‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 269 sur 441 · PROCESSUS DES SYFHILIBES MUQUEUSES ET MUCOSO-CUTANÉES · texte numérisé non relu

PROCESSUS DES SYFHILIBES MUQUEUSES ET MUCOSO-CUTANÉES

PAOCEiisus. — Comme toutes les dermatopatbies syphilitiques, les éruptions secondaires des muqueuses et des surfaces mucoso-cutanées sout essentiellement chroniques dans leur évolution et toujours d'une longue durée quand on ne les soumet à aucun traitement. L'acuité qu'elles présentent parfois à leur début, les douleurs et les phénomènes lûfiammatoires qui les compliquent dans quelques cas, ne sauraient leur enlever ce caractère. Il n'est pas rare de voir chez des malades insouciants de leur personne et qui ne se soignent pas, de pareilles éruptions persister indéfiniment, six mois et même un an, sans subir aucun changement. Cependant la résolution spontanée s'effectue à la longue et,àmesure qu'elle se produit, la saillie papuleuse s'affaisse, la couche opaline se résorbe, la surface hyperhémiée pâlit et la sécrétion morbide se tarit peu à peu. — Dans les grandes nappes papuleuses comme dans les plaques cutanées, la fragmentation de la masse est un des premiers indices de la guérison. Dans les larges papules plates le centre s'affaisse souvent avant les bords et l'anneau qui reste se fragmente lui aussi avant de disparaître.

Si le processus se bornait à ce que je viens de vous en dire, il ne différerait guère de celui qui est commun à toutes les syphiUdes cutanées exanthématiques. Et cependant il possède un caractère ori* gioal qui lui donne une place à part parmi toutes les manifestations de la syphilis. En quoi consiste-t-il? En ce fait que vous voyez pour la première fois et que vous ne trouverez plus, à savoir, que le processus de ces lésions est doué d'une souplesse et d'une malléabilité telles que nous sommes jusqu'à un certain point capables de. le susciter, de raccroltre, de Faccélérer et absolument maîtres de l'arrêter à tel moment de sa durée qu'il nous plaira de choisir.. Voici ce qu'il faut entendre par là : choisissez chez un syphilitique un endroit à peau fine, soumettez-le à une sorte de culture réunissant toutes les conditions étiologiques que vous connaissez , employez systématiquement pendant quelques jours l'ensemble de ces moyens, et il y a de grandes probabilités que vous obtiendrez une poussée de papules humides, surtout si la diathèse est dans une de ses périodes d'activité. Persévérez après leur naissance et continuez à infliger aux téguments ce même régime d'excitation et vous verrez bientôt la végétation papuleuse devenir exubérante. Et maintenant voulez- vous détruire aussi rapidement que possible cette œuvre pathologique que vous avez créée artificiellement? Écartez des surfaces malades toutes les causes capables d*i les irriter, isolez-les, recouvrez-les de topiques adoucissants et desséchants, suivez une méthode diamétralement opposée à celle dont

612 VARIÉTÉS ANNULAIRES, ÉROSIVES, VÉGÉTANTES, ETC.

pement inégal de Thyperplasie papillaire ou de l'individualité qu<^ H à prendre dans l'ensemble chaque groupe de papilles. A mesu^ <i le développement hypertrophique s'accuse, les sillons qui separ^^Di mamelons se creusent, tandis que ces derniers s'accentuent de pl-Ji plus et forment une végétation plus ou moins touffue, qui n'atteint i y dant jamais le degré de fragmentation profonde et si multipliêt .;: observe dans les végétations communes et non syphilitiques. Ces {^: i végétantes peuvent devenir monstrueuses. Il y en a qui me>d S et 10 cent, de largeur, sur 1 ou 2 cent, d'élévation. Jugez durtj tat que doit donner leur confluence sur une même région! Xt-sUt un véritable éléphantiasis ?

Toutes les papules mucoso-cutanées sont érosives. 11 y en a deviennent ulcéreuses. Cette variété ne s'établit pas d'emblée à bi que ce mode de processus ne soit favorisé par de mauvaises cobo : de santé ou d'hygiène. Habituellement elle est une conséquecrl'exubérance hyperplasique et vous la verrez se produire dûs vastes plaques condylomateuses qui résultent de l'agglomératloQ 4 même point d'un grand nombre de papules hypertrophiques ou v tantes. C'est ainsi qu'en pareille circonstance vous trouverez de-ij*) de mortification, ou des fausses membranes diphthé^itique^. (n encore de profondes raghades. Beaucoup d'auteurs se fond'izt ces phénomènes irréguliers de l'évolution pour admettre de< vi grangreneuse, diphlhéritique,fissuraire. Jen'yvoisaucuninconv»^ il importe toutefois de faire remarquer que dans ces variété^ U sur laquelle on se fonde pour les établir n'est pas origiDtl/ acquise, qu'elle ne survient pas d'emblée, mais après coup »: de complication.

Dans les syphilodermies muqueuses ou mucoso-cutaDt-muqueuse et la peau conservent ordinairement leur souplesse, si elles s'épaississent c'est d'une façon diffuse et leur tissu d*" *y que rénitent. Mais quelquefois il se produit à la base des ]t]vp des papules une induration limitée, une sclérose circonscrite qu< avec celle du chancre une ressemblance frappante. Ajoutez t^y plaques muqueuses peuvent succéder in situ à l'accident primi* faisait grand bruit autrefois de cette transformation du chai plaque muqueuse. On y rattachait des questions de dotinu n'ont plus aujourd'hui aucun intérêt. Vous rencontrerez bien ^ sur les muqueuses et même sur la peau des papules humid^ simulent de tout point la néoplasie primitive. C'est un simple pr*l) de diagnostic, qui n'est pas fort difficile à résoudre.

PfiOCESSUSDES SYPHILIDBS MUQUEUSES ET MUC0S0-CUTANÉE8. 613

hOCEssLs. — Comme toutes les dermatopathies syphilitiques, les tioQS secondaires des muqueuses et des surfaces mucoso-cutanées esâeatiellement chroniques dans leur évolution et toujours d'une ue durée quand on ne les soumet à aucun traitement. L'acuité ies présentent parfois à leur début, les douleurs et les phénomènes ninatoires qui les compliquent dans quelques cas, ne sauraient leur er ce caractère. Il n'est pas rare de voir chez des malades insou- 8 de leur personne et qui ne se soignent pas^ de pareilles éruptions ster indéfiniment, six mois et même un an , sans subir aucun peinent. Cependant la résolution spontanée s'effectue à la longue nesure qu'elle se produit, la saillie papuleuse s'affaisse, la couche ne se résorbe, la surface hyperhémiée pâlit et la sécrétion morbide it peu à peu. — Dans les grandes nappes papuleuses comme dans sques cutanées, la fragmentation de la masse est un des premiers is de la guérison. Dans les larges papules plates le centre s'affaisse Dt avant les bords et l'anneau qui reste se fragmente lui aussi de disparaître.

e processus se bornait à ce que je viens de vous en dire, il ne irait guère de celui qui est commun à toutes les syphilides les exan thématiques. Et cependant il possède un caractère ori- |ui lui donne une place à part parmi toutes les manifestations de liilis. En quoi consiste-t-il? En ce fait que vous voyez pour la ^re fois et que vous ne trouverez plus, à savoir, que le processus lésions est doué d'une souplesse et d'une malléabilité telles que sommes jusqu'à un certain point capables de le susciter, de ilre , de l'accélérer et absolument maîtres de l'arrêter à tel li de sa durée qu'il nous plaira de choisir.. Voici ce qu'il faut re par là : choisissez chez un syphilitique un endroit à peau fine, Itez-Ie à une sorte de culture réunissant toutes les conditions iques que vous connaissez , employez systématiquement penjelques jours l'ensemble de ces moyens, et il y a de grandes profs que vous obtiendrez une poussée de papules humides, surla diatbëse est dans une de ses périodes d'activité. Persévérez eur naissance et continuez à infliger aux téguments ce même d'excitation et vous verrez bientôt la végétation papuleuse exubérante. Et maintenant voulez- vous détruire aussi rapideae possible cette œuvre pathologique que vous avez créée arti- (itnt i Ecartez des surfaces malades toutes les causes capables rriier, isolez-les, recouvrez-les de topiques adoucissants et dess, suivez une méthode diamétralement opposée à celle dont

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