HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DES TUMEURS TUBERGULO-GOMMEUSES
r^rmatioDS et subissent souvent la même fatalité nécrobiotique, se r>'unissent sous forme de masses plus ou moins volumineuses ou ^'' pandent en nappes plus ou moins épaisses au sein des organes, dans ..i trame cellulaire sous-cutanée, dans l'épaisseur de la peau et des muqueuses, etc. Pourquoi la matière gommeuse de la syphilis tertiaire envahit-elle les tissus tantôt sous le mode diffus d'infiltration, tantôt sous le mode condensé de tumeur? Nous ne le savons pas ; mais le fait existe et vous en verrez de nombreux exemples. L'étude histologique (ir la matière gommeuse vous donnera la clef des métamorphoses par I* .v{uelles elle passe pour se substituer aux éléments sains qu'elle envahit et pour arriver à les détruire. Elle a pour théâtre exclusif la irame du tissu conjonctif. C'est là seulement que vous la trouverez »ous forme de tumeurs ou d'infiltrations en nappe.
Je pense que, pour l'intelligence des nombreuses lésions que je vais avoir à vous décrire, il est bon de commencer par l'anatomie pathologique de la gomme, qui est aussi celle du tubercule et celle des uiliitrations spécifiques . Le tissu de ces productions morbides a été étudié depuis vingt ou trente ans, avec beaucoup de soin, par tous les anatomopatliologîstes. MM. Lebert, Verneuilet Robin constatèrent, dès le début ivé applications du microscope à l'étude des tumeurs, qu'il n'y avait pas dans la matière gommeuse d'éléments cellulaires spéciaux. Les '-lamens qu'en a faits M. Ch. Robin ont été consignés dans une excel- Wole thèse de M. Van Oordt [des Tumeurs gommeuseSyihksedePsiTiSf iho!i). Depuis, la question a été reprise et approfondie par MM. Virchow, Laocereaux, Cornil et Ranvier. Dans le livre de M. Cornil, que je vous A\ cité fréquemment, vous trouverez une description fort bonne et très claire des tumeurs gommeuses, comme du reste de toutes les lésions de la syphilis.
A5AT01CIE PATHOLOGIQUE DES TUMEURS TUBBRCULO-GOMHBUSES. — CC SODt (ICS
tameurs inflammatoires qui se développent dans Tépaîsseur du derme, dans t rivpoderme, le tissu conjonctif sous-cutané et celui de tous les organes. Quel •jue soit leur siège, elles sont fondamentalement les mêmes et ne diffèrent que p^r quelques détails accessoires. Prenons pour type la gomme du tissu conjonctif sous«cutané et tenons-nous en à son histologie. Nous ferons plus tard viQ histoire clinique* 11 y a trois phases dans révolution de la tumeur gommeuse : une phase de crudité, une phase de ramollissement et une phase de réparation. On pourrait en ajouter deux autres : phases d évacuation et d'ulcération qui se placeraient naturellement entre la phase de ramollissement et '•j!*f de réparation. Cest inutile pour la description histologique; A. Phase de ' niditê. En étudiant la tumeur gommeuse de sa périphérie à son centre, on iruute les faisceaux du tissu conjonctif séparés par des rangées de cellules
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début, et avant que la nodosité se soit ulcérée, il se forme à sa surfa e une véritable eschare qui s'élimine en laissant un ulcère cuUDé. C'est une variété d'éruption qui peut se généraliser; elleaélé tre« bien étudiée par MM. Bazin et Dubuc, et décrite par eux sous le oom de syphilide tuberculo-gangreneuse. — Nous la trouverons dan> >• sypbilides malignes précoces *.
Quant au phagédénisme, qui est la plus haute expression du z^'j. destructeur propre aux syphilodermies tuberculo-ulcéreuses, i. .« nous en occuperons quand nous aurons terminé la description d* . sypbilosc cutanée et de la sypbilose sous-cutanée '.
Processus. — Alors même que l'évolution de chacun des élêm r:« éruptifs est rapide, c^esl-ànlire aboutit promptement à Tulcération/; ::? à la réparation, la marche de la sypbilodermie, prise dans son en> -luble, est d'une lenteur remarquable. Aussi faut-il, dans la plupart d'i cas, s'attendre à une durée non pas de quelques mois, mais [Wirf * de plusieurs années. Il y a même des sujets chez lesquels Tafft - w i qui ne les quitte plus, fait pour ainsi dire partie intégrante de lap'^a: et passe par toutes les vicissitudes d'atténuation, de guérison af»;:rente, de recrudescence, d'envahissement progressif ou de dimirc* tion pas à pas. Elle ne finit jamais et recommence toujours. Les r^:r> descences et les récidives sont de règle dans son processus et n»- f'd presque jamais défaut, même dans les cas les moins sévères. A p* '•% par exemple, la cicatrisation sur un point est-elle faite que le triwii ulcéreux s'éveille et reprend ailleurs avec une nouvelle activité. TucH les affections susceptibles de phagédénisme en sont là. N'estn^e [»i^ i que l'on voit trop souvent dans le phagédénisme chancrelleni^ U^ récidives ne sont pas moins fréquentes. Les intervalles de teoip> '\^ les séparent sont quelquefois nuls et il y a subiutrance, ou bieo \sz\ période de calme absolu, d'une durée plus ou moins longue, sépart li
1. Pour se rendre rompte de ceUe complication. Une faat pa$ oublier que. p". ^ altérations de la gomme et du tubercule, celles des vaisseaux de la partie att^.. ' * constantes et toujours très prononcées. L'infiltration de cellules embryonnaire- * fait autour des vaisseaux, dans leur épaisseur, à leur surface interne, aboutit : ^ ^ moins vite et plus ou moins complètement à Tobstruciion et à roblitératioo o .' calibre. Et bien, que cette infiltration et l'ischémie qui en est ta conséquence, i- i d'être paitielies, lentes, incomplètes, se produisent brusquement et dans t«>u^ t^ i de la tumeur, celle-ci ne pourra manquer de tomber très vite en gangrène. — Li "^ plication gangreneuse, qu'elle soit primitive et généralisée comme dans la >\ ' maligne tuherculo-gangreneuse, qu'elle soit tardive, circonscrite, accidentelle * ' dans la syphilide tul)ercul«>-uloéreuse commune; cette complication est toujrur^ . •' d'une concentration très prononcée du processus d'infiltration sur le sys^me ^ »> ' de la néoplasie.