‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 293 sur 441 · PAPULES MUQUEUSES DE LÀ VULVE · texte numérisé non relu

PAPULES MUQUEUSES DE LÀ VULVE

igue par les sensations douloureuses qui le précèdent et raccoment , par le prurit qu'il suscite , par le caractère miliaire de IrosioDs qui forment çà et là des groupes à contours polycyes, etc.

ite syphilide peut occuper tous les points de la muqueuse vul- :on la trouve principalement à la face interne des petites lèvres , usinage de la fourchette, sur le capuchon, sur les surfaces cons des deux lèvres et dans le sillon qui les sépare. Elle appartient oanifestations les plus précoces de la syphilis, mais, comme elle es sujette à récidiver, on peut aussi Tobserver plus tard dans la de moyenne de la phase virulente. Elle coïncide avec les érup* roséoliques et tous les accidents superficiels et généralisés des iers mois. Elle se guérit avec une grande rapidité sous Tinre des soins de propreté et par le seul isolément des surfaces les.

I sj^hilides muqueuses qui résultent d'une papulation nettement liée sont plus communes que les précédentes, sur les organes mi de la femme. Elles y occupent un champ beaucoup plus vaste, moelles se développent non seulement sur la muqueuse, mais sur la peau de la vulve, et qu'elles envahissent de là les régions îDles. C'est certainement une des manifestations syphilitiques is fréquentes ; elle est presque inévitable. Les grandes lèvres en dus souvent atteintes que les petites, mais aucune des parties tuantes de la vulve ne leur échappe. A leur état de simplicité. Mes vulvaires forment une saillie dermique régulièrement cir- ;, à surface convexe, semblable à une pastille, ou à surface plus )t plate, discoïde, un peu saillante sur ses bords et déprimée à Qtre. Cette surface, quelle que soit sa forme, est toujours hu- ^t suintante, et je n'ai pas besoin de vous dire que la séro- Vlle sécrète est éminemment contagieuse. La papule génitale eaucoup dans ses dimensions, depuis celles d'une lentille jusqu'à l'une pièce de cinquante centimes. Il est très rare qu'elle soit . C'est par demi- douzaine, par douzaines et plus qu'on compte Dents érnptifs. Us sont quelquefois si nombreux que toutes les externes de la génération en sont couvertes, et qu'à peine voitil là des interstices intacts de la peau et de la muqueuse. L'é-» i se fait souvent d'une façon symétrique sur chaque moitié de |, sans que ce fait implique en quoi que ce soit l'auto-inoculae ces lésions. Au surplus, elles sont souvent asymétriques, irface de la papule est habituellement lisse, d'un rouge sombre

676 FBÂQUENOB ET IMPOBTANOE DES PAPULES OiNITALSS CHEZ Là FOXE.

et comme vernissé par sa sécrétion visqueuse. Quelquefois ^lle ( vient grenue et chagrinée ; d'autres fois elle se recouvre d'un rhî ou d*une couche continue blanchâtre, opaline, ou d'une vériii pseudo-membrane diphthéritique. L'érosion qui n'est autre cho>-' ] la mise à nu du corps muqueux de Malpighi, par suite de l'abrafi des couches épithéliales superficielles, devient quelquefois ulcères Enfin, le mouvement hyperplasique a une grande tendance à §' croître sans cesse, et à s'étaler en nappes continues qui formée: substratum scléreux, sur lequel reposent les larges bases despi;*: hyperlrophiques. En tenant compte de toutes les circonstaDc $ forme, de volume, de processus que présentent les papules Tulvi* on pourrait les diviser en un grand nombre de variétés. Ainsi a aurions les papules typiques, à surface convexe et rouge, les [^iffl plates discoïdes, les papules plates annulaires. Ces trois ordres papules seraient simplement érosives ou ulcéreuses, opalii»^ diphthéritiques,de volumemoyenouhypertrophiquesetmènjev»: * tes, etc. Je crois inutile d'insister plus longuement sur ces variïi Q\ï\\ me suffise de vous les avoir signalées.

Les syphilides papuleuses des organes génitaux sont de tout^^ >ù chez la femme, pendant les deux ou trois premières année> i^ syphilis. Presque aussi précoces que la plaque érythémateuse, tJ «1 plus d'aptitude qu'elle à se reproduire indéfiniment et leur<:; i nité se montre jusqu'à une période fort avancée de Tévoluii : \ thésique. Il est vrai de dire qu'alors elles dévient aisément à-> \ type primitif et sont plus souvent ulcéreuses qu'érosives, parii"| Du reste, il ne faut pas croire qu'elles résultent uniquement de ii?'^ tanéité morbide ; elles sont un produit artificiel de la malproi:- '| l'incurie, des excitations de toute sorte, de la débauche, de Tivr .^ et de la misère. Aussi n'atteignent-elles toute la plénitude ! | monstrueux développement, que chez les femmes de la plu5 ^ classe, qui descendent tous les degrés de la dégradation ph\ morale. — Placez ces femmes dans d'autres conditions hvd r contentez-vous simplement de déterger, de panser et d*i syphilides vulvaires et vous les guérirez en quelques jours, que je vous l'ai souvent dit, un des caractères les plus reniar; de la papule muqueuse, c'est la facilité, la promptitude avK elle se résout et disparaît par la résorption moléculaire exL> ■^v•. rapide des éléments qui la constituent.

Passons en revue les effets de la papulation muqueuse sar • partie constituante des organes génitaux de la fenune.

PAPULATION MUQUEUSE VULVAIBB ET PÉRI-VULVAIRB. 677

!• Grandes lèvres et régions péri-vulvaires : Sur la portion cutanée, des grandes lèvres, les papules habituellement plates et lenticulaires ne sont pas aussi constamment humides que celles de la muqueuse vulvaire. Une légère couche squameuse recouvre souvent leur surface. Quelquefois elles sont croùteuses et môme impétigineuses. Isolées lorsqu'elles sont discrètes , elles se réunissent en plaques agminées, pour peu qu'elles soient confluentes; mais, quel;que soit leur nonobre, elles n'afTectent que rarement une disposition curviligne. Très souvent au contraire on les trouve disposées linéairement en chapelet sur le bord antérieur de la grande lèvre. Les plus larges y sont comme à cheval et participent tout à la fois de la plaque muqueuse et de la plaque cutanée, c*est-à-dire qu'elles sont squameuses et croùteuses du côté de la peau, érosives et humides du côté de la muqueuse. On comprend qu'il doit y avoir de nombreux degrés dans l'étendue et les dimensions de ces éruptions papuleuses. Quand elles sont agminées, pressées les unes contre les autres, il semble que leur force d'expansion devienne plus grande ; elles franchissent alors les limites de la grande lèvre, s'entassent en masses épaisses dans le sillon fémoro-génital, se répandent sur la région périnéale et sur la face JQterne et supérieure des cuisses, remontent même jusque dans la région inguinale et se réunissent à celles qui recouvrent aussi toujours 60 pareil cas la face muqueuse de la lèvre et qui, elles, présentent tous les caractères des vraies papules humides, plates, discoïdes^ annulaires, érosives, ulcéreuses, etc., etc.

La papulation des régions péri-vulvaires est étroitement liée à celle des organes génitaux. Elle trouve en ces points toutes les circonstances les plus propres à la faire naitre et à favoriser son exubérance végétative et sa puissance d'expansion : finesse de la peau, humidité, chaleur, frottements, adossement des surfaces, contact de liquides irritants normaux ou physiologiques.

Dans les éruptions confluentes de papules humides, les plaques agminées des grandes lèvres sont en contact continuel avec celles des régions adjacentes. Il en résulte qu'elles s'excorient mutuellement, deviennent très facilement érosives et même ulcéreuses et fournissent en grande quantité une sécrétion séro-pyoide qui empèse le linge, le tache comme le hquide d'un vésicatoire, et exhale une odeur infecte. — C'est aussi en pareil cas que les papules s'hypertrophient, décuplent quelquefois de volume et se convertissent en véritables tumeurs sessiles, à surface grenue, muriforme, qui ne diffère des végétations ordinaires que par l'absence de forme ramifiée et de structure arbo-

678 COMPLICATIONS DES PAPULES YULYAIBES.

rescente. Figurez-vous ]es déformations que sont susceptibles de prr

duire ces papules éléphantiasiques lorsqu'elles sont très confluentes <

pressées les unes contre les autres , et que chacune d'eUes, écrasée a

champignon, mesure quatre ou cinq centimètres et plus de largeur, si

un ou deux d'élévation. — Toute la région monstrueusement hyper.::

phiée présente de vastes surfaces rouges, violacées, vineuses, imfi

lièrement mamelonnées et creusées de sillons qui correspondit d

points de fusion de chacun des éléments dans la masse conmiune.CH

en pareil cas que tous les phénomènes propres à ces lésions se montra

et atteignent leur maximum d'intensité. Ainsi, les surfaces érc^^vi

s'excorient, se fendillent, s'érodent, s'enflamment» deviennent ccq

loureuses, sécrètent des liquides ichoreux, sanguinolents, de plu§(

plus fétides, dont une partie se concrète en croûtes et dont Fa^a

baignant les parties voisines les rougit, les rend pruriginenses. tt

gescentes, et y provoque l'éclosion de nouvelles poussées papuli

ses, etc. Quelques-unes des plus grosses papules non seulement h

corient à leur surface, mais s'ulcèrent encore profondément tt;

convertissent en anfractuosités irrégulières, remplies de pus gr.Hi

de mauvaise nature. Un autre mode de destruction plus rare, c>si

gangrène qui s'empare d'une partie ou de la totalité de quelques pâ:4J

soit par ischémie et insuffisance nutritive, soit par excès d'inflanfl

tion. De pareils épiphénomènes constituent de véritables complicatid

et ce ne sont pas les seules. Une des plus communes et des plus sic^

en même temps, c'est l'érythème périphérique qui envahit aottiirl

syphilides papuleuses de la vulve, une étendue plus ou moins i^^

dérable de peau saine et se traduit par une aréole d'un rouge vif 1

foncé. Puis vient Tintertrigo qui n'est, à proprement parler, qa

degré plus avancé dumème processus aigu ou subinflanunatoire. L p

envahir toute la vulve, le haut des cuisses, les aines, le pubis et !- fi

née. Il cause une sensation désagréable de tension, de prurit et uh-oii

douleur vive, lorsque des plaques d'érosion, desfissures et des riun

se produisent à sa surface et dans les plis de la peau. Un pas de^ni^

vous aurez une véritable, inflanmiation érysipélateuse. Cer,*- '

n'est pas à souhaiter, car il est difficile de calculer la portée nad

d'un érysipèle ; mais à côté du mal qu'il peut faire, il produit i ^

sûr une action salutaire et rapidement curative sur les iumeu^^ ;jj

leuses qui, sous son influence, se fondent à vue d'œil et dispiri*^

comme par enchantement. Notez aussi, parmi les complicâti H

retentissement du processus phlegmasique sur le tissu cellulaire, d

à-dire l'œdèmCy les phlegmons circonscrits^ les abcès iubérifH

.SLTrUSIONS SCLÉEEUSES ET HTPERTROPHIQUES DE LA VULVE. 679

ne mentionne que pour mémoire les lymphangites et les adénohies indolentes et subaiguês de la région inguinale, parce qu'elles it très exceptionnelles. Elles ressemblent beaucoup à celles que cite infailliblement l'accident primitif.

e vous ai dit plus haut un mot des suffusions néoplasiques diffuses infiltraient souvent l'épaisseur de la peau et le tissu sousoutiae, dans les syphilides papuleuses confluentes de la vulve, is les observerez partout, mais c'est aux grandes et aux petites es qu'elles prennent le plus grand développement. Ce sont de les scléroses subaiguês qui durcissent les tissus, les rendent élases, parcheminés, et diffèrent complètement de l'œdème et de ipàtement inflammatoire. Des infiltrations scléreuses semblables à îs qu'on observe aussi quelquefois dans Taccident primitif et que je {ai décrites sous le nom d'œdème dur, d'élépbantiasis primitif, dout, triplent ou quadruplent le volume des parties qu'elles ont enva- ; elles sont jusqu'à un certain point indépendantes de l'éruption lieuse dont elles dépassent souvent les limites. On en trouve de idérables avec une papulation minime et réciproquement. Toutefois 1 en général concordance entre la forme figurée et la forme diffuse néoplasie. Comme les papules, l'infiltration dermo-cellulaire est lente et aphlegmasique. Il est probable que Taction morbide se loppe dans les réseaux lymphatiques, superficiels et profonds peau ou des muqueuses.

ujours est-il que les grandes lèvres ainsi hyperplasiées à leur ce et dans leur profondeur peuvent acquérir, par le fait des les végétantes entassées les unes sur les autres, par le fait des siens diffuses de la peau et du tissu cellulaire, des proportions sales et se convertir en d'énormes tumeurs mamelonnées qui ent l'entrée de la vulve, chevauchent l'un sur l'autre, quand les côtés sont envahis, se compriment, s'aplatissent, s'exulcèrent DQent aux organes génitaux un aspect effrayant. A les voir, on binerait que l'instrument tranchant, l'écraseur Hnéaire seraient apables d'en débarrasser les patientes. £h bien, en quelques jours médication topique toujours très simple, on en viendra facilement it et on verra leur masse se résoudre sans élimination extérieure roduits morbides et par leur seule résorption progressive. Les les disparaissent surtout avec une promptitude merveilleuse en un ux septénaires et même moins. Les infiltrations scléreuses sont réfractaires au traitement interne et aux pansements ; elles ne cent quelquefois complètement qu'au bout de trois ou quatre

680 STPHILIDEB MUQUEUSES DBS PETITES LÈVRES.

mois. Mais, quelque temps qu'elles y mettent, elles ne laissent apn elles, non plus que les papules, aucune perte de substance, bien^ rentes en cela des suffusions néoplasiques qui se développent aQ-d« sous des tubercules * .

2"* Petites lèvres. — Sur elles toutes les papules sont bumiiei plates, discoïdes ou annulaires, érosives ou opalines, etc. La h cription que je viens de vous faire des syphilides muqaeu^^^ ia grandes lèvres leur est applicable à peu de chose près. C'est une p«< lation bien typique que celle qui s'effectue là: diffuse, conflua:. \ disséminée ou groupée sans ordre, il lui arrive quelquefois d'ifsi systématiquement la configuration circulaire dans la disposiùj:! i ses éléments qui en se juxtaposant décrivent des anneaux comi'!^ des demi-anneaux, des arcs de cercle, des fers à cheval, etc. Ontrofl la ligne courbe principalement dans les formes érosives : tantù: .1 un petit fossé circulaire qui entoure une papule intacte à son c^ tantôt c'est une éraflure en coup d'ongle qui décrit une demi-^i| tantôt ce sont des arcs fragmentés, des 8 de chiffres coonplfu incomplets que le processus ulcératif entaille dans l'épaisseur masses néoplasiques. Ces érosions circinées sont tellement patb^ moniques qu'on peut affirmer à coup sûr qu'elles proviennem à syphilis, car je ne sache pas qu'aucune autre maladie lo<.al générale puisse en produire de semblables. La di^osiiii papules en chapelet est fréquente sur le bord libre des Dya| qu'elles épaississent et indurent. Mais une cause plus active -^ générale d'épaississement et d'induration pour ces organes. « ''i suffusion scléreuse intra-dermique et sous-dermique. Elle se ;.r^ sur les petites conune sur les grandes lèvres, mais oioins souvtLt sur ces dernières. Ajoutez-y aussi l'infiltration séreuse du tis^o ci laire. Lorsque, à la papulation confluente, hypertrophique et ^ tante, s'ajoutent ces nouvelles causes d'augmentation de volum petites lèvres deviennent rigides, proéminent hors de la vulvla forme de crêtes, de boudins turgescents quelquefois ^r.J

1. La syphilis peut affecter les follicules de la vulve. M. le D' A. Foamier a : 1 variétés de folliculites spécifiques; !• FoUiculite hypertrophique sèche : ellt? t " i face externe des grandes lèvres de petites tumeurs pisiformes, solides, dor^-. i se distinguant des papules par une petite dépression punctiforme que traders ii£* Folliculite abcédée et ulcéreuse: elle est constituée par une très petite cratériforme que recouvre une croule jaun&tre. Quand plusieurs foliiculr^ i réunissent, il en résulte une ulcération qui peut avoir tes dimcusioos d j «50 centimes. Ces folliculites sont une sorte d*acné un peu seoiblable à ce !u. . certaines croûtes du cuir chevelu pendant la période secondaire.

8YPHILIDKS DES PARTIES OElirraALES DE LA VULVE. 681

qui pendent entre les cuisses, ou bien se gonflent en tumeurs polypiformes gigantesques qui ferment absolument la vulve et masquent les grandes lèvres. Cette dernière déformation à peine croyable est cependant très authentique; elle a été observée par MM. Churchill^ Fournier et Spilmann.

3* Clitoris^ capuchon du clitoris^ fourchette, anneau vulvaire. — La production des papules muqueuses est beaucoup moins prononcée sur ces parties que sur les grandes et les petites lèvres. Le clitoris et le capuchon s'byperplasient quelquefois, doublent ou triplent de volume et prennent une dureté cartilagineuse. Sur la fourchette on en trouve surtout de fîssuraires. Â l'anneau vulvo-vaginal, la papulation est très effacée et même nulle. Ce qu'on voit en ce point, ce sont des plaques érythémateuses, érosives et ulcéreuses qui n'ont qu'une spécificité de forme fort équivoque et ressemblent souvent beaucoup à des chancres simples. Elles s'en distinguent par leurs contours plus régulièrement circulaires, par l'absence dedéchiquetures sur leurs bords qui ne sont pas taillés à pic, ni décollés et qui se fondent insensiblement en une pente douce avec les parties centrales de l'érosion, par leur caractère moins inflammatoire, leur sécrétion qui est séreuse au lieu d'être purulente, leur peu de tendance à s'étendre, par le caractère négatif de l'auto-inoculation, etc. Ajoutez que ces érosions reposent quelquefois sur une infiltration scléreuse diffuse, qu'elles ne retentissent point sur les ganglions ni les lymphatiques, tandis que les chancres simples peuvent susciter à un moment ou à un autre, suivant les caprices de l'absorption, des lympho-adénopathies aiguës, des abcès et des bubons cbancrelleux, etc.

Avant de franchir l'anneau vulvo-vaginal et de pénétrer dans l'intérieur des organes génitaux, résumons sous forme de propositions les caractères les plus saillants des papulodermies muqueuses et mucosocutanées de la vulve et des régions péri-vulvaires ' :

a. Sur les organes génitaux externes de la femme, la papulation syphilitique présente une fréquence, une intensité, une exubérance qu'on n'observe sur aucun autre point de l'organisme au même degré.

1. La grossesse imprime une activité très grande à la nutrition des plaques muqueuses de la vulve ; sous son influence elles pullulent et s*hypertrophient. Il en est ainsi du reste de toutes les causes qui favorisent la pléthore sanguine de cette région et y maintiennent ou y attirent une quantité de liquide sanguin supérieure à celle de l'irrigation normale ■tumeurs abdominales, présence de corps étrangers dans le vagin, abus des plaisirs sexuels, etc., etc.). Cette hypernutrition cesse ordinairement avec les causes qui Tout provoquée. Ainsi, après Faccouchement, les papules syphilitiques des organes génitaux s'affaissent et se résorbent avec une rapidité très grande.

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