‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 227 sur 441 · TBOUBLES DS8 FONCTIONS DIGESTIVES · texte numérisé non relu

TBOUBLES DS8 FONCTIONS DIGESTIVES

tout propres aux femmes déjà prédisposées à les éprouver par leur stitution névropathiquc. Et puis les traits de ces tableaux symptoliques, que je suis obligé de concentrer pour vous les montrer dans * ensemble, s'éparpillent capricieusement suivant les idiosyncrasies

sujets et ne se montrent qu'exceptionnellement réunis chez le ne individu.

^s troubles digestifs, tels que Tinappétence, la paresse de l'estomac t's intestins avec ou sans état saburral des premières voies, s'obeot communément dans les premières phases de la syphilis. Ils se lissent à l'épuisement du sang, aux souffrances variées du système eux et à tous les désordres qui atteignent plus ou moins la plupart grands appareils, pour produire une altération des fonctions nutri- >. Oq n'en voit que le commencement dans la période d'invasion i syphilis ; mais ce commencement présage les désordres plus !Qx qui pourront se produire ultérieurement. La peau se décolore, J^'vient pâle ou prend une teinte plombée ou bistrée ; les yeux sont ^s, languissants et s'entourent d'un cercle bleuâtre ; l'expression physionomie est triste et maladive ; les traits s'étirent et la face p*it ou se boursoufle. Le corps perd aussi de son poids ; mais ce i qu'à la longue qu'un pareil changement devient sensible. Quelois cependant j'ai observé chez des malades une très notable déper- Q pendant les huit ou quinze jours qui ont précédé l'explosion des lents cutanés et muqueux. La chute des forces musculaires, ibiissement général sont d'ordinaire en rapport dans les troubles rents de la nutrition. Mais vous les verrez quelquefois se produire

que les fonctions plastiques paraissent avoir souffert. Ils prolent alors d'une asthénie directe qui a sa source immédiate dans lu vais fonctionnement du névraxe ou du grand sympathique. Il^s sont Jes principales manifestations morbides que vous obser- : à un plus ou moins haut degré dans la phase prodromique de la ilis'. Quelques-unes disparaîtront à mesure que la maladie con-

%rm\ ks auteurs anciens plusieurs ont décrit d'une façon remarquable, dans leurs BUnté< les plus saillanics ot dans leur processus, les perturbations que produit le I '-tat pathologique au moment où il se généralise. Ils ont esquissé brièvement, i^'i- une grande perspicacité clinique, la plupart des désordres que l'empoisonne- VTprniitique suscite au début des accidents consécurifs dans quelques-unes des ^* î notions de Porganisme. — « Maux de tête, visage livide, pesanteur des épaules. n.", rêvasseries, yeux cernés, lèvres sèches, inertie des membres, fatigue générale, à anri» et truubles de la vision; après l'invasion des pustules, douleurs articulaires »b^... •Telfi sont d'après Villalobos, dans son poème sur la syphilis (1498) antérieur I df- FraraMor, les perturbations qui annoncent la maladie produite par •• une petite

472 CACHEXIE TRAN8IT0IBB DU DÉBUT DE LA STPHIUft.

stitutionnelle affirmera d'une manière plus saillante son existence son activité par des déterminations matérielles. D'autres, au contraire, persisteront, s'aggraveront et finiront par constituer peu à ptfu ua état cachectique. Ne vous effrayez pas de ce mot : sans doute rastbft!nerveuse, la chloro-anémie, les troubles cardio-pulmonaires et dk'*^ tifs constituent un état morbide sérieux, qui mérite Tépithète qu^ » lui donne. Mais cette cachexie, sachez-le bien, est transitoin «i curable ; elle disparaîtra dans la plupart des cas au bout de quelque mois, soit spontanément, soit surtout sous l'influence d'un trailt'in '.t tout à la fois tonique et spécifique et d'une bonne hygiène.

Si cette cachexie persistait malgré l'emploi des moyens le» p< propres à la faire disparaître, si dans sa longue durée elle pré^eiul toujours un désaccord frappant entre ses symptômes propres et la !►« gnité des manifestations syphilitiques, il faudrait craindre une aLtH diathèse. La syphilis possède, en effet, la fâcheuse propriété de ukH^ enjeu, même lorsqu'elle est faible, des prédispositions morbide^ «* nelles ou acquises restées latentes jusqu'alors, et qui peut-etn'. elle, ne seraient jamais sorties de leur virtualité inoffeosivr. ainsi que des sujets ayant toujours eu les apparences d'une l santé jusqu'au moment où ils ont contracté un chancre infr^it

plaie au membre viril, de mauvais aspect, à bords indurés, indolente. • — « Au o-...! Schellig (seizième siècle), les individus infectés éprouvent des maux de xèie, ^>'« de pesanteur et de douleurs dans les membres, surtout aux bras et aux jaroN^ ' des sueurs copieuses, un peu fétides, un sommeil pénible entrecoupé d*in:»<)m:..'

Voici de quelle main magistrale Ambroise Paré a tracé les désordres «^u^ \r -.s dans l'organisme les effets successifs de sa prise de possession par la syphilis u rJ la vérole est récente, il apparaît ulcères à la verge, ou à la vulve. tumeur> ^ a À chaudepisse jetant quelquefois sanie puante et fort fétide, laquelle pmvieot î • States ou des ulcères qui sont au conduit de la verge. // ont atisti doic/^icrt atcr j -^ teste, épaules et autres parties, avec une lassitude des bras et Jam&e$^ defa^i"*'*] malades disent que leur semblent avoir été battus de bâtons, ne pourani cK^ • " porter leurs mains sur la teste sinon avec grande difficulté. Il leur survient xw \ tion à la bouche... chute de poil (dite alopécie ou pelade) à la tAte, aux soun i:^ f' I barbe, avec amaigrissement de tout le corps et grandes inquiétudes. Il fitut ïc\ r tous ces signes ne surviennent pas à chacun malade mais à aucuns dlceux. Li^ . tains sont quand le malade a quelque ulcère malin aux parties honteuses, <"i et difficile; et encore que les ulcères soient consolidés et qu'il y reste cert.iir principalement à la verge, cela dénonce la vérole à curer et apparaissent tim aines gui s'en retournent dedans le corps sans suppurer, » (Livre XIX, c h. n i'^ Matthiole, le mal français, dans sa forme bilieuse, s'accompagnait souvent d j h fièvre soit de mode tierce, soit de mode é tique.

Dans 199 cas d'érythème syphilitique observi^s par M. Bassereau. cet exe .• H %ateur a noté 113 fois Texistence des phénomènes prodromiques. Des ca* d*» t»-«- 1 mittente syphilitique quotidienne, tierce ou double tierce ont été rapportée |ar W- | Monm. Cardan, J. Frank, Baillou, Cazenave, etc. |

Page 1