CAS DE LARTNGOPATHIBS SANS PLAQUES MUQUEUSES
chez les hommes, quinze ou vingt qui présentent du côté- du larynx, des troubles fonctionnels durables, qu'on soit en droit de rattacher à la
même temps que des accidents syphilitiques cutanés et muqueux de moyenne intensité UHons constatées vers le 10« jour de la laryngopathie : hypertrophie et inflammation des d^uT cordes vocales supérieures, surtout de la gauche; rugosités et aspect ulcéreux des deux cordes vocales inférieures.
9. Au 4e mois d'une syphilis sévère , caractérisée par la confluence et l'opiniâtreté des plaques muqueuses de l'anus, des bourses^ de la gorge et de la bouche, apparition d'une laryngopathie indolente, avec aphonie, présentant au SQi' jour de sa durée: rougeur foncée uniforme de toute la portion sus-glottique du larynx; épaississement et marbrures dei deux cordes vocales inférieures; ulcération de la corde vocale inférieure gauche, Guérison complète de cette laryngopathie en quelques jours par une violente angine inflammatoire avec fièvre,
10. AuQ' mois cTune syphilis très grave, à forme ulcéreuse, apparition progressive dune laryngopathie indolente, au milieu d'une poussée d'accidents consécutifs variés, ^i^geant sur la peau et les muqueuses. — Au 28* jour de sa durée, cette laryngopathie ftait constituée par les lésions suivantes : plaques miufueuses, confluentes, dont quelquesunes profondément exulcérées, sur les deux cordes vocales inférieures. —Au 48* jour de ta laryngopathie, érysipèle fébrile grave qui guérit, en un ou deux septénaires, toutes les Unions syphilitiques y compris les plaques muqueuses des cordes vocales.
Section II. — Laryngopathies sans plaques muqueuses.
Les déterminations de la syphilis sur le larynx et ses annexes se traduisent par les mêmes lésions que dans le pharynx et la cavité buccale. La première catégorie de nos observations le prouve en ce qui concerne la plaque muqueuse. — Mais, quoique la plaque muqueuse soit Texpression la plus nette et la plus caractéristique de la maladie constitutionnelle, dans la première phase de son évolution, elle est loin d'être la seule. A un degré moindre, dans Téchelle des modifications anatomiques nées sous Tinfluence diathésique à l'époque dont nous parlons, s'observent les divers troubles de la circulation capillaire^ c'est-à-dire les hyperhémies.ou les subinflammations. Ces hyperhémies nu ces subinflammations, qui évoluent toujours avec lenteur, se maintiennent pendant toute leur durée dans les limites d'un simple mouvement vasculaire anormal; elles ne projettent point de produits plastiques en dehors des vaisseaux et ne provoquent aucune prolifération cellulaire dans leur voisinage; elles bornent en un mot leur action à quelques irrégularités dans les. phénomènes de l'irrigation sanguine, et peut-être aussi de Tirrigation lymphatique. — Les points de la muqueuse où se produisent ces sortes d'hyperhémies présentent à peu près le même aspect que dans les formes communes, ('>st-à-dire qu'ils sont, d'une manière générale, rouges et tuméfiés. Toutefois on peut observer quelques nuances dans la couleur, quelques particularités dans, la forme et dans la distribution du gonflement hyperhémique, assez permanentes et assez accentuées pour déceler l'origine syphilitique de lafl'ection. Et puis, l'épithélium se flétrit et tombe ou s'épaissit et se condense en points, en plaques, en bandelettes blanchâtres, et on aperçoit des surfaces dépolies, ternes, finement granuleuses, sur lesquelles se détachent quelques points ecchymotiques, etc., etc. — Sur les lèvres, dans l'intérieur de la cavité buccale, à l'isthme du gosier, on peut facilement voir naître et suivre pas à pas toutes les formes, toutes les variétés de Thyperhémie des muqueuses propre à la syphilis. A Taide du laryngoscope, nous nous sommes assuré, par des examens réitérés, que le processus était le même dans la cavité laryngienne.
L'hyperhémie syphilitique des lèvres, des joues ou de l'isthme persiste rarement, depuis son début jusqu'à sa terminaison, à l'état de simple trouble vasculaire ; elle se complique pre&que toujours de plaques muqueuses. ^ Dans le larynx il n'en est pas de même. On
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syphilis. Chez les femmes, la proportion est encore moins grande i tout au plus de quatre ou cinq sur cent. Comparez cette ranlé a \ fréquence des déterminations qui s*effectuent sur l'isthme du l^on-i Les deux régions sont bien voisines, elles présentent même uDe« i de parenté physiologique, et néanmoins elles ne sont point sni;.ii.i dans leur aptitude à subir l'action syphiUtique. D'où vient ceiit^ cî rence qu'à ;Drion le raisonnement ne ferait point soupçonner'' >t l'ignorons et ici. comme dans tant d'autres cas, il faut se ci. Â d'enregistrer le fait sans chercher inutilement à l'expliquer.
Si la syphilis n'attaque le larynx qu'accidentellement, obôii- . - 1 moins en cela aux caprices de sa spontanéité, ou bien lui fa.: . contrainte de conditions étiologiques placées en dehors de sa >| Eh bien, là encore, c'est la maladie constitutionnelle qui e^t |.: toujours seule en jeu. Les causes ordinaires d'irritation lan n'entrent que pour une faible part dans l'étiologie des larpgof^ijj spécifiques. Elles sont les mêmes que celles des accidents pharyi . ^ Parmi elles se place en première ligne le refroidissenaent. Lesnu.ii ne manquent jamais de lui rapporter tout leur mal. N'est-ce jv.- 1 son compte aussi que les tuberculeux, dont le larynx se prend. ri^u leurs rhumes négligés? Il est juste toutefoisde reconnaître à Tin:' ^ du froid et de l'humidité une part notable d'influence dans la pr ^
a eu tort sans doute de ne pas voir ou de méconnaître les lai'vngopaihies a^o muqueuses; mais les laryngopathies syphilitiques constituées pendant tout'* par une hyperhémie spéciale, dégagée de toute autre lésion, sont plus commu: < | larynx que sur les autres muqueu<^es.
11. Au sixième mois d'une syphilis de moyenne intensité, laryngopaihie n^' ' * progressive f survenue sans cause appréciable, accompagnée au bout d'un wo»» •- • ' muqueuses confluentes buccales. — AuV mois de sa durée, C examen du •' constater une rongeur sombre et unifm^me de Vépiglotte, de toute la pm-tion »v- i du larynx et de la face antérieure de la trachée; les cordes y ocaUs sont rw,-* "' gales, finement dentelées sur leur bord libre, mais non ulcérées.
12. Vers le 35* jour (Vune syphilis de moyenne intensité, apparition, san*' sionnelles appréciables, d'une laryngopathie indolente^ présentant de (pvn-t" ' daris ses symptômes, suivant l'état de l'atmosphère, etc., caractérisée anat**uti'^ • ' V injection, Vépaississement des cordes vocales inférieures, et la présenta, *»" - . ' d'une tuméfaction hyperplasique circonscrite. — Persistance des acnd^nt- .- i thiques pendant plus de 4 mois, malgré le traitement spécifique interne.
13. Laryngopathie indolente survenue subitement et sans cause opf^*'
2* mois d'une syphilis légère. Marche continue de l'affection. Per^i.<tanre rf"» -i malgré le traitement interne spécifique, — Deux mois aprê& le début de la .'«— ' on constate: rougeur vineuse, boursouflements, augmentation de den*ite -• * lisse des cordes vocales inférieures.
li. Au 10« mois d'une syphilis légèrt, laryngopathie consécutive à une -. ' aphonie et indolence des phénomènes, sans traitement antérieur à son inc'ir:'\. . " au bout d'un mois et demi les lésions suivantes : hyperhémie et hifpertroph»' , " ' de iépig lotte. Épnississement et vascularisation anormale des cordes vocale* .' ■" '