‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 313 sur 441 · COÏNCIDENCES PATHOLOGIQUES, PROCESSUS · texte numérisé non relu

COÏNCIDENCES PATHOLOGIQUES, PROCESSUS

flammation périphérique qui va parfois jusqu*àrérythème diffus, ax^-^ infiltration œdémateuse des tissus sous-jacents, puis Térysipële dont je vous exposerai plus tard le rôle quelquefois curatif dans les deriiiatopatbies syphilitiques, enfin plus rarement le phlegmon. — Mais les complications les plus à craindre en dehors du phagédénisme, ce sont la gangrène et surtout les hémorrhagies. La gangrène reste toujours partielle, localisée sur certains points, n'attaquant que quelques lambeaux isolés de la peau entre les pustules. L'hémorrhagie se traduit [>.ir un suintement de sang pur ou mélangé de pus, qui se produit au-dessou< des croûtes. Quelquefois il est incessant et il se fait même avec une telle abondance, qu'on est obligé de l'arrêter. Mais, quoique insensible u plupart du temps sur chaque pustule, la déperdition générale oVn devient pas moins considérable, à cause de leur nombre et aussi i cause de la durée interminable de l'affection.

Coïncidences pathologiques. — Ce sont toutes les lésions extern»*^ ou internes qu'est susceptible de produire la syphilis tertiaire : eiostoses, périostoses, affections musculaires, viscéropathies telles que k syphilose du foie, par exemple, celle des reins et du névraxe, les tumeur> gommeuses.du tissu cellulaire sous-cutané, les affections nécrosiqu^'^ des cavités nasales et du voile du palais tuberculo-ulcéreuses, ]e> syphilides des membranes muqueuses etc. Quoique l'ecthyma et le ni|»a soient des syphilodermies essentiellement tertiaires, on les voit cependant coexister quelquefois sur la peau avec des éruptions papuleusr^ et sur les muqueuses avec des plaques. Elles n'attaquent pas d'ordiDair*" ces dernières membranes; la plupart des ulcérations qui les rongeoh: les détruisent appartiennent aux néoplasies tuberculeuses ci^consc^itt^ ou en nappe. Cependant j'ai observé parfois au voile du palais et sur la muqueuse buccale, des pertes de substances survenues d'emblée e: sans qu'il eût été possible de constater, avant leur production presqut instantanée, le travail de suffusion intra et hypodermique qui les précède et qui les cause*.

Processus. — Vous connaissez celui de l'élément pustulo-ulcêreux. Quant à celui de l'éruption, prise dans son ensemble, il est toujours chronique et de longue durée. La détermination se fait en une fois uu par poussées successives. Ce dernier mode est peut-être le plus ordinaire. Ajoutez à cela qu'elle récidive avec une facilité extrême pendoot des années et qu'il n'existe aucun indice qui nous permette d'en présager le terme. Dans les cas les plus graves, le processus se précipit'

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