DIAGNOSTIC DES PLAQUES MUQUEUSES LABIALES
chroniques de la lèvre inférieure qui ressemblent beaucoup auipUiiii muqueuses érosives. Ici, comme dans toutes les questions de diii nostic, il ne faut point s'obstiner à chercher des signes différenu^ entre les lésions. Ces signes font défaut ou sont trop iocenîii Remontez aux antécédents, étudiez la maladie dans sonproce^ .« dans l'ensemble de ses manifestations si multiples à celle |*-^ Il serait bien extraordinaire que dans les cas douteux vous d^ n vinssiez pas à découvrir quelque coïncidence d'une spéciticii- ;i litique indiscutable. Le pronostic de la syphilide labiale e^t -i au point de vue de l'individu, mais très sérieux au point i- 1
rait confondre avec des lésions sypliilitiques, commissurales, linguales et li:* - ' période secondaire. Mon savant collègue et ami, M. le D*" Quinquaud, a donnr •: buccal une excellente description à laquelle j'emprunte les points qui se npf "' sujet que je traite. (Voy. Annales de Dermatologie et de Sifphiligraphif^ 2* ^ . i 1882, p. 269-274.)
Les érythèmes hydroatiques des muqueuses s'observent sur celles de U :• < gland, des petites lèvres et des narines. Chez les jeunes enfants où cesérythrr.-^ • * pas rares au printemps et à l'automne, les organes génitaux et le pourtour >\ -' couvrent d'éruptions hydroatiques qui présentent l'aspect de syphilides portai: i--^ < culeuses, varioliformes ou bien de plaques syphilitiques.
Aux lèvres, la lésion qui est essentiellement superficielle débute par une rouj^ . sur la ligne médiane, plus rarement au niveau des commissures, ce qui la <'^ certaines syphilides. L'érythème occupe la muqueuse seule ou celle-ci et ia(<^. geur est lie de vin. Au bout de 36 heures, opalescence assez analogue à (vUe> * ^ syphilitiques, puis exulcération et suintement sanguinolent, enfin croùtelie^et ' "i brunâtres circonscrivant des espaces opalino4)lanchâtres et humides.— It^^ -*• vent se développer sur le frein de la lèvre inférieure, sur celui de la laocuc. -^ •ives ; sur les côtés, le dos et la face inférieure de la langue, à la voûte pal it> <
L'évolution comprend: 1* une période érythéroateuse ; 2» une pério^le ►•:' ' ^ phlycténoïde ; 3" une période d'exulcération ; 4* une période de réparati>.*o.
L'éruption dans son ensemble est plus vive, plus aiguë, plus doaloureu>< • ' i plus courte que l'éruption des plaques muqueuses syphilitiques. Cependant .i * ^ elles de grandes analogies d'aspect qui pourraient induire en erreur n • prévenu. Voici quelques signes différentiels sur lesquels repose le diagnostic ■ tr^ < de rhydroa sont plus difluses que les syphilides. — La circonscription eitctt. | réaction phlegmasique sont en faveur de la syphilis.— Dans la syphilis les - ' ' sont divisées en deux segments par une crevasse excoriée, sanguinolente, ent / collerette croûteusc; dansl'hydroa, on rencontre rarement cet envahissemeoi^/ ^ lèvres. — Les lésions cutanées aident aussi au diagnostic.
Sur la langue, les syphilides allongées, fissuraires, les plaques lisses d ^it . - 1 logue dans l'hydroa ; les érosives seules pourraient induire en erreur. LTiv-ir • I détermine des points, de petites surfaces blanchâtres dans les mômes lieui «J • <" < les syphilides, mais la marche en est différente : lente dans la syphilis, chr^' l'hydroa. La guérison se fait spontanément et vite dans l'hydroa, elle est W.\ > i tardive dans la syphilis. La coïncidence avec des manifestations siégeant li -1 met d'établir le diagnostic— A la voûte palatine les altérations ressemb'. >' de la syphilis, mais l'évolution rapide est en faveur de l'hydroa, fi surtout la • -^ des lésions érythémato-vésiculeuses sur les poignets, aux jambes vieir. v^ doutes. !