COMMENT IL FAUT LES INTEBPRÉTER
ijij moment qu'il a été introduit dans leurs tissus? Est- ce qu'il ne tra- (luitpas au contraire son existence et son action chez tous les malades, en faisant éclore fatalement quelques-unes, et trop souvent un très grand nombre, des manifestations de la syphilis?
Il faut donc rejeter Thj^othèse d'une intoxication de l'organisme par h> virus blennorrhagique. Si cette intoxication existait, il est indubitable qu'elle donnerait toujours plus ou moins signe de vie.
Plus j'ai réfléchi à cette obscure question, qui jette comme un voile mystérieux sur la blennorrhagie,plus ilm'a semblé rationnel d'atlmettre que le malade jouait le premier rôle dans la pathogénie de son rhumatisme.
Mais parce qu'il en est le principal artisan, nous n'en restons pas moins embarrassé pour expliquer cette affinité étrange qui existe entre h diathèse qu'il porte en lui et le catarrhe de l'urèthre qu'il a contracté ar< identellement. Parmi tant de causes qui auraient pu réveiller l'action morbide rhumatismale ou même la créer, si elle n'existait pas encore, romment se fait-il que l'inflammation de l'urèthre possède seule ce privilège et qu'elle le conserve exclusivement pendant des années?
Voilà ce qu'il me parait impossible d'expliquer.
La sympathie qu'on a invoquée n'est qu'un mot vide de sens par luimême et qui ne trouve pas Tombre d'une application tant soit peu plausible dans le sujet qui nous occupe.
Vous avez vu pour quelles raisons je rejette l'hypothèse d'une utoxication générale.
Faut-il faire intervenir un empoisonnement de l'économie, non plus [i-ir un virus mais par des produits excrémentitiels, tels que l'urée et ! acide urique dont l'affection du canal de l'urèthre favoriserait l'accumalalion dans le sang?
Puur admettre une pareille interprétation, il faudrait supposer que i"» affections calarrhales de l'urèthre réagissent en pareil cas sur le r-in, par action réflexe et perturbent plus ou moins profondément - n foDctionneraent. Or c'est là une pure hypothèse. Je la trouve d'auiiit moins justifiée, que les affections blennorrhagiques qui se com- ['!î«iuenl de rhumatisme sont d'ordinaire fort bénignes, souvent presi'H ÎDsignifiaotes, sans douleur, sans appareil inflammatoire, sans roubles de l'excrétion urinî^ire, el sans aucun symptôme de nature à f^ire soupçonner une action morbide quelconque du côté des reins.
K*^Nignons-nous donc à notre ignorance, puisque nous ne pouvons ['!> faire autrement.
hnm les blennorrhagies spontanées ou qui naissent en dehors du