SYMPTÔMES DU TUBERCULE UI>CÉREUX
miles. J'en ai observé un exemple récemment chez un jeune homme <i une fort belle santé, syphilitique depuis trois ans, qui a vu survenir >jr diverses parties du corps, une éruption de 10 à 15 gommes intra et sous-cutanées, tout à fait inattendues, car il n'avait eu au début de la maladie que des accidents superficiels et fugaces dont il était exempt depuis dix-huit mois au moins. Eh bien, cette syphilose a certainement été suscitée chez lui par les chagrins profonds que lui uQt causé des désastres financiers. Le système nerveux fut soumis ;i('ndant deux mois à de rudes secousses ; les fonctions plastiques n'en forent pas atteintes, du moins en apparence, mais la vérole, bénigne et latente jusque-là, devint tout à coup gommeuse. Dans la majorité des cas vous ne trouverez, il est vrai, que la spontanéité de l'action diathésîque'.
Symptômes. — Ils ne diffèrent que peu, pendant les premiers jours, de ceux que je viens de vous décrire au sujet de la forme atrophique : Nodosités intradermiques du volume d*un grain de millet à celui d'une noisette, fermes, tendues, luisantes, arrondies; mêmes affinités topographiques, mêmes modes de groupement, sans disposition aucune ou suivant des lignes courbes, des corymbes, des grappes de raisin, etc. L'agglomération des éléments éruptifs tuberculo-ulcéreux est presque constante. Vous ne les trouverez jamais disséminés à l'état d isolement sur les diverses parties de la peau, surtout lorsqu'ils se produisent à une période avancée de la syphilis. Sauf cette circonstaoce, analogie parfaite ou plutôt identité absolue entre les deux modes de la syphilodermie tuberculeuse. Par le fait c'est une seule et même affection dont l'une ne parait être que la continuation, la dernière étape de l'autre. Cela est si vrai que la première, longtemps restée sèche, devient quelquefois ulcéreuse.
Après une période de crudité dont la durée varie beaucoup suivant les cas, la nodosité intradermique diminue de consistance, se ramollit plus ou moins vite, s'ouvre et se convertit en une ulcération. Le pro- >:eàsus de ramollissement peut se suivre pas à pas : la peau s'amincit peu à peu au sommet de la tumeur, jusqu'à laisser voir par transparence le pus sous-jacent; puis elle se crevasse et disparaît progressivement par une nécrobiose moléculaire qui, au bout de trois ou quatre jours et même moins, laisse largement ouverte et béante la cavité tuberculeuse. La matière évacuée est un liquide jaune, purulent, mêlé de détritus organiques qui ne sont autre chose qu'un petit bourbillon