BÉNCGXITÉ RELATIVE DE LA LÉSION LOCALE
circonstances pathologiques du syphilome primitif et toutes les r rquences variées à Tinfini dont il est Torigine ou le point de déj;.;:.. > serait-il pas, en effet, du plus haut intérêt scienti&que et pratiqn- ; à la fois, de pouvoir lire dans cet espèce de microcosme syphiliirjs l'avenir du malade, d'annoncer les péripéties et de prévoir le A^z y ment du drame compliqué qui va se dérouler? N'aurions-nou* • alors ridéal du pronostic? Malheureusement on n'est pas enc'p'.^ venu à découvrir, je ne dis pas les lois, mais mémo les règles appr tives qui permettraient, un chancre étant donné, d'affirmvr • • i seront le nombre, la nature, le processus, la succession, les 1 tions, la durée, l'issue, etc., etc., des manifestations ultérieurs ":i faut donc pas s'illusionner. Les nombreux problèmes de la pr , - i syphilitique restent trop souvent insolubles, dès le début de l'iiil \ tion ; et c'est à peine si l'induction, s'appuyant sur des faits \">{p} contradictoires, peut arriver à quelque probabilité.
Occupons-nous d'abord du chancre envisagé comme accidt^nl I C'est une lésion qui, par elle-même, n'est pas grave. Quelles que l'étendue et la profondeur de ses éléments constitutifs, il exi?i^ l'ensemble de son processus une tendance à la guérison contre u ne prévalent que momentanément les déviations ulcéreuses, ph : niques ou gangreneuses. Combien de fois ne voit-on pas la Lst .: paraître en quelques jours? Combien de fois même ne passe-l-»inaperçue? Les chancres nains et épithéliaux, les chancres f- j parcheminés, bombés, sont de ce nombre. On voit aussi de gro- -\;«b lomes primitifs, hémisphériques et d'une induration lignenrésoudre peu à peu sans présenter autre chose à leur surface •: . * érosion très superficielle, qui contraste avec leur volume. (J" • s'ulcèrent ou se ramollissent, la perte de substance se fait en -j-' au détriment de leur tissu néoplasique. Les chancres les plu^ - r sont ceux dans lesquels le processus ulcéreux s'accuse dès les [»:» ■ * jours et qui acquièrent rapidement de grandes dimensions. Ils ( • i ' alors compromettre l'intégrité anatoraique des organes, [Hyrlrr atteinte profonde à leur fonctionnement et arriver même jusqu'à : ■ la santé générale. Les désordres locaux les plus graves sonl«^'U\ résultent de la gangrène en masse, quand elle franchit les linii*néoplasme pour s'emparer des parties saines. Mais, comme elle ilt.'" maintes fois en pareil cas de conditions physiques dont nous | prévenir ou atténuer les effets, on ne doit pas toujours voir m résultats d'une malignité originelle. Quoi qu'il en soit, c*cst la •
PSONOSTIG d'après LES COMPLICATIONS ET LE SIÈGE. 413
ilioD la plus à redouter au point de vue de l'effet immédiat ; c'est elle oi produit les grands délabrements de la verge, telles que la mutilaon ou ladeslruclion du gland et des corps caverneux, les fistules uréiniies, elc. Les chancres primitivement phagédéniques ne le cèdent uère aux chancres gangreneux ; il y a même en eux des tendances lus spontanément destructives , puisqu'elles se manifestent sans l'inirvenlioQ d'aucune cause accessoire. Et pourtant ces tendances arteot ou sont facilement réprimées par un traitement spécifique. Le siège du syphilome primitif doit occuper une large place dans la i^iiion du pronostic local. Il est évident, en effet, qu'un chancre de ruojoDctive sera plus grave, toutes choses égales d'ailleurs, qu'un »aocre de la joue, par exemple, puisqu'il enflamme l'œil et peut pro- Kjutr uoe ophthalmie profonde des plus graves. J'en dirai autant des •ancres de la langue et de l'isthme du gosier. Là ce n'est pas le -^rdre local qui est le plus à craindre^ mais la gène de la masticam et de la déglutition, les troubles gastriques consécutifs et la débiéi^Huérale qui manque rarement de se produire. 11 faut aussi faire trer en ligne de compte la douleur, les suppurations abondantes, les morrhagies qu'on observe quelquefois dans les chancres infectants. tant aux lympho-adénopathies qui font partie intégrante du chancre philiiique, elles n'offrent aucun danger et deviennent même très rement la source d'une incommodité quelconque. Elles se résolvent >'sque toujours ; si elles suppurent, la résorption se fait souvent, bien si Tabcès s'ouvre, une fois le pus évacué, il guérit très vite.
Tout rintérèt du pronostic se concentre donc sur le chancre envisagé ns ses rapports avec la syphilis dont il est le foyer primitif. 1 Quelle est t influence de la source du virus sur la nature et la mtédu chancre? — C'est une question des plus importantes et la emière qui se présente parmi toutes celles qui demandent une ;mus»'. Il n'est contesté par personne aujourd'hui que le virus syphique est doué d'une spécificité telle qu'il reste un et ne produit dans ' organismes vierges de syphilis qu'un chancre également syphilila^ et apte à reproduire , par inoculation ou contagion naturelle^ des ndents empreints de la même spécificité que lui, et soumis en Dtiral au même processus. Mais il existe des variétés nombreuses fiN les modalités symptomatiques du syphilome primitif, dans son ûdiif, sa profondeur, sa durée, etc. Il s'agit de savoir si toutes les 'coD;)tances pathologiques du chancre sont dépendantes ou indépen- •Dt«;s de la lésion qui les a causées. Ainsi, par exemple, un chancre