‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 214 sur 441 · OBSERVATIONS RÉSUMÉES DE CHANCRES SYPHILITIOIES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS RÉSUMÉES DE CHANCRES SYPHILITIOIES

Comme complément aux Leçons sur la syphilis primitive, je vais r^'ii brièvement les cas les plus curieux de chancres syphilitiques qu'il m'i «^ donné d'observer. Outre leurs traits les plus saillants, j'indiquerai aussi* qou il y aura lieu, leurs conséquences générales immédiates ou éloiguées. — P« mettre un peu d'ordre dans cette suite de faits, je les divise en catégorie?, fi vaut la prédominance de tel ou tel phénomène caractéristique. Ai-je he^^i*: \

1. NOTK COMPLÉMENTAIRE SUR L'EXCISION DU CHANCRE STPHILITIQCE. — Lenii'-.-V

qui j'avais fait rexcision d'un chancre syphilitique cinquante heures après $on d^lut i revenu me consulter au dix-huitième mois de sa malatlie. Je ne Tavais pas rem l'^ rapparition des premiers accidents généralisés qui n'avaient rien de menaçant. Hi au bout de quelques mois, les manifestations cutanées, d*abord superfloir-li- -. ^ devenues profondes et ulcéreuses. Il porte sur diverses parties du corps des cicatr ^i syphilides ecthymateuses et tuberculeuses, une entre autres sur la nuque, d'unt* ^' \ de quatre centimètres carrés. Au dix-septième mois du chancre, il fut pri.< de d - i névralgiques atroces dans la face du côté droit; elles partaient du nex et irru' i dans la joue; puis il eut un écoulement nasal qui ne tarda pas à devenir fétid** : r*- i abcès se forma sur le plancher de la narine gauche et s'ouvrit, laissant apr»^ • { iistule qui fait communiquer cette narine avec le sillon gin givo- labial. Les dr-.ii d-i incisives gauches sont ébranlées; il n'est pas douteux qu'une portion du maxillair» "^^ rieur, à ce niveau, est nécrosée. Le malade est donc atteint d'une syphilose naso-pi <rj survenue moins de deux ans après l'excision du chancre. Je me demandais plu<- un,' | ne serait pas possible que cette opération atténui\t les conséquences pro*-ha.. •-• éloignées de la syphilis qu'elle est impuissante à prévenir. Je restais dan<^ '• > parce que je n'avais pas devers moi de faits pour la résoudre. Eh bien, en voilt ui la réponse n'est que trop catégoriquement négative, car bien que I excision ait ♦ ' tout à fait au début, la syphilis n'en est pas moins devenue rapidement ttrti.t.'^ peau, sur les muqueuses, sur les os du nez et de la voûte palatine. Et ce qoVi:<' t. % pourquoi ne le produirait-elle pas chez d'autres sujets? J'en conclus que rexci>.«creuse est inutile : 1" parce qu'elle n'empêche pas la néoplasie locale et prinut.« reproduire; 2' parce qu'elle ne prévient pas l'intoxication; 3« parce qu'elle n . p«»int les conséquences prochaines ou éloiifnées de cette intoxication.

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