‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 311 sur 441 · SYMPTÔMES DE L'ECTHYMA PROFOND · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES DE L'ECTHYMA PROFOND

SOUS d'elle , au moment précis où elle se vide , on peul consti ' : sur le derme dépouillé des couches superficielles de son épithêluiL une, quelquefois deux ou trois petites ulcérations déjà taillera à p., comme Test celle du chancre mou d'inoculation au bout de 2i ouv» heures. Ces petites ulcérations s'agrandissent à vue d'œil en soptr^j et en profondeur; mais bientôt on ne peut plus assister à leur ' lution parce que le pus qu'elles sécrètent, se solidifie à leur sirU' et se condense en une croûte qui les recouvre complètement.

Cette croûte, par sa forme, par sa couleur, par son étendu' '• nous donner désormais la mesure des progrès que fera Tulcéra: qu'elle masque. Étudions-la donc avec soin. Elle est arrondie r<> lièrement. Son diamètre varie de celui d'une pièce de 20 cento? à celui d'une pièce de S francs en argent. Sa consistance est ^ ". pacte, rigide, uniforme et montre qu'elle est constituée d'une kjt pièce. Sa forme est convexe et plus ou moins conique. A sa sns'^'t on voit des stratifications irrégulières dont les cercles vont en se r^J:cissant de la base au sommet, ce qui lui donne l'apparence de cer".^! coquillages et en particulier de l'écaillé d'huître. Sa couleur est brj^'i presque noire et avec des reflets verdàtres. Elle adhère très solidiet J aux tissus sous-jacents et est comme enchâssée dans rulcération qu « recouvre. Quelquefois cette adhérence diminue, surtout lorsqot -:^ thyma devient phagédénique ; les bords do l'ulcération d^MLss^t û 'i dans leur marche centrifuge, ceux de la croûte qui, sans se d*<î devient mobile et semble flotter sur le pus ichoreux sécréi'' surabondance au-dessous d'elle.

L'ulcération qui est la lésion capitale de l'ectbyma entame et At*rm le derme d'emblée, sans indécision et d'une façon progressive, dut une partie ou la totalité de son épaisseur. Du premier coup tli UÊ une entaillure à pic, comme à l'emporte-pièce. Aussi ses bord^ * ils nettement découpés, abrupts et perpendiculaires à la pe^. en résulte, au bout de peu de temps, une perte de substance pr^f creuse, circulaire, escarpée, à fond inégal et déchiqueté, gr^'^ pultacé, jaunâtre, livide, quelquefois noirâtre et gangreniforme. l^ cette cavité il se fait sans cesse une sécrétion très copieuse de sdr purulente, mêlée de débris organiques et de sang, qui a la prc^; de se concréter au fur et mesure qu'elle se forme et d ajout/ nouvelles couches stratifiées à la carapace ostréacée qui s'accrt^: rajeunit ainsi constamment par sa base.

Au début, sous la pustule, il existait une espèce d'empâtex une tuméfaction diffuse et dure qu'on a eu tort de comparer *

SON ULCÉKATION, SA CEOÙTB ET SA CICATEICE. 723

ncle ou à une tumeur papulo- tuberculeuse. Cette tuméfaction éphémère ; elle ne tarde pas à disparaître et les bords de la Q se trouvent de niveau avec les parties voisines qui ne prépnld autre changement qu'une zone de coloration erythémato-pigtaire tournant au violacé et au noir dans les formes les plus es de la maladie.

( peau ne se régénère point au niveau de Tecthyma. La perte ubstance est remplacée par du tissu cicatriciel. Quand la gué- 1 doit avoir lieu, les bord s'affaissent, le fond s'élève, se déterge, )uvre de bourgeons charnus de bonne nature, qui sécrètent un ouable non concrescible. Puis la cicatrisation s'effectue sur plus points à la fois, quand l'ulcération est très large ou s'étend prolivement du centre à la circonférence. La cicatrice qui en résulte (n stigmate indélébile, d'une physionomie caï'actéristique. On la mait aisément à sa forme régulièrement circulaire, à sa dépresau-dessous des tissus voisins, conséquence naturelle de la perte ihstance partielle ou totale de l'épaisseur du derme en ce point, oJoration brunâtre et même quelquefois tout à fait noire. Cette le si remarquable persiste pendant plusieurs années, mais en >ant certaines modifications ; ainsi le centre se décolore et la cicatrice, avec sa couleur d'un blanc nacré, sa gaufrure, lis, comme si elle était trop au large dans son cercle de peau . Mais la pigmentation dure quelquefois indéfiniment sous forme li^é^é d'une teinte bistrée ou noire qui trace une zone comou incomplète sur les limites des parties intactes de la peau la cicatrice centrale.

nombre des éléments éruptifs dans une même poussée est très Ae. En général l'éruption prise en son ensemble est discrète, uefois il n'y a que deux ou trois pustules ecthymateuses, d'autres 1, vingl-cinq, trente à quarante au plus. Elles sont fort inégaleéparties sur la surface du corps. Dans beaucoup de points on n'en resque jamais , tandis que sur d'autres elles ne font jamais ;. Sur les membres inférieurs, en avant des tibias, vous les troutoujours ; n'y en eùt-il qu'une, c'est là qu'elle sera. Cette préon si marquée pour les jambes se traduit non seulement par la )ce constante de la lésion, mais aussi par sa confluence. Dans ce r cas, les parties envahies présentent parfois, depuis le genou au pied, un aspect hideux : les vastes ulcères dont elles sont rtes déversent sans cesse une sanie ichoreuse; ils se réunissent it pour ne former qu'une ou deux plaies de mine suspecte^

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