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PLAQUES MUQUEUSES DU TA6IK

Son foyer le plus actif, ce sont les grandes lèvres et les régions pén vulvaires, puis les petites lèvres.

6. La papulation mucoso-cutanée et muqueuse des lèvres vnlviin présente tous les types, toutes les variétés et toutes les traDsfonn tions de l'élément générateur ; la prolifération, raccroissement du tous les sens, l'hypertrophie simple ou végétante sont une dr « tendances constantes et un de ses caractères les plus remarquabb.

c. Outre l'éruption papuleuse il se forme dans la base dermiq. sous-dermique qui la sous-tend une infiltration scléreuse diîisi étendue, qui en dépasse la limite et contribue à créer une sorte i'i pbantiasis spécifique monstrueux de toute cette région.

d. Les complications inflammatoires, ulcéreuses et même ga neuses sont communes dans les papulodermies vulvaires végéî Mais quels que soient le volume, l'activité proliférante, l'intensité i de ces produits morbides, leur résolution rapide est une règle riable. Ils se résorbent avec une promptitude étonnante et sans de traces, dès qu'on les soustrait aux causes occasionnelles qai 1 avaient donné naissance. Ils meurent au sein de la propreté eidr bonne hygiène, comme ils vivent et pullulent dans les cooè^j opposées.

e. L'activité de la papulation mucoso-cutanée diminue de la p phérie au centre de la vulve. Au pourtour de l'orifice uréthra) l'anneau vulvo-vaginal et la muqueuse qui l'entoure, la forme en mato-érosive des plaques muqueuses prédomine, tandis qu'on ii\^ presque jamais de papules saillantes.

4® Canal vaginal. — Dans le vagin, les syphilides pa^uleus*^ d'une rareté excessive. Vous vous rappelez qu'il en est de mèm*les chancres. Ce canal semble jouir d'une véritable immunité : les manifestations de la syphilis. L'anneau vulvo-vaginal, de que l'isthme du gosier, forme une sorte de barrière que les éni; : papuleuses les plus envahissantes ne franchissent guère. Cep^c<i survient quelquefois, très exceptionnellement il est vrai, des sy: L dans l'intérieur des organes génitaux de la femme, mais elles d -v peut point les parties inférieures du vagin ; elles ne se dévfi ; i que dans son ampoule et sur le col de l'utérus'.

1. La statisticpie suivante, donnée par M. le D' A-Fournier, établit U fi>^Qe^ des éruptions spécifiques génitales, externes et internes cbex la femme :

Syphilides muqueuses de la vulve 5â cas.

Syphilides du col utérin 35

Syphilides du vagin 9

SYPHILIDES MUQUEUSES DU COL DE L'UTÉBUS. 683

Les syphilides de l'ampoule vaginale sont papuleuses et constituées par des papules aplaties, rondes, lenticulaires comme forme et comme volume, érosives ou opalines, entourées d'un liséré rouge, isolées ou groupées sans ordre, nombreuses ou discrètes, mais le plus souvent discrètes et toujours essentiellement résolutives et éphémères. Elles coïncident assez souvent avec des lésions analogues qui se produisent sar le col de Tutérus.

7^ Col defuiérus. — La papulation syphilitique du col est opaline érosive ou ulcéreuse. Mais, outre les papules, on trouve aussi sur le col comme dans la cavité buccale et au centre de la vulve, la véritable plaque muqueuse érythémato-érosive, Texfoliation épithéliale superficielle sans aucune saillie visible sous-jacente. L'érosion érythémateuse spécifique du col ressemble beaucoup à celle de cause commune et le diagnostic entre les deux est souvent fort délicat. Quand elles dépendent uniquement de la syphilis, les érosions ne siègent pas sur rorifice, au centre du museau de tanche ; elles ne rayonnent pas de ce point comme les érosions ordinaires, catarrhales ou autres, qui semblent sortir de la cavité du col pour s^épandre au dehors sans discontinuité. Les érosions syphilitiques sont excentriques par rapport à Torifice et disséminées çà et là sur la surface de l'organe jusqu'aux culs-de-sac vaginaux. De plus il arrive parfois que ces érosions affectent une configuration cerclée ou demi annulaire qu'on ne voit jamais au même degré dans les érosions ordinaires. Petites, lenticulaires, d'un rouge assez vif, elles sont rarement grisâtres et opalines.

Il n'en est pas ainsi des plaques papuleuses. Sur le col elles ressemblent à celles des autres régions. Ce sont de petits disques peu saillants, cerclés, ovalaires, elliptiques, du diamètre d'une lentille ou d'une pièce de vingt centimes, isolés ou confluents, qui présentent coomie caractère remarquable d'être opalins. Aussi leur teinte gris perle, blanc bleuâtre, tranche-t-elle avec la couleur rosée du col. Quand cette teinte qui est due à la macération et à l'infiltration séro-purulente des couches superficielles de Tépithélium disparaît, la surface de la papule devenue érosive est finement granuleuse et d'un rouge plus ou moins vif. Lorsqu'elles sont nombreuses, les papules cervicales se groupent quelquefois en anneaux et en demi-cercles ou forment des nappes continues ^ En dehors de l'orifice du col, elles sont faciles à

1. D'après M. Chéron les papules syphilitiques du col utérin auraient souvent la forme d'une étoile à trois branches ou d'une surface triangulaire.^La spécificité morphologique de ces lésions est rarement assez prononcée pour qu'on puisse d'après elle seule

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reconnattre ; dans rintérieur de Torifice ou sur ses bords elles se col • dent avec les érosions, les granulations delà métrite cervicale. Qud soient érosives ou papuleuses, les sypbilides du col guérissent ni tanément avec une rapidité étonnante. Aussi sont-elles épbém^rt* conune cela ne les empécbe pas d'être contagieuses, il est fort p sible qu'on ne trouve aucune trace de leur existence, alors :• montrent sur la verge les effets de la contamination qui leur e>'. j Leur curabilité est si facile qu'en 24 ou 36 heures une cautéh .: très superficielle ou un simple pansement avec une poudre i><!ii peuvent les faire disparaître.

Syphilides muqueuses de la R]éGi0N ANALE. — Chez rhor.:chez la femme, mais plus fréquemment chez celte dernière. !x devient très souvent le siège d'une éruption érytbémateuse el > "^ d'une éruption papuleuse qui prend d'emblée le caractère des^..: humides mucoso-cutanées. Quelquefois la détermination spe û\ ne se traduit que par des érosions irrégulières sur un fond ér^ À teux. Mais presque toujours elle se formule en papules qui unes plates et peu saillantes, les autres condylomateuses, h}. *. phiques, muriformes et végétantes. Ici, comme dans la région i::. \ la prolifération de ces produits morbides atteint parfois de tions extraordinaires. Par leur physionomie d'ensemble, y.: évolution, leur durée et leurs complications, les papules anal- > -- 1 prochent beaucoup des papules génitales. Elles coiocideni à* ^ et se combinent fréquemment avec elles, si bien qu'elles ^ i procéder des mêmes causes et appartenir à la même pous^x ■ ^ semble donc inutile de les décrire longuement. Mais U est n ; i de leur histoire qu'il faut signaler dès maintenant : loin d'^ :* i lentes comme la plupart des autres syphilides muqueuses, l'anus sont habituellement douloureuses. Aussi n'aurez-v besoin de les chercher; les malades ne manqueront pas di.^ votre attention sur elles. Ce caractère est d'autant plus acous- ^ lésions sont plus rapprochée de l'orifice anal ; il atteint son iu4i i d'intensité quand elles siègent dans Torifice lui-même. A et à quelques autres aussi, il existe d'assez grandes différru les syphilides anales proprement dites et les syphilides péri-

affirmer qu'une femme elt syphilitique. Les commémoratifs et les c jino:«^<^i des notions plus positives.

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