SYMPTOMES ET CAUSES DE LA DT8CHB0MIE STPHIUTIQUK
Elle se développe peadant la première année de Tiatoxication ou an comnKncement de la seconde. On l'observe presque exclusivement sur le cou. Je Tai \uc à un très faible degré, il est vrai, chez quelques malades du sexe masculin; t\W était localisée sur le front au-dessus des sourcils, sur les pommelles, au pourtour du nez et des lèvres, et un peu sur toute la face dont la peau prenait ta et là une teinte légèrement bistrée. Peut-être, en y regardant de très près,U trouverait-on aussi en d'autres points où la peau est fine et exposée à Tair ; mais, chez rhomme elle n'est qu'à Tétat rudimentaire et disparait rapidement. Aussi ne peut-on l'admettre en tant que variété de syphilide distincte.
n n'en est pas de même chez la femme où le cou est son siège de prédilectico. Elle consiste en taches, en marbrures jaunâtres ou bistrées, irrégulièremfot disposées les unes à côté des autres, isolées ou confluentes, semblables asT maculatures que ferait un pinceau chargé de matière ocreuse et grisâtre si on Féclaboussait çà et là, par coups plus ou moins pressés, sur la surface cutao-^ Le contour des taches n'a aucune netteté; il se fond insensibiemeat a^ec 1*^ parties saines qui, par contraste, paraissent plus blanches, plus décolorées qu i l'état normal, si bien qu'on serait tenté de les croire affectées de viiiiigo. Hu^ y a-t-il réellement, à côté de l'hyperchromie sur certains points, une achr^ir f vitiligineusesurd'autres,commele pensent quelques auteurs? C'est peu proba^r. du moins dans la pigmentation syphilitique primitive. Le fait peut exister cep*^rdant dans les maculatures consécutives. On trouve, en effet, parfois au ceotrf d'une papule guérie, une coloration plus blanche qu'à sou pourtour. « La lésioa inflammatoire, dit le professeur Cornil, est suivie d'une rétraction des papille» après sa guérison ; le tissu conjonctif peut, comme dans un tissu de cicatrice, devenir plus fibreux et ses vaisseaux diminuer de volume, d'où la couleur blanche de certaines papules guéries qui font paraître plus pigmentée eocon* la peau qui les entoure, i — L'étendue de la syphilide pigmentaire cerriciie est variable ; restreinte quelquefois aux parties latérales de la région, elle t>Dtoure d'autres fois complètement, lui forme un collier et s'étale de là sur i*> régions sus-claviculaires et sternales. Les taches très différentes de forme, «k dimensions et de teinte, forment une sorte de guipure bigarrée qui pers'<v indéfiniment, ne s'efface qu'à la longue et oppose une résistance absolve a l'action des spécifiques. Elles ne sont jamais ni squameuses, ni prurigineuse^. Leur durée peut être de plusieurs mois et même de plusieurs années. -> 11 sera toujours facile de distinguer la syphilide pigmentaire primitive des dyschr>»> mies cachectiques, tuberculeuses ou autres, de la mélanodermie d'AddtsoD, des
légistes ont contesté la nature syphilitique, a été diversement interprétée : M. Gambcr o m'attribuait à une faculté chromotogène du sang produite par l'infection dès am driu'. et M. Pasquale Piocchi à une perversion de la nutrition nerveuse survenue sous rinfluen* de la syphilis. M. L. Jullicn a émis une hypothèse plus ingénieuse et plus probable. Il \*"'^ que l'hyperchromie, qui, pour une cause ou pour une autre, se manifeste à de« é\* «)»•> indéterminées pendant les deux ou trois premières années de ta syphilis, pourrait U > dépendre d'une lésion des capxuies surrénales^ dont la couche corticale, qui n'e^t qu «c amas de follicules lymphatiques, serait atteinte, comme tous les organes aaal«)i:u*»^ 'e sont, à un plus ou moins haut ûe^ré pendant la période virulente de la maUdic- 1^ capsules surrénales, et peut-être aussi le corps thyroïde, ne sont-ils pas les orpoe^ d '-'• les lésions sont le plus fréquemment en rapport avec les troubles de la |>i»:m«r».»:. •' cutanée?
CAS DE ROSÉOLE DE BSTOUB. 587
iet des macules consécutives. Le pityriasis versicolore avec lequel elle de irraDdes analogies s'en difTérencie par la fine desquamation furfui se fait à sa surface, par sa teinte plus ocreuse, par le léger prurit dont iè?e, par sa localisation sur d'autres points que le cou, et par la préas ses squames d'un champignon spécial» le tnicrotiporon furfur, t-il une sypkiUde squameuse ^ indépendante de toute lésion derroos préalable, érythémateuse ou papuleuse? Non. On rencontre quelqueiches on des cercles furfuracés, d'une teinte brunâtre ou jaune sale it lacune saillie, ne causant aucun prurit et présentant une grande iDce avec le pityriasis. Mais ces lésions ne sont point primitives. Elles récédées presque toujours par une éruption érythémateuse. Seulement fnie au lieu de persister à l'état de pureté, pendant un temps plus ou Dg. s'est rapidement évanouie, ne laissant après elle qu'une effloresi par sa durée paraît être la lésion essentielle, et ne mérite pas cepenre élevée au rang de syphUide pityriasiforme.
BÉSUVB d'oBSBBVATIONS DE SYPHILIORS PAPULEUSKS
i les syphilîdes exanthématiques, érythémateuses et papuleuses se îDt à chaque pas dans la pratique des maladies vénériennes, je crois mettre ici sous les yeux du lecteur quelques spécimens. Parmi les nomobservations que j'ai prises sur toutes les formes et toutes les variétés de ces dermatopathiesje choisis, en les résumant, celles qui me paraisio4 typiques ou les plus curieuses. Pour quelques-unes je me contenlooner des sommaires.
t de retour, — Elles sont plus communes qu'on ne le croit et constituent éruptions syphilitiques les plus remarquables par la couleur et les es compliquées de leurs rubans annulaires et ci reines. de retour au huitième mois de la syphilis, — Elle était annulaire poly-
avec toutes les variétés de courbes rubanées. Elle avait une teinte iractéristique, siégeait sur le tronc, et paraissait être complémentaire ornière attaque de roséole qui avait été extrêmement discrète.
de retour ou dtxvHne mots d'une syphilis bénigne, dont les premiers > avaient été une roséole rubéolique discrète. Apparition de taches influentes sur le ventre, et semblables aux taches bleues de la fièvre ; puis roséole maculeuse de retour ne s'efl'açant qu'imparfaitement ivssioD du doigt, sans disposition annulaire ou circinée bien prononcée. xervé plusieurs fois, avant les éruptions syphilitiques ou dans leurs e^ quelques taches bleues sur le ventre et la partie inférieure du thorax
ie ne sais pas au juste à quoi les rattacher. C est du reste un phénop<>u d'importance qui ne me parait avoir aucune signification diagnosti- 'roQosliqne et qui est relativement si rare qu'il dépend sans doute de prédispositioD iodividuelle. — J'en dirai autant de Vurticaire que j'ai nir iiuelquefois comme prodrome de certains exanthèmes spécifiques.
't^i^'s »fi(ïhiHtiquem Chez un jeune homme de dix-huit ans, chancre
588 OBSEBVÂTIONS BÉBUMÉES
infectant et accidents consécutirs légers: roséole, plaques mnqa?Q?^ i buccales. — Traitement dès le début. — Tempérament lymphatiq-:*?. après le début de Tintoxication, apparition de taches bleuâtres sefnt.iî pétéchies, siégeant sur la base de la poitrine en avant et sur toute la \ -^ minale, ayant présenté la lenteur d'évolution des syphilides, saof ^ lie, ni aucune piqûre d'insecte. Elles atteignirent toute leur effloresceu jours. — Plaques gutturales, mais aucune manifestatioo cutané'» ^ — Santé générale excellente. — Aucune cause occasionnelle. — b mais non effacement des taches par la pression. — Aucune tracr vasculaire sous-jacente.
Récidive de roséole au dix-septième mois de la syphilis^ malgrt l méthodique du traitement spécifique. — Première poussée constituée par c rubéolique, une laryngopathie légère, des plaques muqueuses, etr . - > dix-septième mois de rintoxication,démangeaisonseturltoa»reà grv>'> Cette éruption ne tarda pas à se dissiper et elle fut remplacée par u:: de retour, maculeuse, annulaire, circinée, occupant le tronc et membres.
Deux réddioes de roséole: — Accident primitif le 8 octobre 487i- - • rubéolique au début et éruptions successives de plaques muqueu»^ it.' blés.— En janvier i874,première récidive de roséole avec plaques mui- En juin de la même année, deuxième récidive de roséole maculeuse o .cuivré, avec anneaux, rubans circinés, etc., siégeant sur le ventre et la :'
Deux récidives de roséole erytliémato-maculeusc — ChsLùcre infectant d--^^ en mai 1872. Traitement. — Quatre ou cinq mois seulement apr.<l ^ roséole rubéolique limitée aux épaules. — Vers la fin de 1872, deci t viron après cette première roséole partielle, apparition d*une roséole • érythémateuse, superficielle, maculeuse. Une saison à Luchon, en I^^T * de cette année-là, roséole maculeuse confluente qui dura trois c d'autres manifestations. Traitement spécifique toujours ponctuellec' . Les roséoles de retour sont rarement fugaces; presque toujours c!'^ très longtemps, beaucoup plus que la roséole du début et elles sootp >.« taires au traitement spécifique.
Syphilide érythémato-papuleuse miliaire et maciUes consécutives, — Vers !' -> mois d'un chancre infectant érosif, plaques érythémato-papuleu^rlièrement disséminées sur le dos et sur la face postérieure des deux r' supérieurs; rien aux inférieurs ; presque rien surle tronc en avant L'^ : érythémateuses avaient deux ou trois centimètres de diamètre et éta:- . lièrement circulaires. Leur surface, d'un rouge sombre, était pars'-r* nombre variable de petites papules grosses à peine comme une tète d*un rouge de jambon, brillantes, et sans squames ni vésicules àl* jr- Elles restèrent telles pendant trois semaines, puis elles se desquan*' même temps la rougeur érythémateuse, de rouge devenait pigro»*:' moins pour un grand nombre de taches. — A la fin du premier mot> il . plus de papules. Sur chacune des macules, qui étaient d'un brun noirlt'^ ^ chait un pointillé de petites taches beaucoup plus foncées, légèrement ic: dont quelques-unes affectaient la forme circinée complète ou in. ■ autres étaient irrégulièrement disséminées sur la macule. Quau i *
DB BYPHILUDES EBTTHÉMATO-PAPUXiEUSES. 589
iteuse s'était elTacce, le piqueté pcrsislaitpar groupes de quinze à vingt jîrs ayant à Jeur centre un petit point blanc imperceptible. Dans les i les plaques érythémato-papuleuses étaient confluentes, au dos par , la surface envahie était chagrinée, avec épaississement et résistance i la peau. C'était une vraie surface lichénoïde un peu squameuse dans de déclin de l'éruption. Comme coïncidence, plaques muqueuses
it circmét squameuse du menton, des lèvres et du fronts annulairej à rubans es, survenue au troisième mois d'une syphilis bénigne, — Deux mois après cre i ofectant superficiel, roséole, plaques muqueuses, buccales, linguales raies. — Un mois après le début de la roséole et à son déclin, apparile menton, sur les lèvres et sur le front d'une syphilide rilbanée, for- « anneaux complets ou incomplets, des arcs de cercle, des ellipses u confluentes. Les rubans squameux, très étroits, étaient constitués par )ositîon de petites papules psoriasi formes et desquamatives. Démanassez vive sur les points envahis. Aucune autre manifestation cutanée, tiques macules effacées, débris de la roséole. Sur la langue, disques de. lation.
ion d'une syphUide drcinée de la face et du cou. — Quarante jours après cre iofectantbalano-préputial, syphilide papuleuse plate, siégeant prin- »Dt sur la face qu'elle ne quitta pas de longtemps, car, malgré le Iraiau bout de cinq mois, il existait encore sur le front, le menton, au r des lèvres et sur le cou, de nombreux cercles psoriasi formes. — Après ière poussée des papules plaies disséminées, il s'était fait une éruprubans squameux, formant des anneaux complets sur les points suss. — A la longue, cette syphilide circinée se guérit, et la guérison ça par la fragmentation des anneaux. D'abord, rupture de continuité s rubans, puis fragmentation en arcs de cercle, enfin, diminution pror des arcs de cercle qui se réduisirent à de petites papules disséminées . La peau était intacte dans l'intérieur du cercle. — Sur la langue, à la plaque ovalaire de un centimètre et demi de diamètre, à centre grisâtre ^ à rebord saillant d'un blanc opalin. — Cercles opalins, fragmentés et ers sur le voile et sur les piliers.
de syphUide polymorpke, — Les éruptions spécifiques commencèrent à luire deux mois environ après une balano-posthite infectante bénigne Dcubation avait été de trente jours. U se fit successivement et près- 2s interruption des poussées de formes variées qui, cinq mois après le ie l'accident primitif,constituaient une éruption complexe dans laquelle Tait : i» une roséole rubéoliforme au déclin; 2» de petites papules coni- 3lt*e>, disséminées un peu partout; 3» des papules miliaires et très cons au milieu du dos, où elles formaient des nappes; -l'^des papules plates g^ dont quelques-unes étaient érosives et croûteuses et dont les autres sèches et annulaires; à la racine des cheveux, en avant, les papules coui'une croûte noire, mince, formaient une couronne de Vénus très carac- (ut'.Sur le front, papules confluentes de toute forme, de tout âge, de toutes ù'»n8 ; .">" impétigo confluent à l'occiput et dans toute la moitié postérieure r chevelu ; 6* dans là barbe, papules acnéiformes, et surtout papules gra-
588 OBSSBYÂTIOirS bssuicébs
iafectant et accidents coasécutifs légers : roséole, plaqaes muqaeose^ U buccales. — Traitement dès le début. — Tempérament lymphatique. — l après le début de l'intoxication, apparition de taches bleuâtres semblât v pétéchies, siégeant sur la base de la poitrine en avant et sur loote U par - 1 minale, ayant présenté la lenteur d'évolution des syphilides, sans lur ji* lie, ni aucune piqûre d'insecte. Elles atteignirent toute leur efflorescence ^jf jours. — Plaques gutturales, mais aucune manifestation catanee 5pr J — Santé générale excellente. — Aucune cause occasionnelle. — Dic:É mais non effacement des taches par la pression. ^ Aucune trace d : i vasculaire sous-jacente.
Récidive de roséole au dix-septième mois de la sypkihs^ maiçrê la m méthodique du traitement spécifique. — Première poussée constituée par ul^ ra rubéolique, une laryngopathie légère, des plaques muqueuses, etc. — îi dix-septième mois de l'intoxication, démangeaisonseturficotre à gro>5^«^^ Cette éruption ne tarda pas à se dissiper et elle fut remplacée par un*, v de retour, maculeuse, annulaire, circinée, occupant le tronc et nu m membres.
Deux récidioes de roséole: — Ac.cident primitif le 8 octobre f87î. — fa rubéolique au début et éruptions successives de plaques muqueuses iv.'in blés. — En janvier 1874, première récidive de roséole avec plaques muqu-tf En juin de la même année, deuxième récidive de roséole maiculeuse d'^s i cuivré, avec anneaux, rubans circinés, etc., siégeant sur le ventre et U > ^
Deux récidives de roséole erytliémato-maculeuse. — Chancre iafectant d<e^ .»{ en mai 1872. Traitement. — Quatre ou cinq mois seulement apr'sl* roséole rubéolique limitée aux épaules. — Vers la fin de 1872, deux s viron après cette première roséole partielle, apparition d'une roséole et l!j érythémateuse, superficielle, maculeuse. Une saison à Luchon, en iÀT3. i de cette année-là, roséole maculeuse confluente qui dura trois n d'autres manifestations. Traitement spécifique toujours ponctuellen^:: Les roséoles de retour sont rarement fugaces; presque toujours o/rtrès longtemps, beaucoup plus que la roséole du début et elles sontp!.* ti tair es au traitement spécifique. '
Syphilideérythémato^puleusemiliaire et macules consécutives, — Versl* i ^ mois d'un chancre infectant érosif, plaques érythémato-papuleos^ r lièrement disséminées sur le dos et sur la face postérieure des deui : 1 supérieurs; rien aux inférieurs ; presque rien sur le tronc en avant L'- >l érythémateuses avaient deux ou trois centimètres de diamètre et etai . | lièrement circulaires. Leur surface, d'un rouge sombre, était pars^? '{ nombre variable de petites papules grosses à peine comme une tète o ? d'un rouge de jambon, brillantes, et sans squames ni vésicules à leur « l Elles restèrent telles pendant trois semaines, puis elles se desquanméme temps la rougeur érythémateuse, de rouge devenait piem":^' '| moins pour un grand nombre de taches. — A la fin du premier mois il i plus de papules. Sur chacune des macules, qui étaient d'un brun noiri^r chait un pointillé de petites taches beaucoup plus foncées, légèrement u-:; dont quelques-unes affectaient la forme circinée complète ou inautres étaient irrégulièrement disséminées sur la macule. Qoii:'
DE SYPHILIDES £BTTHÉMATO-PAPULEUSES. 589
crftbématease s'était effacée, le piquelé pcrsislaitpar groupes de quinze à viagt poiûls noirs ayante leur centre un petit point blanc imperceptible. Dans les poioU où les plaques érytbémato-papuleuses étaient confluentes, au dos par oempie, la surface envahie était chagrinée, avec épaississement et résistance légère de la peau. C'était une vraie surface lichénoïde un peu squameuse dans U phase de déclin de Téruption. Comme coïncidence, plaques muqueuses gutturales.
Syphilis ciremée squameuse du menionf des lèvres et du fronts annulaire, à rubans trts minces, survenue au troisième mois d'une syphilis bénigne. -^ Deux mois après no chancre infectant superficiel, roséole, plaques muqueuses, buccales, linguales et gutturales. — Un mois après le début de la roséole et à son déclin, appariticD sur le menton, sur les lèvres et sur le front d'une syphilide rubanée^ format des anneaux complets ou incomplets, des arcs de cercle, des ellipses i^iêes ou confluentes. Les rubans squameux, très étroits, étaient constitués par la juitaposition de petites papules psoriasiformes et desquamatives. Démangeaison assez vive sur les points envahis. Aucune autre manifestation cutanée, sauf quelques macules effacées, débris de la roséole. Sur la langue, disques de . dc>quaniatlon.
EvoUUion d'une syphilide circinée de la face et du cou. -^ Quarante jours après UQ chancre infectant balano-préputial, syphilide papuleuse plate, siégeant principalement sur la face qu'elle ne quitta pas de longtemps, car, malgré le traitement, au bout de cinq mois, il existait encore sur le front^ le menton, au {lourtour des lèvres et sur le cou, de nombreux cercles psoriasiformes. — Après la première poussée des papules plates disséminées, il s'était fait une éruplioQ de rubans squameux, formant des anneaux complets sur les points susiodiqués. ~ A la longue, cette syphilide circinée se guérit, et la guérison sauQonça par la fragmentation des anneaux. D'abord, rupture de continuité daDs les rubans, puis fragmentation en arcs de cercle, enfin, diminution progrtôâive des arcs de cercle qui se réduisirent à de petites papules disséminées çàetlà. La peau était intacte dans l'intérieur du cercle. — Sur la langue, à la pointe, plaque ovalaire de un centimètre et demi de diamètre, à centre grisâtre déprimé, à rebord saillant d'un blanc opalin. — Cercles opalins, fragmentés et irréguliers sur le voile et sur les piliers.
Ttfpe de syphilide polymorpke. — Les éruptions spécifiques commencèrent à àe produire deux mois environ après une balano-posthite infectante bénigne doDl rincubation avait été de trente jours. Il se fit successivement et presque sans interruption des poussées de formes variées qui, cinq mois après le début de l'accident primitif, constituaient une éruption complexe dans laquelle OD trouvait : i» une roséole rubéoliforme au déclin; 2<> de petites papules coniques isolées, disséminées un peu partout; 3» des papules miliaireset très conilueules au milieu du dos, où elles formaient des nappes; 4<^des papules plates Irè» larges dont quelques-unes étaient érosives et croûteuses et dont les autres étaient sèches et annulaires; à la racine des cheveux, en avant, les papules couvertes d'une croûte noire, mince, formaient une couronne de Vénus très caractéristique. Sur le front, papules confluentes de toute forme,de tout âge, de toutes dimensions ; 5° impétigo confluent à l'occiput et dans toute la moitié postérieure du cuir chevelu ; 6» dans là barbe^ papules acnéiformes, et surtout papules gra-
590 OAS VABIÉS DE 8YPHILIDB8 PAPULSUSS8.
nuleuses coaflueates; 7« plaques muqueuses opalines sur les pilier^. La ^ lodermie n'occupait que le front et la tête; elle était très discrète et dui. les membres. — Peu de troubles constitutionnels, si ce n'est un peu <k ns vespérale, des sueurs nocturnes et de la faiblesse musculaire. — Gœs rapide.
Syphilide érythémat(hpapul€us$ circinée mr la face et le cou y papuleuu p^ le tronc et les membres. — Au sixième mois du chancre infectant, I trui est ainsi constituée : 1« sur la face, larges taches arrondies, isolées <>: > fluentes, de 2 ou 3 centimètres de diamètre, d'une teinte rougeàtre noa? • jaune, unies, sans saillie, sauf sur leurs bords polycycliques qui sont forr '. une ligne furfuracée de petites papules miliaires. Ces cercles occupent > '^ les joues et surtout le menton et le pourtour des lèvres et des narine^ . position circinée semblable, mais à bords plus élevés sur le cou, où st l- :> aussi des papules plates réunies en une seule plaque; j* sur les bra«« membres inférieurs et sur le tronc, larges papules étalées, plates et sqoir. i les unes sont isolées, les autres se fusionnent et forment des plaques L:^ squameuses. Papules fissuraires sur les oreilles. Croûtes impétigfineti^ la tète.
Syphilide populeuse du cuir chevelu remarquable par sa confluence et ptr «> ; circinée. — Elle se voit d'autant mieux que la syphilide a dépouillé îf peu près de tous ses cheveux. Les éléments de cette éruption tjpiqa* des cercles complets de soulèvements papuleux, très réguliers, sqaameui comme une pièce de cinq francs en argent et avec une papule plate as ! des cercles ébauchés incomplets, également papulo-squameux ; des cerr.fluents de même nature enchevêtrés et formant, par leurs intersecti<>c» « front, des lignes onduleuses ou festonnées; enfin, de larges papules actaj avec dépression centrale squameuse. — Rien sur la figure, rien dztÈ> U r Syphylide extrêmement discrète sur le reste du corps, formée d'un groupleux corymbiforme ou stellaire sur le bras gauche, et d'un autre sur \'k>:% ^ Le contraste entre la confluence de l'éruption du cuir chevelu et >j » tion partout ailleurs est remarquable. — Cinquième mois du chancrt», t: de la syphilis généralisée.
Syphilide papuleuse eonfluente, précédée de troubles oonstiiutionneis jr-: venue cinq semaines après un chancre infectant très superfleid^ guéri eu its ^ —Maux de tête violents, fièvre vespérale, sueurs nocturnes, faiblesse z- : état constitutionnel assez sérieux pour forcer le malade à s'aliter peLi^^i jours. -- Il ne restait aucune trace du chancre, sauf une adénopatfaie i:jrj très volumineuse, lorsque le tronc, les organes génitaux, les cui«:?e^ ^ membres supérieurs se couvrirent d'une éruption confluen te depapjr< saillantes entremêlées de taches érythémateuses. — Impétigo du cuir rr^ plaques à l'entrée des narines. Aucune tendance ulcéreuse dans rémp:.- . était faiblement squameuse. Guérison au bout de deux mois.
Syphilide papuleuse psoriasiforme chez un malade qui avait eff* afeeU\ v^^ auparavaniy d*un psoriasis ordinaire dont il était guéri depuis Irvi» ajts. — l : environ après le début de deux chancres infectants balano^préputiaoï. «: tion de taches rouges sur les points où avait siégé autrefois le psona> « conversion de ces taches en plaques psoriasiformes. Ep outre, plaques n* labiales et génitales. L'éruption psoria«ique était superficielle, pile, c^-z'^t
SYPHIIiOOEBHIE ANNULAIRE GÉNÉRALISÉS. 591
ivec des sqaames argentées. Elle était aprurigiaeuse, disséminée un peu partout, et ne présentait pas plus de confluence aux coudes et aux genoux que sur les antres points. De plus^ sous Tinfluence de la syphilis, il était survenu un psoriasis palmaire, ce qui n*avait pas eu lieu dans Tattaque du psoriasis non syphilitique. — Jamais de rhumatisme, ni aucune affection diathésique apparente, autre que la syphilis. Son père, encore vivant, avait eu un psoriasis typique récidivant des coudes.
Typt de paptUodermie annulaire généralisée. — Le malade ignorait qu'il eût eu OQ chancre infectant. On trouvait un peu d'induration sur le filet. La syphilide avait été annoncée par quelques démangeaisons dans le dos et était survenue $aos troubles constitutionnels. Voici quel était son état au deuxième mois de son affection cutanée : Le tronc, les membres, les mains et les pieds étaient couverts d*une roséole maculeuse, confluente, en voie de disparition. — Dans le dos, au bas des reins, groupe de trois grandes papules plates, ovalaires, mesurant trois centimètres dans leur grand axe, très régulières, annulaires, c*est^dire à bords saillants et squameux, tandis que le centre était rouge et déprimé. Oa aurait dit que chacune de ces grandes plaques annulaires était constituée par UQ seul élément papuleux, mais, en y regardant de près, on voyait un peu de segmentation dans Tanneau; il était formé par la juxtaposition de plusieurs papules. — Autour de ces trois plaques, papules petites, disséminées sans aucun ordre. ^ A la nuque, papules plates, annulaires,croùteusesau centre; chacune d'elle était formée d'un seul élément papuleux. Elles avaient un centimètre de diamètre et étaient au nombre de huit ou dix, irrégulièrement disséminées, et s étendant jusque sur les épaules. L'une d'elles, qui n'avait pas plus de diamètre que les autres, était composite, c'est-à-dire formée par une papule centrale aaloar de laquelle existait un cercle polypapuleux et squameux. — Dans les ais- ^lles, groupe de papules remarquablement rouges et circinées, sur le point de devenir humides et muqueuses. — Sur le scrotum et la face interne des cuisses^ papules plates confluentes, les unes simples, les autres composites, toutes annulaires, quelquesrunes squameuses, les autres suintantes et tout à fait muqueuses. - Dans les mains, grandes plaques de desquamation sans rougeur, petites ampoules blanches, entourées d'une zone brune, sur le point de se rompre et de àe desquamer. Mêmes lésions à la plante des pieds. — Dans la barbe, papules végétantes et granuleuses; sur le crâne, au sinciput, cercles complets de deux centimètres de diamètre, à centre net , à bords formés par une squame jaune, «paisse, grassf, ressemblant à une croûte d'impétigo, mais sans ulcérations ni érosions au-dessous.
Ecthymai^syphUitique ayantprécédédequelqws jours une syphilide papulo-squameuse cffnHuente. —Chaucre ulcéro-gangreneux infectant suivi, au bout d'un mois, d'ecthyma sur les deux bras et sur le cou. Cette éruption, ulcéreuse d'emblée, était constituée par cinq ou six ulcérations crustacées -^ Ce n'est que quelques jours après son apparition qu'il se fit une éruption papulo-squameuse confiuente sur toute la surface du corps. La santé générale fut très gravement éprouvée par cette syphilis.
SfjphUidepapultuse confluente de la face, du tronc et des membres à deux poussée^ successives, réfractaire pendant des mois au protoiodure d'hydrargyre et aux frictions mercuri elles, et guérie en quin2e jours par le bi-iodure de mercure loduré.
592 PLAQUES 0UTANÉE8. — ÉROSIONS GIBCINÉES.
Papulodermie très prurigineuse, — Une dame atteinte d'un chancre infeclaot, dont rincubation avait été d'une cinquantaine de jours, fut prise, quaraou jours après le début de ce chancre, d'une syphilide papuleuse plate, à larges disques secs psoriasiformes, n'occupant que la face, la partie supérieure da tronc et le premier segment des membres supérieurs. Cette éruption, quoiqne très spécifique, détermina, pendant plusieurs jours, des démangeai$cn$ atroc^'i, que je n'ai jamais observées au même degré dans les syphilides.
Sffphilide papuleuse généralisée et formant de larges plaques cutanées sur la fat? et sur le tronc. — Durée de sept à huit mois, — Rupia sur les extrémités infértevra. — Deux mois après un chancre non ulcéreux, d'une incubation de six semaines apparition d'une syphilide à papules larges, élevées et squameuses. État su> tionnaire, puis agrandissement des papules. Plaques muqueuses. —> Santé géo^rale intacte. Vers le sixième mois de la syphilis : Sur le front, dans toute soo étendue, éruption confluente de papules, quelques-unes coniques et isoiet^ presque toutes plates et fusionnées en plaques à contours pol} cycliques irréruliers. La surface des plaques, qui faisait une saillie de 5 à 6 millimètres, était mamelonnée, et chaque mamelon représentait la papule formative principale.— Couleur d'un rouge jambon, squames peu épaisses. A la base du front, au-dessu? des arcades sourcilières et entre les sourcils, trois ou quatre larges plaques coufluentes, dont l'une mesurant 5 centimètres de longueur sur 3 de largeur, éU'\ finement mamelonnée, un peu squameuse et ovoïde dans son ensemble. Cet" lésion et d'autres semblables, plus petites ou plus grandes, qui siégeaient sur w tronc et sur les extrémités supérieures et les cuisses, occupaient les concbes >'iperficielles du derme et ne paraissaient pas l'hyperplasier dans toute son épaiv seur. Elles étaient plus étalées que profondes. A mesure qu'elles guérissaient, elles se fragmentaient comme par la dissociation des éléments qui les avaient formées par leur réunion. Elles s'affaissèrent peu à peu et disparurentau boaid»* six mois de traitement, sans laisser aucune cicatrice. L'éruption resta toujours sèche et squameuse. Rhagades sur les petites plaques des oreilles. Larges plaques concrètes de furfures amoncelées sur le cuir chevelu. Sur le tronc, rénip* tion occupait presque exclusivement le dos. Sur les jambes, ulcérations rond*? ou ovalaires, taillées à pic, profondes et crustacées.
Syphilide circinéedes bourses sous forme d'érosions linéaires ti*ès étroites etp>ô' •• cliques, ^ Chez un malade qui disait n'avoir jamais eu de chancre, maisdi»' la région anale était couverte de plaques muqueuses, il existait sur le scrotum, a droite, un cercle parfait, de trois centimètres de diamètre, constitué par une fr\>sion superficielle linéaire, c'est-à-dire très étroite et de même largeur eo tou««'> points. A celte érosion circinée étaient tangentes d'autres érosions plus petiN* et incomplètes. Peu d'inflammation, peu de douleur. Peau saine dans rinlerieu" des courbes; suintement séreux conscrescible formant de petites croûtes d'un jaune brun. L'affection datait de quinze mois. Aucun traitement. Pas d*autr-^ lésions. — Chez un autre de mes malades, trois mois après un chancre trè> pt ti: et cependant annulaire de l'extrémité du gland, le scrotum, à gauche, y couvrit de papules plates confluentes, dont quelques-unes se fusionnaiout r-R plaques. Les papules et les groupes étaient circonscrits par d'étroits fo^^^ érosïTs circulaires ou en fer à cheval. Une de ces lignes érosives et la nap;": papuleuse qu'elle entourait avaient exactement la forme d une oreille huoiaict. Roséole sur le tronc et les membres.
PAPULODERMIES SYPHILITIQUES, ULGÉBEUSES ET SQUAMEUSES. 593
SyphUide papulo-ulcéreuse en plaques , survenue cinq semaines après un chancre ulcéreux très grave du gland et du prépuce, compliqué d*un buèon suppuré, mais non iii')adable de la cuisse, — Longtemps avant la cicatrisation de Taccident primitif, éruption papuleuse plate et confluente. Dès son début, les papules, sur le front et sur les épaules, furent larges, annulaires, à centre déprime, ulcéreux et croùleux. Presque toutes ont d'emblée le caractère érosif.— Leur tendance ulcéreuse s accusa de plus en plus, au bout de un ou deux septénaires, et elles unirent par ressembler à des pustules d'ecthyma et derupia, moins toutefois l'abondance de la suppuration, et la déchiqueture et le décollement des bords. L'ulcération^ en effet, fut toujours circonscrite par un bourrelet annulaire. Les croûtes restèrent peu épaisses, sans stratification crustacée et d'une couleur d'un rouge noir sanguinolent. Tous les degrés de l'érosion et de l'ulcération papuleuses s'observèrent, chez ce malade, pendant la durée de cette première poussée. Sa santé L'èoérale fut très éprouvée : sueurs profuses, amaigrissement, fièvre. Insomnie, etc. Malgré la gravité de son état, il fut cependant guéri très rapidement; car, au bout d'un mois, à partir du début de l'éruption, les forces revenaient, Tappétit était féroce et toutes les papules étaient en voie de disparition. Elles oe laissèrent point de cicatrice. Les plaques de la gorge furent éphémères et très superficielles. Le chancre balano-préputial avait entraîné une perte de >ubstance considérable.
Syphilide papulo-sqtuimeuse confluente, plaques cutanées, coïncidant avec une syphilide hépatique grave, — Chancre infectant à forme ulcéreuse très étendu simulant un chancre simple et compliqué d'une adénite su ppurée. Inoculations négatives. Un mois et demi après roséole rubéolique entremêlée de papules. Accidents constitutionnels d'invasion très sérieux. — Au dixième jour de la syphilis généralisée, arthropathies sévères dans la plupart des articulations: elles durèrent trois semaines. — Deux mois et demi après le début du chancre, ictère et syphilose hépatique grave. ~ En même temps éruption d'une syphilide plate ulcéro-squameuse, disséminée sur toutes les parties du corps et constituée par des disques nummulaires et de larges plaques. Squames épaisses »ur toutes les papules. Sur quelques-unes, outre la squame périphérique, croûte noire sanguinolente au centre, etc. Quelques papules étaient entourées d'un fossé circulaire ulcéreux. Au bout de trois mois, guérison de tous les accidents.
Syphilide papuleuse. Iritis et irido-choroidUe grave. — Rien n'est commun comme l'iritis dans les papulo-dermies. En général , elle guérit facilement, tiuelquefois cependant elle se complique de choro'idite et aboutit aux formes lesplus graves de l'ophlhalmie syphilitique. C'est ce qui arriva chez ce malade. 11 avait eu, peu de temps après la guérison du chancre infectant, une syphilide papuleuse et une iritis double. Traité à l'hôpital de New-York. Trois mois après il revint en France et entra dans mon service pour une deuxième poussée de syphilide. Elle était constituée par de larges taches saillantes. Avec elle l'iritis se reproduisit, mais avec un degré de gravité qu'elle n'avait pas eu la première fois : vision presque abolie. — Périostose sur la crête du tibia ?auche, etc., etc.
Cliancre gangreneux et phagédénique des plus graves suivi d^une syphilide popu- UiLse très discrète, non squameuse. — Un chancre balanique, survenu après Tiogt-six jours d'incubation, se compliqua d'une gangrène et d'un phagédénisme
MAURIAC — MALADIES VÉNÉB. 38
594 CAS VARIÉS d'affections syphiutiquks
très douloureux, qui détruisirent les trois quarts du glaod. Les accid^t cutanés coosécutifs, furent cependant très bénins et se bornèrent à quel^r taches éry thémateuses, puis, au bout de cinq mois, à cinq ou sept grosses pa^ c boursouflées, irréguiières^ violacées, non squameuses, siégeant siirlaàrT.r. et trois ou quatre plaques slellaires sur les épaules, le doset les extrémités ?-; • • Heures. Guérison rapide des accidents cutanés. Celle du chancre avait eu- u*« longue et fort laborieuse.
Syphilide confluente constituée par des papules de toutes formes^ repanH*^- « tout te corps f sauf sur la plante des pieds et dans la paume des mains. — Out •: semaines après le début d'un chancre balano-préputial non ulcéreux* bo/ et taches sur la figure seulement. A la fin du deuxième mois de rintoiicii -: chancreuse, syphilide papuleuse confluente répandue sur tout le corps. Le 'r i; est couvert de papules nummulaires qui se touchent et sont un peu squaiiiec*"^ Ailleurs, elles présentent toutes les dimensions, depuis les mtliaires jn^qj la plaques cutanées, en passant par les papules lenticulaires et par les p^pi » larges. Il n'y a nulle part de plaque cutanée constituée par une lésion uDiite. s'agrandissant du centre à la circonférence. Toutes résultent de la fu^.^ .. nappe de plusieurs papules plates; aussi leurs contours sont-ils irrégu' — ment polycycliques. — Impétigo dans la barbe et dans les cheveox, plaques ^f*» lines dans la cavité bucco-pharyngienne. Chose curieuse, rien dans la paooK :« mains, ni à la plante de^ pieds. Ce sont les seules parties du corps qui fu^^tf respectées. La santé générale était parfaite. Des frictions mercurielle^ n^a assez rapidement justice de cette syphilide papuleuse, qui devint un peu k.^ meuse, mais seulement à son déclin.
Affection syphilitique plantaire searlatini forme. — Aucun antécédent con-r tionnel. Balano-posthite infectante, puis roséole et plaques muqueaàes p,Ti raies. Peu de temps après, plaques d'un rouge brun, lenticulaires et înd'^ie.: sur la plante des pieds, qui restèrent réfractai res au traitement et devtr*. même de plus en plus confluentes, si bien qu*un mois après le début croséole, elles se touchaient et toute la plante des pieds était d*UD rousr t uniforme. En même temps le derme et I epiderme s'étaient tellement épai&^ « ; la nappe papuleuse formait une sorte de semelle s'élevant en rebords ft^t. : . au-dessus des parties voisines. Indolente au début, cette aflectioo de^ici / loureuse au point d'empêcher la marche. Deux mois après son début ell:r i' tellement tuméflé les deux plantes que la voûte plantaire était effacée • * le pied paraissait absolument plat. Sensibilité à la pression. Station u- :• très pénible; rougeur vineuse et uniforme débordant un peu la p ir des pieds, se terminant brusquement par une saillie polycycliqae. Au t. j trois semaines de repos au lit et de traitement spécifique et local, la dou.f tr tuméfaction et la teinte violacée disparurent peu à peu et il se fit une d'^|.j mation de la plante des pieds par larges lambeaux épidermiques coouk <U: la scarlatine; — rien du cètédes mains. Comme cause occasionnelle de kt affection plantaire, on ne pouvait invoquer que la nécessité où se lroB\i ' malade de rester longtemps debout.
Affection psoriasi forme, puis ulcéreuse de la langue. Coexistence dmm p<cr palmaire et d'une éruption squameuse et circinée sur le tronc. — Le malade, ire a