PLAQUES MUQUEUSES DU FOURREAU ET DU BCROTUH
par reprendre sa souplesse et son calibre, parce que les plaqu -» m queuses n'entament pas son tissu et ne s*érodent qu aui d«^i'*'..H leur propre substance. Quand il n'y a ni phimosis, ni balaDo-po>thi^, traitement des plaques muqueuses balano-préputiales est encore :« simple. Séparez les surfaces malades avec de la charpie imbib*^^ «i^ solution légèrement astringente, ou saupoudrez-les avec un mélL. { parties égales d'oxyde de zinc et de calomel ; cautérisez les papui- i les trois ou quatre jours avec un crayon de nitrate d'argent^ei m< quefois, en moins d'un septénaire, vous aurez obtenu la g'>rH Ici, comme dans toutes les syphilides muqueuses qui semblent ypM beaucoup plus du sol sur lequel elles se développent que d'un m j ment diathésique général, le traitement interne mercuriel et hcA beaucoup moins d'efficacité que la médication topique. Ce ii'r^:{ une raison pour s'en abstenir; il faut, au contraire, ^admiDi^t^r. reprendre ou l'augmenter, parce que la maladie consUlut: :.i l'exige, même quand elle se traduit par des accidents région.! .n leur autonomie semble devoir soustraire en partie à son influeL -. Sur le fourreaUy les papules sont en général plates, minces, s '^ sèches et squameuses ou plutôt furfuracées. Elles ne devienD^'àij ques muqueuses que dans l'angle péno-scrotal. En ce point vou» v verez fréquemment une érosion large, diffuse, opaline ou t: reposant sur une base empâtée ou indurée. Si elle était seuir les antécédents fissent défaut, il serait fort difficile de la (\\<\ du chancre infectant de cette région; mais presque toujrur^ coïncide avec les plaques muqueuses des bourses. La pa}>J.^ scrotale est très commune ; parmi les lésions d'ordre second^.^^ organes génitaux, c'est elle qu'on observe le plus souvent. Ln présente sous des aspects très variés. Quelquefois les papuIe^ ^^ peine saillantes, furfuracées à leur centre ou entourées d oii { soulèvement annulaire et squameux. Mais la plupart du tenifr^ ( deviennent suintantes, opdines, diphthéritiques ; elles sli^fi phient, se réunissent en nappes hyperplasiques irrégulières ouori se creusent d'érosions linéaires ou s'ulcèrent plus ou moins prJj ment , s'entourent de zones inflanmiatoires érythémateus^ desquament les couches superficielles de l'épithélium, et s^ !^ toujours en pareil cas, avec grande abondance, un liquide %i^;i jaun&tre ou séro-purulent qui exhale un odeur infecte. Les i*< présentent alors un aspect hideux : au plus haut degré de k )<àf tion muqueuse confluente, elles s'hypertrophient daos leur t :j leur tissu cellulaire s'infiltre de produits plastiques ; leur |
PAPULATION MUQUEUSE PÉBI-SCBOTALB. 673
s'épaissit ; elles deviennent élépbantiasiques. Sur leur surface mamelonnée, tendue , luisante, d'un rouge sale parsemé de tâches grises opalines ou diphthéritiques, se creusent des sillons ulcéreux, s'étalent des ulcérations superficielles diffuses ou en coup d'ongle, en fer à cheval, en arcades, etc. Les produits morbides déposent incessamment sur tout cela des couches d'un vernis gluant qui se concrète en quelques points sous forme de croûtes jaunâtres ou sanguinolentes. Enfin dans les cas les plus graves il peut aussi se former de petites plaques de gangrène, mais le fait est très rare. Ce qui est loin de de l'être, c'est l'envahissement des parties voisines par cette papulation muqueuse des bourses. Sur les côtés, les plaques muqueuses isolées ou confluentes et en nappes ou en chapelet s'étendent dans le sillon scroto-fémoral, remontent du côté des aines et se propagent sur la /ace correspondante des cuisses; j'en ai vu descendre jusque vers leur partie moyenne. A mesure qu'elles s'éloignent du foyer principal elles sont de moins en moins humides ; les plus excentriques sont même tout à fait sèches et squameuses. Dans le sillon scroto-fémoral la papulation humide et confluente se complique souvent d'intertrigo érosif et ulcéreux et de rhagades fort douloureuses. Du côté du périnée et surtout dans les sillons fémoro-périnéaux, vous observerez à tous les degrés et sous leurs formes les plus variées, des syphilides muqueuses qui vont souvent se réunir à celles de la région anale. Il y a là une lésion très caractéristique en pareil cas : c'est l'hypertrophie du raphé périnéal.EUe existe toujours, pour peu que la région so i touchée par l'influence syphilitique ; elle se produit même en dehors de la papulation. Je l'ai vue former quelquefois une crête monstrueuse rouge, suintante, érodée, fissurée qui ne mesurait pas moins de i/2 à 1 centimètre d'épaisseur et 2 centimètres 1 /2 de hauteur.
Tels sont les effets de la détermination spécifique sur les bourses et les régions adjacentes pendant la phase virulente de la syphilis. Je a ai pas besoin de vous dire que toutes ces lésions sont contagieuses au plus haut degré, ce qui les rend plus dangereuses pour les autres que pour l'individu qui les porte. En effet, si monstrueuses qu'elles soient vous en viendrez à bout en très peu de temps avec le repos, des soins minutieux de propreté, des pansements isolants, des ablutions astringentes et désinfectantes, des saupoudrements d'oxyde de zinc et de calomel ou de bismuth, des cautérisations répétées, des bains, etc.
B. Chez la femme. — C'est sur ses organes génitaux qu'on trouve
MAURIAC. — MALADIES VÉNÉR. 43