Voyez la l^on
DES SYFHILODËRMIES TUBERCULEUSES. 733
retours offensifs de la syphilodermie. C'est sur un endroit sain de la peau ou sur la cicatrice de l'éruption qui vient de finir, que la nouvelle poussée se produit. Les récidives in situ sont très communes. Il y a des régions, comme la face et les omoplates, sur lesquelles la sypbilide ne cesse de sévir sous tous ces modes, et cela pendant des années et a Texclusion de tous les autres districts cutanés ou muqueux. Ces affinités régionales sont très singulières et inexplicables dans une maladie aussi générale que la syphilis. — Un autre caractère qu'il De faut pas omettre, sur lequel il est au contraire essentiel d'insister, c'est l'indolence de la tuberculose cutanée syphilitique, et par suite l'insidiosité de son développement. J'ai observé plusieurs malades chez lesquels un petit tubercule du voile du palais arrivait à l'ulcération et à la perforation, avant qu'ils se fussent doutés de son existence. Combien d'autres qui croient n'avoir sur les ailes du nez, par exemple, qu'un léger relief éruptif, sans portée et d'aventure, comme on en voit tant, et qui sont stupéfaits au bout de (|uelques jours, quand ce bouton s'ouvre et met à découvert une ulcération qui travt^rse de part en part les parties atteintes, les ronge, les mutile et y produit toutes sortes de délabrements inopinés et imprévus ! Cette latence dans le processus, cette mise à nu soudaine d'une destruction insidieusement préparée de longue date, ont si souvent causé les surprises les plus désagréables aux médecins, et surtout aux malades, qu'il y a un grand intérêt pratique à connaître le fait pour en prévenir ou du moins en atténuer, les conséquences par un traitement dès le df^but du mal.
Diagnostic et pronostic — En présence d'une éruption tuberculeuse récente et encore à l'état de crudité, il est difficile de dire si c'est kla forme sèche ou à la forme ulcéreuse que l'on a affaire. Môme, plus tardy quand une partie de la lésion s'est ramollie et est devenue un peu squamo-croùteuse, ou ne peut pas se prononcer catégoriquement 5ur le caractère résolutif ou franchement ulcéreux, car les deux formes, à certains moments, sont si voisines l'une de l'autre, qu'elles se confondent et ne font qu'une seule affection susceptible, suivant les :irconstances, d'obéir à tel ou tel processus. Mais, peu importe, puisque le traitement est le même dans tous les cas. — J'en dirai autant de rimpossibilité où on se trouve fréquemment de distinguer les ulcérations syphilitiques ecthymateuses et tuberculeuses. Il faut en prendre >on parti. Toutes les syphilodermies tertiaires aboutissent à la desruction des tissus. Quand on assiste au début et aux progrès de ce trarail, il est possible d'en fixer le mode pathogénique ; mais quand il a
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