TPHILIDE PAPULO-ViSICULEUSE HERPETIQUE
persistante de reczéma. C'est seulement dans ces limiteSf sous ceiv forme et avec ces restrictions, que j'admets la syphilide eczé^l8tiform^ Elle n'est autre chose qu'une syphilide érythémateuse couverte <k papulo-vésicules miliaires, à la surface de laquelle se fait acddenld!?ment une sécrétion séreuse très peu abondante et de courte darét. — La syphilide vésiculeuse herpétique est moins rare que la précédea> dont elle ne diffère du reste que par sa tendance presque constante i la disposition circinée. Quelquefois cependant elle forme des groupe irréguliers. Elle est constituée par de petites papulo* vésicule? éi volume d'un grain de millet, à base d'un rouge foncé» qui se déveb^ pent lentement et sans causer aucune démangeaison» caractères é^ suffisants pour la distinguer de l'herpès commun dont elle diC^ff encore par sa rénitence due à sa base papuleuse. Les vésicuM herpétiformes ne se rompent qu'au bout de huit ou dix jours; la $rface sous-jacente ne reste pas longtemps à nu; elle se couvre it» tôt d'une petite squame d'abord un peu ' croùtense , et qui biecll devient purement épidermique. L'éruption ne diffère pas alors dr II syphilide papuleuse ordinaire miliaire, à papules groupées sans opM ou affectant la disposition linéaire en cercles complets, demi-loBl fer à cheval, 8 de chiffre, etc. Cette maladie a son siège principal iê la face et sur le cou, où elle s'entretient longtemps par des pou»sM successives, ce qui permet d'observer les différentes périodes de f^t évolution sur le même sujet. La période vésiculeuse et la féué suintante, surtout la dernière, sont toujours très courtes ; Férupi^ devient très vite papulo-furfuracée*.
1. Il est très rare qu'une syphilide vésiculeuse reste telle depuis son début jiKitt terminaison. Vers sa période moyenne et même avant, elle change de cararCf-r * voit se dessécher, s'exfolier, se couvrir d'une squame, etc. Voici fe résomé 4 ob • 4 j\ii pu suivre pas à pas les étapes et les transformations de la papulo-vésicul^.
Syphilide (Tabord papulo-vésiculeuse, puis papuUhsquametue et enfin papuio-h^ ' *-* — Balano-posthite infectante, et en même temps, chancre du creux poplitr*: 'i-f ^ jours après, deux chancres infectants dans la région pubienne. Au bout de trvti^ "^ jours, maux de tète, inappétence, insomnie, amaigrissement, myalgies el aji^r..*^ qui précédèrent de sept ou huit jours Tinva-sion d'une syphilide papuleuse cnfii-*^ I la deuxième semaine révolue de cette éniption, on constatait les poussée^ sn- t^^r^ qui s'étaient faites depuis le début et celles qui étaient en voie de s'mcc^jtnpiir *' ^ par conséquent, étaient à l'état naissant. Sur ces dernières on pouvait aisrn»-'' -- ^ révolution et les métamorphoses de l'élément générateur. 1*' degré c^rkAe r . •* point blanc au milieu, produit par un soulèvement de répidenne;eo reolevaot.n « * lait un peu de liquide séreux et le derme mis à nu formait un soulèvemeftt paf>«: * - 1 2* de</ré : les deux parties constituantes de la lésion, c'est-à-dire la saillie et U «'^^ étaient agrandies ; le rentre de la vésicule paraissait ombiliqué, mais cVuh u' ' ^ ombilication qui résultait de Tépaississement et de la couleur plus fonct^ àe> '- '* en ce point. La cavité vésiculaire était plus spacieuse ; elle contenait peu de «f ^ *
AONÉ SYPHILITIQUE. 569
Ainsi dans la variété papulo-vésiculeuse, il faut admettre : 1* la forme papulo-vésicuïetise typique qui n'est autre chose qu'une éruption habituellement discrète et disséminée de papules surmontées ou entièrement recouvertes d'une vésicule dont le trait caractéristique est de se dessécher très vite et de se convertir en squame, soit qu'elle s'ouvre, soit qu'elle se résorbe ; 2** une forme eczémateuse problématique; 3* une forme herpétique à tendance circinée. — A ces formes j'en ajouterai deux autres, quoique je sois cependant fort peu enclin aux divisions et subdivisions multipUées. — Ce sont : 4* la forme impétigtneuse et la forme acnéique. Dans les régions pourvues de poils, j'ai vu fréquemment des papules à large base se couvrir sur toute leur surface d'une énorme vésicule, d'une sorte de bulle éphémère qui se concrétait en une croûte jaunâtre, poreuse , friable et grenue. Est-ce là de l'impétigo pur? Non, car il y a toujours en pareil cas, comme élément fondamental et générateur, une papule; seulement cette papule au lieu d'être petite etacuminée ainsi que dans les formes précédentes, s'étale, ce qui fait que sa vésicule est, elle aussi, large, aplatie, impétigineuse. J'ai observé sur le corps de larges papules qui se recouvraient d'une couche épidermique épaisse, flasque, comme macérée, semblable à une vésicule vidée, ce qui leur donnait pendant quelques jours un aspect gélatiniforme. Ce fait est très rare.
Quant à Vacné syphilitique, u'est-il pas plutôt une papule qu'une pustule, par suite de la composition et de l'évolution de son bouton ? Il a la même forme , la même couleur et le même volume que la papule miliaire ou granuleuse. A son sommet se montre un soulèvement très léger de l'épiderme par un liquide en petite quantité,
partie inférieure était formée par une papule rouge, lisse, humide et un peu glutineuse. ~ 3* degré : Télargissement du faux ombilic ou squame centrale de la poche vésiculeu^ qui s'épaississait en même temps, prenait le caractère squamo-crustacé et recouvrait peu à peu toute la lésion, de telle sorte que la zone constituée par Tépiderme soulevé se rétrécissait déplus en plus et finissait par constituer un bourrelet puis un liseré sec et détaché autour de la croûte centrale. Au-dessous de la croûte, saillie arrondie, non ulcérée, recouverte d'une sécrétion jaune, visqueuse, gélatiniforme et comme pseudoniembraneuse. C'était elle dont les couches superficielles se desséchaient peu à peu pour alimenter la croûte. — 4* degré : la croûte était plus étalée, et devenait d'un noir de »anp desséché. Au-dessous, surface dermo-papillaire sanguinolente affaissée, presque plane et même un peu déprimée. C'était le commencement de la syphilide papulo- Qlcéreust^. L'ulcération ne se faisait qu'aux dépens de la néoplasie papuleuse et la guérison eut lieu sans cicatrice. Il en fut ainsi du moins pour la première poussée. Mais peut-être cette syphilide papuleuse sévère était-elle Favant-coureur d'autres plus graves et ulcéreuses. Ecthyma de la barbe et du cuir chevelu, plaques muqueuses de I isthme, etc., etc. Guérison très rapide.
570 PROCESSUS DES SYPHILODEBMIES PAPULEU6ES.
qui devient rapidement trouble et puriforme. La durée de la f\i>\nV est éphémère ; à sa place se forme bientôt une petite croûte, puis un^ squame. La papule s'affaisse peu à peu et ne laisse qu'une mai ':1^ grise ou ecchymotique sans cicatrice. L'éruption acnéique se fait pu poussées successives sur les épaules, sur le tronc, sur la face, sur 1** cuisses où les pustules sont parfois confluentes. Ailleurs, elle est discrète. Gomme la pustule se transforme vite en squame, il y a d^a une même éruption pour le moins autant de papules pleines qu» > papules surmontées d'une pustule et véritablement acnéiformes. C -^ donc de plein droit que l'acné syphilitique rentre dans la classa dâ affections papuleuses.
Processus. — Dans les syphilides papuleuses généralisées {i surviennent comme première manifestation cutanée de ^empoi^oac*^ ment, la marche, la durée et la terminaison présentent une régulârii semblable à celle des exanthèmes érythémateux. On peut y distin.ns les trois périodes d'augment, d'état et de déclin. Plus tard r»'V>*ij tion devient moins fixe et par conséquent moins susceptible i'^ calculée. Ce qu'on remarque en elle dans toutes les variétés età t>JîH les époques de la diathèse, c'est sa longue durée. Si légère que A une syphilide papuleuse, vous devez compter que sa disparition <p^^ tanée demandera au moins six semaines. Deux mois et demi.::' mois sont le terme des éruptions de moyenne intensité. JVo ai 4 beaucoup qui se prolongeaient au delà du quatrième et du si\^9 mois, quand elles n'avaient pas été traitées. Il y a, du resu. -i 4 égard, de grandes différences qui tiennent soit à l'individu, soit i^ forme de la dermatopathie. — Les variétés squameuses sont le? M longues et aussi les plus rebelles. Une garantie de durée relativrij^ courte, c'est la simultanéité dans l'apparition de toutes les pf^i qui constituent une même poussée. Cette simultanéité esteicr|>ii^ neJle; on ne la trouve que dans les syphilides papuleuses mik.ri les plus précoces, qui ont l'allure d'un exanthème subaigu. Len< successif dans l'éruption papuleuse est, au contraire, la règk. même poussée se compose donc presque toujours d'un plus ou im grand nombre d'éléments papuleux qui n'ont ni le même à?f souvent la même forme et dont l'évolution individueUe présenta écarts considérables. C*est là une des causes qui rendent le pri*''^ général de cette syphilodermic plus complexe et plus difficiles *
LEURS COlNCIDBNOBB PATHOLOOIQtJEB. 571
( elui des syphilides érythémateuses. — Une autre cause qui contie encore à augmenter notre incertitude sur ce point, c'est la fré- Dce des récidives. Elles ont lieu souvent, malgré la médication rargyrique et pendant qu'on l'administre. Vous en avez un nple dans ce malade qui, arrivé au quatrième mois de la syphilis, entait sur la figure, autour des lèvres et du nez, sur le menton et i la barbe, ces petits rubans papuleux dont les courbes internes formaient des dessins poly cycliques si curieux. Au bout d'un i, nous étions parvenus à le guérir et à le rendre présentable. Il se de nous quitter. Mais quinze jours après il dut rentrer pour une lion de même nature beaucoup plus étendue, puisque les rubans lieux circinés couvrent maintenant toute la face interne des onités supérieures depuis le poignet jusqu'aux épaules. On en re aussi dans le dos, sur le cou, sur les cuisses, etc. Les réci- \ sont donc la règle. Elles sont plus à craindre dans les éruptions ves que dans les éruptions précoces, dans celles qui se circons- Qt que dans celles qui sont généralisées dès leur invasion. Eu un plus une syphilodermie papuleuse se rapprochera par son mode tif et par le processus propre à chacun de ses éléments des syphimies ulcéreuses et tuberculeuses de la phase tertiaire, plus Timoré des récidives sera grande; plus longue par conséquent et s calculable deviendra son évolution générale. Il faut tenir \ie aussi de l'action du traitement, car il abrège beaucoup la ^ de raffeciion ; il ne réussit pas toujours cependant aussi vite qu'on t lieu de le croire. Il y a à cet égard de grandes différences iduelles. Quand il reste à peu près inerte, il faut le changer. On Qt quelquefois par là de bons résultats. Mais certaines syphilides leuses très tenaces ne veulent s'affaisser et disparaître qu'à leur S et si à ce moment on donne des spécifiques, on leur attribuera rite d'une guérison spontanée dont ils n'ont le droit de revendiqu'une bien faible part.
KciBKKCKS PATHOL0OIQUE8. — Il y en a toujours un grand nombre. i d abord les éruptions spécifiques qui, dans l'évolution généprécèdent et suivent la syphilodermie papuleuse : les érythèmes, part; les tubercules, de l'autre. Par sa fréquence, l'iritis occupe Jace exceptionnelle dans ces coïncidences. Il est incontestable »ans être fatale comme on Ta prétendu, lorsque la peau se couvre
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de papules, il y a plus à craindre qu'elle survienne dans ce type éra{ tif que dans les autres. Notez aussi les troubles constitutioDoeU gem raux dans les syphilides papuleuses précoces, les plaques muqut^usc le sarcocèle, les périostoses résolutives, les suffusions néoplasiqv sous-cutanées et enfin, mais plus rarement, les déterminations sur névraxe ou sur d'autres viscères. J'en ai vu et relaté des eim\k Un malade atteint de syphilide squameuse en plaque, que j'ai ^\ç longtemps dans mes salles, fut atteint d'arthropathies subaigur», pi d'une affection spécifique du foie avec jaunisse, qui fut très grav^.
Anatomik pathologique. — Toutes les papales résultent d'oa proces<«-i flammatoire chronique, dont le foyer le plus actif est situé dans la cooch^c^ laire du derme. Ce processus subit une régression qui n*est pas de^tr.^ dans le chorion; mais il produit dans les diverses couches de l'épiderme o répithélium des altérations qui aboutissent à son hypersécrétion, à sadr^^i mation, à sa séparation des couches papillaires, à la formation de ^t^ïné de pustules superficielles, à sa chute, sous forme de squames et mèmedecr-''l| à la dénudation du derme papillâire, etc. C'est le reteotissemeot deiirfi mation dermo-papillaire sur Tépiderme et Pépithélium, au-dessas de la '-'M qui imprime aux papules des différences quelquefois si tranchées dac^ )J physionomie. De là les noms de papulo-squames, papulo-vésicul**? , ^ pustules, etc. — Le processus inflammatoire est, d'ordinaire, dir^ctemit rapport, comme intensité et comme profondeur, avec les dimensions des HF< Aussi, quoique fondamentalement le même dans toutes, il est plosova: dans les gran'des que dans les petites. I^s altérations de Tépiderme eld^ thélium sont aussi en raison directe des dimensions qu'acquièrent le$ pif^ Étudions maintenant leur histologie pathologique.
I. — Je commencerai par vous décrire celle des petites papules. — Ia f-" tumeur cutanée est formée, dans cette variété, par Tépaississement de< c épidermiques et du réseau papillâire. Presque toujours, surtout à lar^*' d'état et de déclin, Tépiderme corné se desquame dans ses couches sup'^r'/H au sommet de la papule, et, comme il persiste à sa base, il y forme ud^ ' rette ou un liseré mince. Les sections minces faites suivant Taiedece^Fi^ et étudiées à divers grossissements ont montré les lésions suivantef :
Dans le derm*^ ; 1» Augmentation de volume des papilles doraiiqoe< C' vaisseaux sont dilatés et gorgés de sang, ainsi que ceux qui eolourr* glandes sudori pares. — 2* Cellules lymphatiques épanchées aiutour des u H capillaires hyperhémiés; intégrité du tissu conjonctif des papilles. — 3 * infiltration de cellules lymphatiques plus profondément, autour de$ «ai^^l du derme, mais seulement dans les fibres du tissu coojoocUf qui le^ «'"< Partout ailleurs, disposition et entre-croisement normaux des fai^rr-uv ^- ^ du tissu conjonctif, qui ne sont nullement altérés. — 4» Intégrilê d«* • ^