‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 322 sur 441 · SIGNIFICATION DU MOT TUBEBCULE SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

SIGNIFICATION DU MOT TUBEBCULE SYPHILITIQUE

fréquence, par la variété et la profondeur des lésions, par leur tendance au phagédénisme et par leur aptitude à se développer partout, non seulement sur la peau, mais aussi sur les muqueuses. Dans les généralités sur les syphilodermies, je vous ai dit ce qu'il fallait entendre par le mot tubercule en pathologie syphilitique. Vous savez déjà quel ^^t son siège et comment il évolue. Avant de vous décrire les désordres qu'il produit sur les surfaces tégumentaires externe et interne, il me semble nécessaire de pénétrer plus avant que nous ne l'avons fait juiqu'ici, dans l'étude intime de sa constitution bistologique. Vous m'entendrez employer indistinctement les mots tuberctde et gomme. C'est que ces deux mots représentent une lésion absolument identique. Le tubercule, en effet, n'est autre chose qu'une petite gomme développée dans l'épaisseur du derme. Sa signification en dermatoloLV syphilitique est très précise. Je tiens à ce qu'il ne reste à son suj^i aucune équivoque. Les tubercules de la phthisie pulmonaire et dt^ la scrofulose ne doivent point être confondus avec lui ; ils entrainoi::. du reste, l'idée d'une toute autre localisation, beaucoup plus large i-x moins exclusive que celle du tubercule syphilitique. Remarquez i\\\^ je ne justifie pas l'expression tubercule syphilitique; elle existe, jr? l'accepte et je l'explique. Si vous disiez tubercule syphilitique du poumon, du foie, des reins, du cerveau, vous commettriez une héré de langage et vous ne seriez pas coupable d'une erreur de fait, car I petites gommes semées dans ces organes sont absolument identiques comme volume, comme forme, comme structure, aux tubercules de Ii peau. Mais il est dans l'usage de dire gommes du poumon, du cerveau, etc., tubercules de la peau et des muqueuses. Les mots ont quelquefois des tyrannies de vieille date qu'il est presque inutile ^V secouer et pour lesquelles il est de bon goût d'avoir un peu d'indulgence.

La gomme est la lésion par excellence de la syphilis tertiaire. EL' est susceptible de se développer dans tous les points de l'organisnK En elle, la maladie tertiaire, arrivée à sa phase constitutionnell . trouve l'agent dont elle se sert pour produire tolis les désordres si nom breux, et je serais tenté de dire si nouveaux, dont s'enrichit chaq:* jour sa pathologie. La matière dont elle est formée montre une élastici!' morphologique qui lui permet tantôt de s'étaler, de s'infiltrer on p i jpartout, tantôt de se condenser en tumeurs^ On se ferait une ù!^fausse de la gomme si on ne voyait en elle qu'un amas circonscrit iproduits morbides. Ces produits morbides qui restent toujours 1"^ mêmes, qui sont condamnés au même processus, aux mêmes tr.m^'

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