‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 325 sur 441 · DIAGNOSTIC DES LUPUS SYPHILITIQUES ET SOBOFULEUX · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DES LUPUS SYPHILITIQUES ET SOBOFULEUX

accompli le plus fort de son œuvre et qu'il ne fait que la parachcver/il use des mêmes procédés et donne lieu à des lésions ulcéreuses ideu* tiques qui ne conservent, ni dans leur forme, ni dans leur marché, aucune trace de leur première origine.

Ce qu'il y a de plus important, c'est d'être fixé sur la nature diaib<> sique des lésions cutanées ou muqueuses. Ici, comme dans toutes xi autres sypbilodermies , vous aurez les commémoratifs , les coïncidences pathologiques qui sont nombreuses et presque toutes d'ordrr tertiaire : exostoses, périostoses, lésions testiculaires, affections vi^ cérales, syphilose des muqueuses. Vous aurez , en outre , à mom^ que vous n'ayez affaire à une première poussée , les cicatrices n caractéristiques laissées sur la peau par les attaques antérieures d la même syphilodermie ou d'une autre syphilodermie tertiairr. Certaines maladies constitutionnelles telles que la scrofule produr sent des déterminations cutanées qui se formulent souvent sous 1mode tuberculeux et présentent la plus grande analogie avec h syphilide tuberculo-ulcéreuse. Le Inpus scrofuleux de la face ronf* les ailes du nez, le lobule, la cloison, ouvre largement les fus^-^ nasales en avant, détruit les lèvres et les joues, etc., tout comme c>rtaines syphilides malignes tuberculeuses de la même région qu'on i désignées aussi sous le même nom de lupus. Comment établir le di< gnostic de la cause ? 11 faut d'abord étudier la constitution, remonter au\ antécédents, réédifier, s'il est possible, tout le fond pathologique d; malade depuis sa naissance. Et puis on cherchera et on ne manqu^rû pas de trouver presque toujours des signes distinctifs dans la lé^i' n elle-même. Ainsi, dans l'ulcération scrofuleuse, les contours sont pi .^ irréguliers que dans l'ulcération syphilitique et n'offrent pas ce Ira. » circulaire ou demi-circulaire si frappant dans toutes les déterminatiiii* cutanées de la vérole. La teinte générale est rosée plutôt que rou:.' sombre. Les liquides sécrétés présentent moins d'aptitude à la cooiTt^ tion rapide, et les croûtes qu'ils forment sont plus molles plus jaui.** et moins stratifiées que celles de la syphilis. Les bords de Tulcère n i* moins à pic. Les cicatrices laissées parle lupus scrofuleux ne sont yiminces, souples, unies ou à peine ponctuées et gaufrées, comme cellr> des ulcérations syphilitiques, mais dures, couturées, plissées, trav»:* sées par des brides entrecroisées et plus adhérentes aux tissus S"U^ cutanés.

Je vous ai fait pressentir les difficultés que présente souvent le dugnoslic des ulcérations syphilitiques sur les jambes. Les mauvais uKc n ^ variqueux qui reposent sur des tissus sclérosés et qui sont enlour'S

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