; mais il en est d'autres qui viennent en seconde ligne, ainsi:

Le nombre des ulcères. Le chancre syphilitique est souvent solitaire ; U ne faudrait pas pourtant exagérer ce caractère auquel on a accordé Waucoup trop d'importance. Il n'est pas rare, en effet, de rencontrer des chancres syphilitiques multiples ; mais ils présentent cette particularité remarquable qu'ils apparaissent sur tous les points simultanément, ou à des intervalles trèspo.u éloignés. Le chancre simple est rarement soliiaire. La plupart du temps, surtout chez les femmes, il est multiple pt dans des proportions beaucoup plus grandes que le néoplasme îrimilif. En outre, le développement se fait par séries successives, ^puis le début du chancre jusqu'au moment extrême de sa cicatrisaion définitive.

Le siège. Le chancre syphilitique siège plus particulièrement aux »r^anes génitaux, à la bouche, au sein chez les nourrices, et au bras b^2 les sujets vaccinés. Le chancre simple a pour foyer presque exclusif M organes génitaux ou les régions voisines ; il ne s'implante sur Taulres organes que très exceptionnellement.

Le processus. Il est soumis à des règles beaucoup plus fixes dans le hancre syphilitique que dans le chancre simple, et sa tendance à la êparation, à la cicatrisation, s'y montre pour ainsi dire à une époque ^t^f'ise, calculable et ne se dément pas. Dans le chancre simple au oniraire, la durée est presque indéfinie. Le processus plus capricieux, f'ujoursà tendance ulcérative, moins continu, plus irrégulier, est plus iifficile à supputer que dans le néoplasme primitif. L'évolution respec- »ve des deux chancres peut donc devenir la source de renseignements iaioiostiques qui acquièrent dans certaines circonstances une haute aliîur.

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