‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 263 sur 441 · SYPHILIDES RÉSOLUTIVES DES MEMBRANES MUQUEUSES ET DES SURFACES · texte numérisé non relu

SYPHILIDES RÉSOLUTIVES DES MEMBRANES MUQUEUSES ET DES SURFACES

MUCOSO-CUTANÉES

I. Pathologie générale des syphilides propres aux moqueuses et aux surfaces

MCCOSCMIUTANÉBS.

CHRONOI.OGIE. — Débat très précoce et récidives tardives.

ÈTioix>GiE. — Spontanéité diathésique et causes irritantes.

STif PTOMEs. — Caractères très spécifiques de la lésion muqueuse. — Papules mucoso-

cutanées.

Variétés. — A. Syphilides muqueuses : plaques opalines, érosives, diphthéroïdes. — B. Syphilides mucoso-cutanées : papule suintante. — Formes annulaires, végétantes,

alcéreuses, gangreneuses.

Pbocesscs. — Sa souplesse, sa malléabilité, c'est-à-dire facilité de faire naître et de

faire disparaître rapidement les plaques muqueuses. GoîTcciDKNCEs PATHOLOGIQUES. — EUes sout uombreuses AifATOM lE pathologique. — Semblable à cellos des papules cutanées. Dl&gnostic et PRONOSTIC. — Faciles.

II. Topographie des syphilides muqueuses sur la peau et les muqueuses. Syphiudes muqueuses de la bouche. — 1* de Tisthme du gosier; 2* des lèvres, des

joaes et des gencives ; 3* de la langue ou glossopathies secondaires. Stphilides muqueuses des narines. — Leur rareté relative. Syphilides muqueuses ogulo-palpébrales et auriculaires. —Leur rareté; plaques

de la conjonctive oculaire; plaques du conduit auditif externe et de la trompe

d^Eustache.

Mbssisubs,

Avant d'entreprendre Tétude des syphilodermies destructives ou tertiaires, je vais m'occuper d'une question considérable et même de premier ordre dans l'histoire de la syphilis, pendant sa phase virulente. Cette question, c'est celle des déterminations spécifiques qui se produisent à cette époque sur les muqueuses ou sur les parties de la peau qui leur ressemblent. On les a englobées sous une dénomination commune qui, comme beaucoup de mauvaises choses, a eu plus de bonheur qu'elle n'en méritait, car elle est devenue populaire, et, malgré toutes les critiques qu'on en a faites, elle est restée dans le langage courant de la syphihographie. Qui de vous n'a entendu parler des plaques mziçtiettS€s?C est peui'èirele moi qui, avec celui de chancre induré, q%V le plus inséparable de l'idée qu'on se fait de la syphilis. Je ne vois paa g^rand inconvénient à le conserver. Du reste, les tentatives que je ferais

GOO IMPORTANCE DES STPHILIDES PB0PBE8 AUX MUQUEUSES

pour le rayer du vocabulaire scientifique seraient sans doute aussi vaioe^ que celles de mes prédécesseurs. Comme cette expression est extrêmement vague et ne met ni en saillie, ni en lumière aucune des nombreuses lésions qu'elle prétend désigner, il faut avant tout déterminer sa portée et sa signification. Eh bien, les plaques muqueuses comprennent toutes les éruptions superficielles et résolutives qui se développent <ur le tégument interne et sur la peau transformée en muqueuse. Elles d^ sont autre chose que les syphilides érythémateuses et papuleuses dout je vous ai fait la description dans les deux leçons précédentes, nlai^ des syphilides modifiées dans leur forme, dans leur processus, dan^ toute leur manière d'être, par les conditions anatomo-physiologiqu< s du terrain sur lequel elles se sont développées. Ce sont des syphilidt-^ dans lesquels les deux éléments originels, tache érythémateuse et papule, tout en étant histologiquement identiques à ce qu'ils sont >ur la peau, subissent cependant des modifications morphologiques assez grandes pour leur donner une physionomie originale qui If^s éloigna' des types dermatopathiques connus, et en fait des individualités morbides sans analogues dans le domaine des maladies cutanées. Ct'> syphilides, quelle que soit leur lé jion génératrice, portent donc en elle>mémes une profonde empreinte de spécificité. Elles sont, avec l'accident primitif, la lésion la plus éminemment spécifique ; aussi occupent-ell^s une place capitale et presque à part dans la hiérarchie des manifestations de la syphilis. Certes, vous en trouverez d'autres dont la porté»* pathologique est incomparablement plus profonde et \^ sphère d'actiou plus compréhensive, les gommes, par exemple, qui ont pour théâtre la trame du tissu conjonclif interne ou externe, c'est-à-dire l'organiMu»* dans sa totalité. Voilà des lésions très spécifiques aussi, et pourtant elles le sont peut-être moins que les plaques muqueuses. 11 serait plu> facile de leur trouver des analogues dans la pathologie commune.

Est-ce seulement à leurs caractères extérieurs que les syphilodnrmies muqueuses sont redevables de leur haute position dans le domain*' de la syphilis ? Non. 11 y a bien d autres circonstances plus ou iiioii^ importantes qui contribuent à la leur donner.

Mettez en tète leurs propriétés contagieuses. Toutes ces syphilidis pendant la phase secondaire et même au delà, peuvent communiqu' r la syphilis, soit par contagion, soit par inoculation. Elles doivent iv> propriétés à ce qu'elles sont humides au lieu d'être sèches comme presque toutes les syphilides cutanées, érythémateuses et papuleust^ \ leur surface se fait une sécrétion incessante de produits morbid»-*.

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