‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 276 sur 441 · DIAGNOSTIC DES PLAQUES MUQUEUSES LABIALES · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DES PLAQUES MUQUEUSES LABIALES

chroniques de la lèvre inférieure qui ressemblent beaucoup auipUiiii muqueuses érosives. Ici, comme dans toutes les questions de diii nostic, il ne faut point s'obstiner à chercher des signes différenu^ entre les lésions. Ces signes font défaut ou sont trop iocenîii Remontez aux antécédents, étudiez la maladie dans sonproce^ .« dans l'ensemble de ses manifestations si multiples à celle |*-^ Il serait bien extraordinaire que dans les cas douteux vous d^ n vinssiez pas à découvrir quelque coïncidence d'une spéciticii- ;i litique indiscutable. Le pronostic de la syphilide labiale e^t -i au point de vue de l'individu, mais très sérieux au point i- 1

rait confondre avec des lésions sypliilitiques, commissurales, linguales et li:* - ' période secondaire. Mon savant collègue et ami, M. le D*" Quinquaud, a donnr •: buccal une excellente description à laquelle j'emprunte les points qui se npf "' sujet que je traite. (Voy. Annales de Dermatologie et de Sifphiligraphif^ 2* ^ . i 1882, p. 269-274.)

Les érythèmes hydroatiques des muqueuses s'observent sur celles de U :• < gland, des petites lèvres et des narines. Chez les jeunes enfants où cesérythrr.-^ • * pas rares au printemps et à l'automne, les organes génitaux et le pourtour >\ -' couvrent d'éruptions hydroatiques qui présentent l'aspect de syphilides portai: i--^ < culeuses, varioliformes ou bien de plaques syphilitiques.

Aux lèvres, la lésion qui est essentiellement superficielle débute par une rouj^ . sur la ligne médiane, plus rarement au niveau des commissures, ce qui la <'^ certaines syphilides. L'érythème occupe la muqueuse seule ou celle-ci et ia(<^. geur est lie de vin. Au bout de 36 heures, opalescence assez analogue à (vUe> * ^ syphilitiques, puis exulcération et suintement sanguinolent, enfin croùtelie^et ' "i brunâtres circonscrivant des espaces opalino4)lanchâtres et humides.— It^^ -*• vent se développer sur le frein de la lèvre inférieure, sur celui de la laocuc. -^ •ives ; sur les côtés, le dos et la face inférieure de la langue, à la voûte pal it> <

L'évolution comprend: 1* une période érythéroateuse ; 2» une pério^le ►•:' ' ^ phlycténoïde ; 3" une période d'exulcération ; 4* une période de réparati>.*o.

L'éruption dans son ensemble est plus vive, plus aiguë, plus doaloureu>< • ' i plus courte que l'éruption des plaques muqueuses syphilitiques. Cependant .i * ^ elles de grandes analogies d'aspect qui pourraient induire en erreur n • prévenu. Voici quelques signes différentiels sur lesquels repose le diagnostic ■ tr^ < de rhydroa sont plus difluses que les syphilides. — La circonscription eitctt. | réaction phlegmasique sont en faveur de la syphilis.— Dans la syphilis les - ' ' sont divisées en deux segments par une crevasse excoriée, sanguinolente, ent / collerette croûteusc; dansl'hydroa, on rencontre rarement cet envahissemeoi^/ ^ lèvres. — Les lésions cutanées aident aussi au diagnostic.

Sur la langue, les syphilides allongées, fissuraires, les plaques lisses d ^it . - 1 logue dans l'hydroa ; les érosives seules pourraient induire en erreur. LTiv-ir • I détermine des points, de petites surfaces blanchâtres dans les mômes lieui «J • <" < les syphilides, mais la marche en est différente : lente dans la syphilis, chr^' l'hydroa. La guérison se fait spontanément et vite dans l'hydroa, elle est W.\ > i tardive dans la syphilis. La coïncidence avec des manifestations siégeant li -1 met d'établir le diagnostic— A la voûte palatine les altérations ressemb'. >' de la syphilis, mais l'évolution rapide est en faveur de l'hydroa, fi surtout la • -^ des lésions érythémato-vésiculeuses sur les poignets, aux jambes vieir. v^ doutes. !

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