TRAITEMENT ABORTIP PAR L'EXCISION
mitif empêche le développement de la syphilis ; 2" pareil effet s'ob^^n» même quand les glandes du voisinage sont indurées; 3* d'autre [at.. l'excision est souvent inutile, même quand elle est ent^epn^e d^ bonne heure ; i^ quand l'excision n'empêche pas le développemem «!• la syphilis constitutionnelle, elle rend cette maladie moins grave. Fi, en outre, comme conclusion générale, on pourrait dire que Finduntion du chancre n'est pas l'indice d'une infection de rorgaoisme.
M. Robert Paqvalin, médecin à Abo, en Finlande, avec qui je cau«î ? de cette question il y a quelque temps, me racontait qu'il avait faitti^ extirpations de chancres infectants chez 18 malades. Chez l'un d'eui. : avait même enlevé les ganglions inguinaux. Les chancres dataieu: s moyenne de une ou deux semaines. Dans aucun de ces i 8 cas les i< f dents constitutionnels ne furent prévenus. M. Paqvalin observa d-rt hommes qui avaient eu des rapports avec la même femme sy^fhif^ tique. L'un d'eux s'écorcha pendant le coït; au bout de huit jour^ f fit l'excision de cette écorchure qui n'était pas encore chancrei: aucune infection n'eut lieu. L'autre, au contraire, eut un châtt!* infectant au bout de trente jours. — MM. Auspitz et Unna conseili^d d'exciser le chancre, lorsque Tinduration existe depuis peu de teinol et qu'elle n'est pas accompagnée d'une tuméfaction indolenti- ^ i^'anglions inguinaux. Enfin, il faut que le siège du chancre re:^ l'opération possible. I
Un grand intérêt doctrinal et surtout pratique s'attache à cette a;i^ rimentation. Aussi quoiqu'elle n'ait pas encore donné des rê^urji d'une valeur incontestable, je crois qu'il est bon de ne pas la né^li^'fl Malheureusement, la plupart des malades ne viennent demander ru conseils qu'à une époque où le chancre est en plein dans sa ptno4i de progrès. Presque tous ont, depuis plusieurs jours, l'adénopÂtti spécifique. Eh bien, même dans ces conditions qui indiquant «^ deuxième étape du processus syphilitique, puisque les gangUons iiici| naux subissent eux aussi la néoplasie et deviennent autant de f« y où s'élabore la matière virulente, dans ces conditions défavora.^*! ' faudrait-il opérer? Tout dépend du siège qu'occupe le chancre eid forme qu'il affecte. Évidemment, il y en a qu'on ne doit pas t :♦ d'exciser : tels sont ces grands chancres diffus qui envahissent h 0 la moitié ou même la totalité du fourreau: tels sont encore ces én:^' syphilomes primitifs qui occupent la couronne, le sillon balano-pr tial et s'enfoncent profondément dans le tissu cellulaire qui sv\*t: base du gland de la partie antérieure des corps caverneux. î^ nombre sont encore les chancres volumineux qui indurent le ^i^:
SB8 INDICATIONS ET SES GONTRE-INDIOATIONS. 425
)éat et toute la moitié antérieure du gland : chez la femme , les bncres du col, peut-être aussi ceux du mamelon, etc. Les contreidicatioDS résultent de l'étendue de la perte de substance et du danger ûl y aurait à la faire subir à certaine portion d'organe dont on comromettrait ainsi l'intégrité pour un résultat très incertain. Mais il y toute une série de chancres, petits, très circonscrits, dont l'ablation i des plus faciles ; ceux du fourreau, de la muqueuse, de la peau et I rorifîce du prépuce, quelques-uns du filet ou de ses culs-de-sac léraux, etc., sont de ce nombre.
L'excision des chancres syphilitiques constitue un procédé plus dical et plus sur que la cautérisation abortive, cependant ceUe-ci, li est d'une application plus générale et plus facile, pourrait aussi re essayée dans les cas favorables. Pour que les résultats de la îthode abortive fussent à l'abri de toute critique, il faudrait plusieurs aditioDs qu'on trouve rarement réunies chez la même personne. tbordoD devrait être sur du diagnostic. Mais est-ce possible pendant premiers jours du chancre et avant que soit survenue l'adénopae spécifique? Et si cette dernière vient confirmer la nature syphiliae de l'accident sur laquelle on ne pouvait avoir, jusque-là, que des comptions, n'est-il pas déjà trop tard? A l'époque où on inoculait si ilement le virus syphilitique, il eût été facile d'expérimenter très ctueusement la méthode abortive. Supposez qu'on eût inoculé le be préputial d'un patient ; au bout de vingt-cinq ou trente jours la (ire serait devenue le siège d'une saillie papuleuse ; on l'aurait sée se développer pendant un ou deux jours, de façon à n'avoir un doute sur son caractère syphilitique, et alors on aurait praléla circoncision avant l'apparition de l'adénopathie. Si l'empoi- Dement ultérieur avait été prévenu par cette méthode de traitement, Is doutes auraient pu rester dans l'esprit sur son efficacité? « traitement local du chancre syphilitique est aussi simple que sible. Il faut se contenter de topiques adoucissants et résolutifs, et tout s abstenir de cautérisations. Elles sont très nuisibles pendant )ériode de progrès et d'état. C'est à elles qu'il faut rapporter bon sbre de complications, telles que l'inflammation et même la gan- De. Â l'époque où le chancre commence à bourgeonner, à présenter toute son étendue une surface rose, chagrinée, qui sécrète un pus K)iine nature, il sera utile de le toucher quelquefois très légèrement le crayon de nitrate d'argent pour hâter la cicatrisation. Pendant i'Jtres périodes on se bornera à des soins de propreté ; on enlèvera ^0 fera tomber les croûtes et les squames s'il y a Heu, et on pansera
426 TRAITEMESrr LOCAL DIT OHAKORE SYPHILITIQUE.
trois fois par jour l'érosion ou rulcération avec de la charpie eoàiil de la pommade suivante :
Gold cream 20 grammes.
Galomel 5 —
Si le chancre était douloureux, on emploierait du cérat ophc^ \ on incorporerait à la pommade précédente 0,50 centigr. i 1 graou d'extrait thébaïque. Dans les formes douloureuses du chancre j pourrait aussi recourir à l'iodoforme qui n'a contre lui que son odfl pénétrante.
Le traitement des complications exige une médication topique \A variée et plus active; il est même nécessaire, dans plusieurs ca>. recourir à l'administration des spécifiques. On parvient assez aîs^uj^ à éteindre l'inflammation lorsqu'elle s'est emparée d'un chancre sypl litique : il sufBt de recouvrir les parties malades de cataplasmes tm lients et de faire prendre des bains prolongés. S'il y a menai'' i gangrène ou même gangrène, et que le chancre soit à découvert,! emploira pour le panser de la charpie imbibée d'eau alcoolisée ou d'v solution d'acide phénique, de permanganate de potasse, ou mi simplement de vin aromatique pur ou coupé d'eau par moitir.j n'interviendra point pour hâter l'élimination de la partie mortifiée; ne cherchera pas à l'arracher de peur de provoquer une hémorrhi| par rupture des vaisseaux du pédicule. Lorsque la gangrène se il*iij dans des chancres balano-préputiaux, compliqués de phimosis, il s« toujours prudent d'inciser le prépuce dans toute sa longueur >*jI ligne médiane supérieure. Une pareille opération, qui ne pri->'| aucun danger, n'offre pas le même degré d'urgence dans tous le^ r Elle est formellement indiquée par la violence de rinflamibiti balano-préputiale, l'engorgement et la tension du tissu celIuJ^ sous-cutané et de la peau, et surtout par l'hémorrhagie qui se \)tM quelquefois en pareil cas. En incisant le prépuce, on fait dis[i4ril l'étranglement et on limite dans la mesure du possible le prc>< • i lorsqu'il a pris une mauvaise tournure.
Les balano-posthites infectantes peu inflammatoires ne demact!^ elles aussi, qu'une médication très simple : on fera plusieurs fci^ { jour, dans la cavité glando-préputiale, des injections à grand* ^ avec des liquides alcoolisés ou phéniqués, et, en outre» on in'y*^ une fois toutes les vingt-quatre heures une solution de nitrate d*4'J au 100*.
Les chancres infectants ulcéreux et, à plus forte raison, pba^«'^
TRAITEMENT DU CHANCBB SYPHILITIQUE ULOÉEBUX. 427
liques, De doivent pas être traités par des cautérisations destructives lestinées à arrêter leurs progrès. Ici la médication topique cédera e pas à la médication interne qui est d'une efficacité incontestable. iès qu'on verra un chancre syphilitique prendre une marche envahisante, et se creuser ou s'étendre, il faudra, si on ne l'avait pas déjà lit auparavant, administrer les mercuriaux ; on en donnera même hs que la dose habituelle, et on leur associera Tiodure de potassium Die sirop de bi-iodure ioduré. C'est dans ce cas que je fais faire des usements avec la pommade résolutive suivante :
Emplâtre de Vigo hydrargyrisé. . . y .. «p«„ifnp«;
Onguent napolitain ) °
Extrait thébatque i gramme.
lia l'avantage d'exercer une action topique très efficace, et de faire ajétrer du mercure dans l'économie. Dans les œdèmes durs du préice et de la verge qui accompagnent souvent les chancres sous-prépumi compliqués de phimosis, les antiphlogistiques ne sont pas nécesires; il faut recourir alors aux onctions avec l'onguent napolitain '^ matin et soir sur toute l'étendue des parties envahies. — Les incidences pathologiques du chancre syphilitique nécessitent une Hiication un peu plus active , surtout lorsqu'il existe un chancre xte. L'élément chancrelleux sera combattu dès le début par des itérisations abortives ; on touchera les ulcérations une fois tous les atre jours avec un pinceau imbibé d'une solution saturée de chlorure ZLDC. Si elles avaient une tendance phagédénique bien accusée, on saupoudrerait de poudre d'iodoforme, et on pousserait activement vilement interne. On pourrait aussi employer avec avantage les )sements au chloral ; on se servirait d'une solution au 100'. U siège du chancre fournit quelques indications dans la région Aalique ; les chancres de la paupière et de la conjonctive exigent «âge des émissions sanguines, les instillations entre les paupières Ae solution de sulfate d'atropine, lorsque le néoplasme suscite une aromation violente de la conjonctive et de l'iris. Aux lèvres, sur le *d libre, on fera des pansements avec la pommade au calomel ; sur angue on se bornera à quelques cautérisations et à des gargarismes ^sifs fréquents. Même traitement est applicable aux chancres de ihme et de l'amygdale. A la région mammaire on cautérisera tous deux jours avec le crayon de nitrate d'argent les chancres qui de la tendance à bourgeonner et dans l'intervalle de l'allaitement saupoudrera les érosions ou les ulcères avec de la poudre de calo-
428 TRAITEMENT DES ADÉNOPATHIES.
mel ou avec une poudre composée de deux tiers de bisinulh etd'im i\Kt d'oxyde de zinc. Aux mains et aux doigts, on devra veiller à ce qn ji| cune cause irritante ne provoque des inflammations qui ptuvi gagner les lymphatiques et donner lieu à des angioleucites.
Les chancres, une fois cicati*isés, laissent quelquefois de gr>'>H indurations qui persistent longtemps. Les malades s'en inquièteDt | voudraient s'en débarrasser, même au prix d'une excision oa d ai cautérisation destructives. On ne doit pas céder à leurs solIicitaiÎMO De pareilles opérations sont inutiles et dangereuses. Inutiles, < j: n'est pas rare de voir la néoplasie se reformer au-dessous de la < i I trice ; dangereuses, puisque les plaies ou les eschares peuvent 'j le point de départ d'une inflammation violente. J'ai vu une ganrn de la moitié du prépuce chez un malade qui voulut à toute for débarrasser d'une semblable induration préputiale. J'avais refuNr | faire l'opération ; il s'adressa à un médecin de province qui cauLi^rj le néoplasme avec de la pâte de Canquoin ; il en résulta une iuùJ mation gangreneuse des plus vives qui détruisit non seulement Tin^ ration, mais les parties voisines. Les chancres du méat produi^j parfois, vers leur déclin, un rétrécissement qui gène la miction. P^ obvier à ce petit inconvénient qui disparaît de lui-mènie à la lonjj je fais passer tous les jours dans la portion balanique du canal \'^^\ mité conique d'une bougie élastique, enduite d'ongueot napolitaio^ la laisse à demeure pendant deux ou trois heures. j
Les adénopathies, même lorsqu'elles acquièrent un volume i'y\ dérable, n'exigent aucune médication ; elles diminuent peu à peu ^ résolvent à la longue. Si elles se compliquaient d'inflammation p| phérique, on les couvrirait de cataplasmes émoUients après le> al préalablement enduites d'onguent napolitain. S'il se forme un • | lection purulente, on s'abstiendra de l'ouvrir, parce qu*il yi grandes probabilités que le pus se résorbera. On n'y porterait rin<j ment tranchant que s'il devenait de la dernière évidence que l'ij va s'ouvrir spontanément. Les adénopathies mixtes seront inij comme les bubons chancrelleux. Les adénopathie slrumo-syphiliî.'| réclament un traitement général dirigé tout à la fois contre U - 3 maladies constitutionnelles. Si elles prenaient de grandes pro]. r.j on les couvrirait de vésicaloires volants répétés, et on y ferait dH digeonnages avec de la teinture d'iode. 11 y a des malades t]u j quiètent beaucoup de leurs adénopathies syphiUtiques quoiqu'il^! souffrent pas, et ils s'étonnent de voir que le médecin ne diriirv " ! elles aucune médication locale. Pour les rassurer et les sati>î
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