‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 31 sur 441 · INCUBATION DU CHANCBE SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

INCUBATION DU CHANCBE SYPHILITIQUE

ques, multiples et de former des tumeurs dures, non adhérentes avec la peau et mobiles dans l'atmosphère du tissu cellulaire qui les entoure. S'il leur arrive de se ramollir et de suppurer, ce qui est rare, elles guérissent vite et ne se convertissent jamais en foyer chancreUeux. Elles persistent pendant longtemps et survivent en général au chancre dont elles sont le retentissement obligé. Enfin elles se généralisent peu à l»eu et on en trouve sur différentes parties du corps, pendant qu'évoluent Ir» premiers accidents consécutifs.

Ainsi la néoplasîe primitive, l'accident initial de la syphilis est toujours précédé d'une longue incubation et toujours suivi d'un envahissement des ganglions régionaux par un processus en grande partie semblable à celui du chancre lui-même.

/ %t'>ttvm du ehoMcrt typhitiUque : Gomment on peut l'interpréter. — Deux théories. — Dans la f-r* ui*'n. le chancre n'est que le résultat local et unique de Tintoxication générale qui s'est faite t r^rtir de la contamination. — Dans la deuxième, le chancre est une lésion qui incube localement ;t^* le» tissas : Fintoxication générale ne commence qu'avec lui.

' . "r^tunrtt pnUiqueM : D'après la première théorie, inutilité de l'extirpation du chancre. — D'après •4 wy.ond<f, possibilité de prévenir la syphilis par la destruction, faite à temps, du chancre \< ;rUL tique.

i» •• 11/' ftounée pmr leâ fait» expérimentaux: Rareté des cas où l'on peut exciser à temps. — Insuccès

' .rtf '>xrision complète faite par moi dans des conditions exceptionnellement favorables ,et trente-

vx Lffires a|Nres l'apparition de la papule chancreuse. — Que faut- il penser de l'intoxication qui

oc'-d^ le chancre : elle est incomplète. — Nécessité du foyer chancreux pour la rendre effective

•: > c (Teaeraliser les conséquences.

.'',k 'a*i€ typIàUtiquê : Du rôle que jouent, dans la pathogénie, les lympbo-adénopathies scléreuses. - ï uboration et multiplication des éléments du virus dans les chancres et dans les ganglions '.i hatiques.

Avant d'aller plus loin, cherchons quelle est la signification du grand [.h^^Domène de Tincubation.

L'iotervalle de temps qui s'écoule entre la contamination et la lésion Jiiti^ile est d'une durée dont l'évaluation a beaucoup varié, suivant ' \:^jqae et les milieux où l'on dressait les statistiques. En me fondant Mr Ihs recherches que j'ai entreprises depuis dix ans, je crois être dans I"" vrai en affirmant qu'aujourd'hui l'incubation du chancre syphiliû'.Qeaune aïoyenne de trente-cinq à quarante jours. Mais peu importe w point de vue pathogénique. N'eùt-elle que dix ou quinze jours,

mme le pensaient quelques syphiliographes, elle n'en suggérerait \<- rooiDs les deux interprétations suivantes, qui sont les seules du reste ^^ i'^n ouisse faire.

î^^^ïrès la première, on suppose que l'absorption du virus s'est opérée

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