YPHILIDE8 DE L OREILLE EXTERNE. G
saillie assez prononcée et entourée d'une zone congestive. Ce sont c des papules , des plaques muqueuses qui se développent. >iehel fils en a publié un fait fort curieux'. Nous en devons un e à M. Galvani% un troisième à M. Smée. Dans ce dernier cas, la me infectée depuis trois ans avait, outre des taches cuivrées sur eau, une papule conjonctivale de même teinte formant relief lessous de la cornée, sans vascularisation et un peu moins grosse n penny. — La coloration des papules conjonctivales est jaune, :Hâire ou opaline ; elles ne provoquent pas de douleur et n'occaueiit qu'un peu de gêne comme un corps étranger. Il n'existe l de lésion de la cornée. — Leur forme est arrondie ou en arc de le, leur saillie peu considérable. — Ces manifestations conjoncti- > sont bénignes, elles ne provoquent que des troubles fonctionpeu importants qui disparaissent avec elles ^.
?ii dirai autant des déterminations de la syphilis sur l'appareil if citerne pendant la phase secondaire. Elles se réduisent à des lions discrètes ou confluentes de papules, dans le conduit auditif ne, à son entrée plutôt que dans sa profondeur, sur les circonvo- Qs du pavillon, et dans le sillon auriculo-mastoïdien. En tous ces s, les papules sont tantôt squameuses et tantôt érosives ou d('\jennent érosives après avoir été squameuses. Il n'y a aucune à cet égard. Ce sont les prédispositions individuelles et des nslances accessoires qui en décident. J'ai vu des sujets dont riduit auditif était bourré de plaques suintantes qui tuméfiaient arois, rétrécissaient son calibre et produisaient un écoulement purulent fétide ; chez d'autres, au contraire, les papules restaient 9 pondant toute leur durée. La transformation muqueuse se fait une grande facilité. Sur la face interne du pavillon, dans le sillon L* sépare de la région mastoïdienne et sur la peau qui recouvre
n: UehfL, 1880, n- 17.
ï .11 eu la bonne fortune, dit M. le D' L. Jullien,de voir dans le service de Laillier, >'b>ui<, une éruption très caractéristique de papulo-pustules. Sur la face conjonc- I'* ia paupière sup^Srioure gauche s'était développé un groupe de trois ou quatre s 1 \*ii<^, large, proéminente, d'un rouge groseille foncé. Chacune mesurait en n** un demi-centimètre de diamètre. Leur sommet se terminait par trois points •i ..^pcct purulent. Je fus frappé, dans ce cas, de la ressemblance de cette ;ii']queuse avec celle que portait le malade sur le front. Un peu au-dessus des Mlaîent, en effet, quelques gros éléments quasi tuberculeux portant tous à i..'*iine petite collection purulente recouverte d'une croûte. » — L. Jullien, ""' muladici vinérienneSy p. 712.
h. 4. . — MALADIES VÊNKR. 4i
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l'apophyse, les plaques sont larges, rouges, humides, granuleuses ou pseudo-membraneuses et s'enflamment aisément. Autour d'elles se produit alors une sorte d'iutertrigo douloureux. Elles se crevassent aussi avec une grande facilité dans la profondeur du sillon et sont alors divisées en deux parties égales par une rhagade ulcéreuse. — Dani les circonvolutions du pavillon, les papules sont habituellement croûteuses ou squameuses, quelquefois fissuraires, plus rarement suintantes et muqueuses. — Le seul trouble fonctionnel qui se produise consiste en une diminution très faible de l'ouïe lorsque TéruptioD de» conduits est assez confiuente pour le rétrécir et assez vive pour Tenflammer. Les fonctions auditives sont toujours plus compromises par les érytbèmes ou les plaques syphilitiques de la trompe que par les mêmes lésions du conduit auditif externe. Dans les pharyngopatbit» secondaires des piUers postérieurs, rien n'est plus commun que de? douleurs assez vives qui se propagent du pharynx jusque dans l'oreille et s'accompagnent d'un peu de surdité '.
Le traitement des syphilides muqueuses que je viens de vous décrira mérite toute votre sollicitude, surtout celui des plaques qui se dévelo}»pent sur les lèvres, sur la langue et sur l'isthme du gosier. Il faut que vous vous efforciez de les faire disparaître le plus tôt possible. En agissant ainsi, vous devez avoir en vue moins le syphilitique lui-même que les personnes avec lesquelles il peut avoir des rapports fortuits ou plus ou moins intimes. N'oubliez jamais que chacune de ce»
1. On observe quelquefois, du côté de roreille, des manifestations syphilitiques ,:] sérieuses et qui ne se révèlent que par des troubles fonctionnels. Il est probable qu' • ^ troubles résultent d*une lésion; mais cette lésion n'est pas visible et son aoat 4; pathologique est encore à faire. Elle siège sans doute dans le labyrinthe, car le^ >^r!)itomes observés en pareil cas ne diffèrent guère de ceux de Totite labyriothique. du? ' une autre diathèse. Quelquefois des otalgies nocturnes éveillent rattenlion sur la o^tj'-r de la cause spécifique; mais il n'existe aucun signe caractéristique.
Ces symptômes sont :
1" Un affaiblissement sensoriel considérable;
2* Des bourdonnements à timbres musicaux;
3* L'incohérence de la marche et le vertige;
4* Des douleurs ayant pour siège la région de Toreille.
Ajoutons À ces symptômes Faction bienfaisante rapide de Tiodare de potas^tam 1 hautes doses.
La surdité, qui ne manque jamais en pareil cas, permet de distinguer la <iph'-h«.'i labyrinthe, de la syphilose cérébrale et des tumeurs gommeuses de la base du cr.* ..
Mon ami M. le D' Ladreit de la Charriëre, qui a bien voulu me donner des nMisejj"ments sur cette obscure question, m*a dit avoir soigné un assez grand iioinbrtr > malades atteints de ces sortes d'otopathics secondaires. Cette affection survieui i t. époque peu éloignée de Taccident primitif ou dans la période qui sépare les accidn-ti secondaires des accidents tertiaires.