‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 216 sur 441 · DE LA LANGUE; OHANOBES MULTIPLES · texte numérisé non relu

DE LA LANGUE; OHANOBES MULTIPLES

Chaocre volumineux de la lèvre inférieure, compliqué d'une grosse u^ résolutive du maxillaire inférieur, au deuxième mois, et suivi d'une \:'\< ulcéreuse grave.

lacobatioa de trente-quatre jours au moins. Rapports ab ore. Trois chanires volumineux : un au menton,deuxsur le fourreau, quatre sur le gland, ï^fatbies maxillaires et inguinales. Accidents consécutifs immédiats très rs. — Roséole à peine visible. Bosse périostique à la partie supérieure du Ul, à gauche. — Quelques jours après, rhumatisme syphilitique subaigu poignets, aux cous-de-pieds, aux genoux; fièvre et sueurs abondantes; ears musculaires; névralgies. — Aucun antécédent rhumatismal. iDrubatioQ précise de quarante-cinq jours à partir des rapports ab ore »*> parties génitales. Début de Faccident primitif dans le sillon labio-menitfr par deux boutons secs qui ne tardent pas às'éroder, à s'agrandir,à se mdre et à se couvrir d'une énorme croûte irrégulièrement mamelonnée, u noire, très adhérente, abaissant la lèvre inférieure et remplissant tout le labio-mentonnier. Adénopathie sous-maxillaire peu prononcée. Au-desde ia croûte, large plaque hyperplasique d'induration, saillante au-dessus larties voisines, lisse, d*un rouge sombre, et sécrétant un liquide séro-purubiQs^ueur d'un côté à l'autre, 5 centimètres; largeur de haut en bas, 3 cenf«s. Rien aux parties génitales. Guérison au bout de deux mois et demi. teDt< consécutifs bénins. Alopécie très prononcée, .n individu ayant engagé un de ses camarades à dtner chez lui, lui donna, :e tenante, sa fille, âgée de quinze ans. Un mois après, l'imprudent, qui accepté ce cadeau et en avait fait usage, s'aperçut d'une petite cloque ' <ur la lèvre inférieure à gauche, qui se couvrit de croûtes et, en dix jours, se T(it peu à peu en une tumeur démesurée. Au bout de trente jours, quand re malade, il avait sur la lèvre inférieure, dans la moitié gauche,' une ir arrondie ayant la configuration el le volume d'une pomme d'api, entratpar ^on poids la lèvre inférieure et recouvrant la partie correspondante it'Nre supérieure et la moitié supérieure du menton. Sa surface était d'un ^ombre, granuleuse et saignante. Quelques jours avant, il s'en était i un verre et demi de sang. — Engorgement spécifique de tous les gan- ><> us- maxillaires du même côté. — Le malade prétendait n'avoir pas eu )port> ab ore. Rien sur les parties génitales. Cette tumeur chancreuse ne m qu'au bout de trois ou quatre mois, malgré un traitement énergique. r;*it>ut<» consécutifs légers et tardifs.

vrit rhaocre infectant lingual, de la grosseur d'une tète d'épingle, surirrijs sennaines environ après avoir embrassé sur la bouche une femme iii un bouton aux lèvres. Premiers accidents consécutifs légers : roséole, f> muqueuses buccales, gutturales et nasales. Durée des premières poussées r'.^. Traitement méthodique pendant (> ou 7 mois. — Huit années sans «* manifestation. — A la 9% par suite de privations, apparition d'une :•!'* à ulcérations profondes et disposées en cercle sur les extrémités titmi, — Guérison rapide dès qu'on eut recours au traitement mixte, ai vu un petit chancre de la pointe de la langue contracté à la suite d'un ais*T doané en passant dans la rue à une femme, par un vieillard de L Guérison rapide. — Premières poussées peu graves; mais au bout d'un liroo syphilides ulcéreuses, etc.

444 0HANCBE8 DR8 AMYODALES ET DES PAUPIÀRB8.

S. Sans aucun rapport ab ore, bouton sur la pointe de la langue uu (gauche, qui, au bout de deux ou trois jours, s'agrandit et devient u'» - i Bientôt difficulté pour manger et pour parler; salivation. ÂdénopathK - • I maxillaire. Au bout de vingt -cinq jours, l'ulcération occupait toute la p<' 'i de la langue ; elle était ovalaire, recouverte d'une couche blanchâtre à imvJ laquelle perçaient des bourgeons charnus d'un rouge sombre. Les boni^ u^*.! ment délimités faisaient saillie sur les parties voisines. Malgré le trjit«:'| spécifique interne, ce chancre s'agrandit et atteignit une longueur de tnn^ en mètres et demi sur deux de largeur, puis il devint décidément pha?eii^i<j et il fallut, pour arrêter ses progrès, pratiquer une cautérisation avcrc i rouge. A ce moment, sa surface était gris noirâtre, d'un aspect gaon> Haleine d'une fétidité repoussante. Mastication impossible. Impôts*. lmanger autre chose que de la bouillie. Il est à remarquer que la malivM la lésion se montra surtout à partir du quarantième jour, époque à la^u produisit une roséole papuleuse. L'iodure de potassium, aidé de la cautér finit par arrêter ce chancre phagédénique de la langue. La syphilis con-^< ne fut pas aussi maligne que la primitive. Une grande partie de la pi*. a la langue fut détruite. — En 1862 ou 18H3, un jeune homme que je *• quelquefois dans le monde se plaignait souvent d'un boulon de la lan^.* lequel il ne me consulta point. Deux ou trois mois après, il vint me m^^ir psoriasis syphilitique corné, confluent, dans la paume de chaque main. H~> Troubles constitutionnels assez sévères. Comme manifestation insolite, une tuméfaction énorme de la thyroïde qui produisit de la gêne de la r ^? tion et un peu de raucité de la voix. Après un traitement de trois anntmaria. Les manifestations cutanées et muqueuses avaient disparu dtpi. -' temps. Il ne communiqua point la syphilis à sa femme. Il a eu de< * très bien portants et lui-même a toujours joui d'une très bonne saui^ la cessation des accidents cutanés et muqueux.

9. Chancres infectants ulcéreux de l'amygdale gauche. Mal de g«>r. cause appréciable, le premier mois; au bout de huit jours, petite ulcérai '| l'amygdale gauche, rouge et tuméfiée. Elle augmente progressivemeri. \ dix-neuvième jour de cette affection, je constatai l'existence d^une \»t^ I ulcération, à bords taillés à pic, à fond grenu et grisâtre, ayant iiot -' de trois centimètres à peu près en longueur sur un et demi en larj n'avait point été précédée d'un abcès. Elle se couvrit ultérieuremeu*. ' fausse membrane grisâtre. Amygdale gauche très tuméfiée et très rougt* . H.*;, mie des autres parties de l'isthme. L'inoculation du pus séreux de Tutamygdalienne ne donna aucun résultat. Ganglions sous*maxillaire< ji tout à fait à l'angle de la mâchoire, volumineux, durs, mais peu dont Aucune adénopalhie cervicale. Œdème indolent et dur de toute Ki ^ amygdalo-maxillaire gauche. Dés le vingt-huitième jour, ainéliot.4t . grande. Guérison complète au bout d'un mois. Santé générale tr^> t«. '<• quarante-sixième jour de la lésion amygdalienne, roséole confluent^*. '^'-' de moyenne intensité. J'ai observé d'autres chancres de l'amygdale d-*r i ques-uns, pultacés, étaient excessivement douloureux et gênaient la d* . . ' au point de rendre l'alimentation insuffisante ^

l. Dans le tome 11 des Annales de Dermatologie et de Syphiligraphir, p. '

CHA19CRËS DES DOÏQTS, DE LA CtJÎSSE ET DE L'ANUS. 44S

10. Chancre iofectaDt de la paupière inférieure droite. Au vingt-cinquième ;o(in la lésion chancreuse, située au-devant du sac lacrynla), dans Tangle de œil, avait une forme ovalaire, à grand axe dirigé obliquement de haut en bas et te dedans en dehors. Dimensions d'une pièce de cinquante centimes. Profondéoeat creusé en forme de cratère, ce chancre sécrétait abondamment un liquide lair et séreux. Ses bords étaient d'un rouge foncé pointillé de sang, ses parois 110 blanc grisâtre pseudo-membraneux et son fond ecchymotique. Base dure. Dateur et œdème périphériques. Tuméfaction dans des ganglions sous-maxil- (ires, des lymphatiques de la joue du même côté. Douleurs faciales névralgirmesdu même côté. Ce chancre ne laissa qu'une cicatrice linéaire impercepbie, n'attaqua pas l'œil et fut suivi d'accidents secondaires bénins. Il était inenu à la suite d'une petite écorchure avec l'ongle que le malade s'était faite cideoleiJement. Sa maîtresse atteinte, croit-il, de plaques muqueuses aux vres, l'embrassait fréquemment sur les yeux. Pas de chancre aux parties laitales.

il. Chancres syphilitiques génitaux au nombre de vingt-trois: un sur la aronne, un sur les bourses et vingt et un sur le fourreau. Tous, au début, xfaitement distincts. Par la fusion de quelques-uns de ceux du fourreau, ils réduisirent finalement à seize. Début sous forme de papules plates, de petits aloos secs, devenus humides en cinq ou six jours. Puis formation d*éro- )ûs chaocreuses parcheminées, caractéristiques. Six semaines au moins d'inbalion. Adénopathic inguinale. Vers le quarante-cinquième jour de ces ancres, roséole maculeuse, limitée aux épaules et à la partie antérieure de la itrine. très confluente sur ces points où un thnpsia avait été appliqué peu l^mps auparavant, etc.

(1 Chancres infectants au nombre de ti'eize. Trois sur la région inférieure

! abdomen; six sur le fourreau et quatre dans le sillon. Tous ces chancres

lient parfaitement distincts et séparés les uns des autres. Chacun d'eux avait

B induration propre. — Adénopathie inguinale double. Roséole érylhémateuse.

- Chancres syphilitiques des doigts, de la cuisse ^ de l'anus. — Cicatrice typique

d'un chancre infectant,

I. J'ai observé sur la face dorsale de la première phalange de l'annulaire ■Qche UD énorme chancre infectant, qui mesurait 3 i/i centimètres de haut bas et 3 transversalement. Au-dessous de lui et sur ses côtés, le périoste et lUsu osseux de la phalange étaient hypertrophiés.

1 Chancre infectant du médius droit simulant un onyxis, et survenu en ème temps qu'un chancre syphilitique de la verge. Le chancre infectant du édius était disposé en croissant autour de Tongle; il était d'un rouge vif poinlé. ecchymotique; il sécrétait un liquide gommeux. Tout le reflet cutané autour

Merkien a relaté un cas curieux de chancre de l'amygdale ayant simulé un épithé- 'rru.cbez une femme âgée de 64 ans. La lésion, au deuxième mois environ de son début, matait les caractères suivants : Tuméfaclion considérable, dure, lobuléc, indolore, 'fflmeriçant derrière la branche montante du maxillaire inférieur gauche, au niveau ' l'^bule de Toreille, pour dépasser in férieu rement Tangle maxillaire. — Dans la gorge, c^ntion pnjfonde, anfractueuse, à fond bourbiilonneux, occupant l'amygdale gauche

[unissaiit ravoir complètement détruite. Muqueuse des piliers tuméfiée et donnant i d'ji}(t la sensation d'une dureté ligneuse. — Douleur modérée et seulement au moment

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