RESPIRATOIRES DANS LES LARYNGOPATHIES SECONDAIRES
armai, sans que l'artiste ait pu encore retrouver toute l'intégrité du laot ou de la déclanaation. Cette réserve posée, on observera la gué- ^00 s'effectuer dans un laps de temps qui, tout en étant variable, ii?aDt les cas, n'excède guère quelques mois. Parmi les faits qui se mi présentés à nous, nous avons vu la guérison, ou l'amélioration li précédait la guérison, survenir en général à une époque du début satcidents laryngés qui variait entre six semaines et deux mois; le fois cependant après quatre mois seulement ; par contre une fois rès douze jours. Quant aux cas où la terminaison favorable ne fut s directement constatée, les malades n'étant pas restés assez long- Dps en observation, on peut admettre, d'après l'amélioration déjà )duite, que la guérison ne s'est pas fait attendre longtemps. Nous iTons vu en somme que deux cas défavorables, l'un avec persistance même degré des troubles vocaux après huit mois, et l'autre après mois. Chez le premier, sur lequel l'altération de la voix avait été s prononcée, les notes élevées restèrent définitivement éteintes ; second qui avait été tour à tour dysphone et aphone en était encore mnme point après six mois, alors que toutes les autres manifestais de la syphilis avaient disparu. Dans les deux cas, à côté d'autres ms qui pouvaient se guérir, nous avons constaté une hypertrophie »nscrite sur les cordes vocales, qui expliquait suffisamment la sistance des troubles vocaux. La marche de l'affection n'avait pas la même dans les deux cas ; uniforme et continue pour le pre- T, elle avait présenté de nombreuses alternatives pour le second. is deux cas la guérison fut très rapide et la voix revint d'emblée c la disparition des lésions matérielles. Les deux fois, la guérison produite par l'apparition d'affections aiguës indépendantes de la hilis : un érysipèle dans un cas, et une angine inflammatoire ente dans l'autre.
A général, chez nos malades, les troubles fonctionnels affecnt un type variable, pendant que les lésions, elles, gardaient sorte de constance et de régularité dans leur évolution. On ne rrait certes pas admettre qu'il n'y ait pas de relation intime entre modifications matérielles et les modifications fonctionnelles surues dans l'organe ; il est certain toutefois que cette relation nous ippe assez souvent. Il faut admettre 'que de très légers change- \U dans l'état matériel du larynx malade peuvent influer profonient sur ses fonctions, car nous avons constaté chez nos malades oscillations dans les troubles vocaux que l'inspection directe des les vocales ne pouvait pas toujours justifier.
664 DIAONOSTIO DBS LARYNGOPATHIES 8ECORDAIES8.
Il est des cas de laryngite syphilitique qui, au point de \iie di diagnostic, ne pourraient laisser aucun doute dans l'esprit deTobv^rvateur. Nous n*avons pas à nous occuper ici des ulcérations qui ^*\^ tiennent à la période ultime, et nous nous bornerons à dire que leoi siège , leur mode d'évolution , surtout leur indolence , serveut n dehors de tous les commémoratifs, à établir une distinction pres^i toujours possible, pour ne pas dire toujours facile. Quant auiam^ festations laryngées de la première phase de la syphilis, il n en 4 pas absolument de même. Lorsqu'il n'existe que rhyperhémie,elm-"J l'injection inflammatoire avec gonflement, il n'y a nulle différ'^aoi péremptoire d'avec une laryngite simple, dont l'invasion, la maraj et la durée peuvent bien être différentes, sans l'être dans des prope^ tiens telles que les phénomènes observés ne puissent à la rigU'^ appartenir à l'affection diathésique aussi bien qu'à l'affection siiD|kl
Nous avons suffisamment fait ressortir que l'indolence est la rt^ dans la laryngite syphilitique ; nous ajouterons pour le diagDOili différentiel que les troubles vocaux nous ont paru, toutes chj§i égales d'ailleurs, en général plus persistants que ceux qui se nd chent au catarrhe simple de l'organe, tandis qu'au contraire Uu^ et l'expectoration font défaut, ou à peu près, dans la laryngite îyi fique. Nous rappellerons aussi que dans la maladie qui nous w^vf les lésions sont le plus souvent plus nettement circonscrites que di l'inflammation non spécifique, et qu'il survient fréquemmeoM épaississement des tissus qui persiste. On a mentionné aussi ud-^4 taine. différence dans la coloration de la muqueuse enflammée qi dans les affections du larynx relevant de la syphilis, serait à foncée.
A tout prendre cependant, cet ensemble de signes distinctifs ^ insuffisant pour ét£d)Hr un diagnostic précis, lorsque la lar^d précoce des syphilitiques ne présente pas la seule lésion n^'U^-ui caractéristique : la plaque muqueuse. Comme cette lésion nV^t f fréquente, le diagnostic ne pourra être établi que sur les double^ *^ nées, d'une part, de l'état local de l'organe affecté, et de ^aat^ i phénomènes généraux que présente le malade. Lorsque sur un iai vidu atteint des manifestations secondaires de la syphilis, on < ' tatera l'existence d'une laryngite peu ou point sensible, à évj'>.:j insidieuse, à marche progressive, à durée persistante; lorN^j constatera au lar^goscope une ou plusieurs des lésions que im venons de décrire, on pourra arrêter le diagnostic qui sera ab»* *-. l'on constate l'existence d'une plaque muqueuse et, qui» en debor»
LEUR TRAITEHEKT. 665
c«IIe-ci, aura des caractères de probabilité se rapprochant plus ou moins de la certitude. On conçoit que nous considérerions conune oiseux d'énumérer, à l'exemple des anciens auteurs, auquels Tinspeclion directe faisait défaut, toutes les affections du larynx avec lesquelles on pourrait confondre la laryngite syphilitique ; la simple vue de Torgane élimine radicalement un certain nombre de suppositions soulevées par les auteurs, à une époque où seul le diagnostic raisonné pouvait être établi avec plus ou moins de vraisemblance.
Le traitement est celui de toutes les autres manifestations syphilitiques. Nous avons tenté, il est vrai, au début, quelques applications astringentes ou catbérétiques, mais bientôt nous nous sommes convaincu que le traitement général seul était de mise. Toutefois, dans le cas d'hypertrophie persistante, nous n'aurions pas hésité à employer des moyens locaux, si les individus auxquels nous avions affaire ne s'étaient pas montrés si insouciants de récupérer l'intégrité de leur voix, et si peu disposés à subir un traitement quelque peu désagréable. Eq effet, l'épaississement hypertrophique des tissus ne cède pas au traitement spéci6que général ; pour le combattre, il faut intervenir directement et localement. On peut alors employer, suivant le siège, le volume, l'étendue et la consistance de la tumeur, soit des caustiques solides, soit l'acide chromique, ou bien encore le galvano-cautère ou les instruments contondants, notamment la pince pour écraser et arracher les tissus hypertrophiés. A ce point de vue la situation est en sonmie la même que dans le cas de végétations non syphilitiques.
Quant au traitement général, il est d'autant plus indiqué qu'il existe ordinairement soit sur la peau, soit sur d'autres muqueuses que celles du larynx, des accidents syphilitiques faisant partie de la même poussée et réclamant l'usage des mêmes moyens thérapeutiques internes. Mais on s'abuserait étrangement si on supposait qu'il suffit toujours d'administrer une certaine dose de mercure et d'iodure de potassium pour faire prompte justice d'une laryngopathie syphilitique. Ce n'est pas du jour au lendemain qu'on peut constater un amendement sérieux et persistant des troubles fonctionnels. L'expérience à cet égard nous a enlevé bien des illusions. II y a même des laryngopathies qui, sans qu'on sache pourquoi, se montrent aussi rebelles à l'action curative des spécifiques que les angines avec plaques muqueuses, dont on ne vient à bout qu'à l'aide de cautérisations répétées deux ou trois fois par semaine. Et qu'on ne s'imagine pas qu'il suffirait de doubler, de tripler les doses pour obtenir l'effet voulu. C'est une expérience que