CARACTÈRES ET PROCESSUS DU CHANCRE SIMPLE
congrès sexuel, il en est quelques-unes qui paraissent reconnaître pour cause une disposition générale. Ce sont des espèces de blennorrhagies diathésiques. La goutte et le rhumatisme sont les maladies conslilutionnelles dont elles procèdent le plus fréquemment. J*ai vu quelques cas dans lesquels il était fort difficile de dire si le rhumatisme avait produit la blennorrhagie, ou si c'était la blennorrhagie qui avait suscité le rhumatisme.
Ces sortes de blennorrhagies spontanées et diathésiques sont très rares. Aussi la blennorrhagie est-elle essentiellement et avant tout une maladie vénérienne. C'est à la suite du coït qu'elle se manifeste. Peut-être est-elle moins vénérienne que le chancre simple, mais elle Test beaucoup plus que la syphilis.
Nous possédons pour la combattre plusieurs spécifiques, à la tète desquels il faut placer le copahu et le cubèbe. Mais ne vous imaginez pas qu'il suffit de les administrer à n'importe quel moment pour obtenir une prompte guérison. Ces médicaments n'agissent avec vKcacité et d'une façon durable que quand on a eu soin d'éteindre préalablement, par un long traitement antiphlogistique, l'élément inflammatoire de l'uréthrite. Nous avons aussi recours alors à des injection* astringentes. Elles constituent la médication topique qui abonde en formules de toutes sortes. Nous sommes plus riches en apparence qu'en réalité, et on doit ranger les affections blennorrhagiques parmi les plus délicates et les plus difficiles à guérir.