CAUSES ÉTRANGÈRES A L'ORGANISME
e de malignité. Toutefois ce ne sont pas les seules, et elles ^^eDt dans leurs rapports avec l'action syphilitique que de la même
banale qu'avec toutes les autres actions morbides locales ou "aies, en puissance ou en activité, sans avoir rien d*effectif ou de il en ce qui concerne la peau et les muqueuses. Parmi les imeots physiologiques, ceux qui perturbent révolution ou le ODoement normal ont quelquefois une influence dont la denchez les enfants, la puberté dans les deux sexes, la grossesse, turition, la lactation, la ménopause chez les femmes, fournissent uefois des exemples. On en doit dire autant des émotions moet de toutes les secousses nerveuses brusques qui dérangent libre et Tharmonie des fonctions organiques.
substances qui possèdent la propriété de provoquer sur la peau les muqueuses une excitation spéciale sont très aptes à favoriser rition des dermatopathies de toute espèce. Il y en a qui se \iient comme de véritables toxiques de Tapp^treil tégumentaire : >Qt certains crustacés, les moules et autres coquilles, par lie les huîtres d'une certaine saison, etc. ; tels sont encore les ux, le copahu, le cubèbe, etc. L'ingestion de ces substances fUe éclore des syphilidesqui sans elle ne seraient pas survenues? lossible ; mais je fais toutefois des réserves, surtout en ce qui ne les balsamiques. Je les ai administrés souvent, sans aucun afje pour la peau, chez des syphilitiques atteints de blennor- • — On a aussi accusé l'alcool ; on prétend qu'il joue un rôle ani dans l'étiologie des syphilides parce qu'il excite les centres IX et circulatoires et qu'il s'élimine en partie par la surface téguire. Sans nier son action pathogénique et tout en lui faisant une >»ez large, je crois qu'on l'a exagérée, car je ne vois pas frètent dans mon service, où les alcooliques ne manquent pas, des des qu'on puisse uniquement attribuer à cette cause. Il n'en est uns vrai que les excès de toute sorte, ceux de la table surlout,
grandes fatigues, que les excitations des téguments par les Vojds, les* bains de mer, les bains de vapeur, les douches, les is, Télectrisation, etc., sont susceptibles de devenir, à un molonné, des causes occasionnelles de syphilides qui peut-être ne lient produites que plus tard et sous une forme plus bénigne. — I^> excitants cutanés, les sulfureux méritent une mention à part,
possèdent incontestablement la propriété de faire naître les (Stations syphilitiques cutanées et muqueuses ou de les exas- |uand elles existent. Aussi conseille-t-on aux malades qui veulent
492 INFLUENCE DES MALADIES nTrERCURBERTEft
être fixés sur leur état diatbésique, de faire une saison aoi ther sulfureux des Pyrénées, d'Aix (en Savoie), etc. C'est une piem touche à laquelle il ne faudrait pas trop se fier ; mais on est eu \ cependant de supposer que si une médication sulfureuse eit^n interne bien instituée ne provoque aucune poussée de syphi! c'est que la maladie constitutionnelle est dans un état de torpeur fensif pour le présent et rassurant poiir l'avenir.
Les climats ont aussi une influence marquée sur les détermiia tégumentaires de la syphilis. Je vous Tai montré au sujet de>^ épidémies exotiques; vous avez vu qu'elles sont moins grav^>dii climats doux que dans les pays à température extrême du dopI sud. — Je n'ai pas à m'en occuper de nouveau. Du reste il m d'en finir avec l'étiologie, car je suis convaincu que dos connaisâj sont et resteront toujours vagues, indécises, incomplètes sirj question. Des causes occasionnelles qui ont une action très poj et incontestable sur les manifestations tégumentaires de la dart^ l'arthritisme et même de la scrofule, n'en possèdent la \A\i\^ temps qu'une fort hypothétique sur celles de la syphilis. Cetie lui subit peut-être moins que les autres l'influence du dehors ; on dira c'est en elle seule, dans son génie particulier, et aussi dans lai des terrains qu'elle a infectés, que réside le grand et presque lu principe qui gouverne le mode, l'époque et la topographie de «4 nifestations.
Si l'étiologie qui sort des limites de l'organisme est impa*^ condamnée à des banalités sans intérêt ni importance, il n en c ainsi de celle qui a pour base le conflit entre la diatbèse et \^morbides spontanés ou provoqués et accidentels. Lorsque je vo J décrit toutes les syphilides, je m'occuperai de l'influence .^ transitoire qu'exercent sur elles certaines maladies aiguës et H Je ne veux m'occuper ici que des maladies en général, ecn^ comme causes provocatrices des manifestations syphUitiquH point de vue il importe de distinguer celles qui sont aiguës dqui sont chroniques. Les premières, en effet, lorsqu'elles soDt c matoires ou pyrétiques et qu'elles entraînent violemment tout i nisme dans le cercle de leur action, absorbent tellement sonci vitale, que tout autre travail pathologique ne peut s'établir. Bi^il là, les états morbides qui existaient auparavant sont subjugués < gnent momentanément. Aussi ne verrez-vous jamais une syphii. \* rattre,par exemple, en pleine pneumonie ou en pleine fièvre t^:^ ou à un moment quelconque des fièvres érupUves avant IVf^-;