CAS DE STPHILIDE MALIGNE PRÉCOCE
tégumentaire, rester seul en possession du terrain conquis jusqu'à l'épuisement progressif de la force morbide qui résidait en lui K laisser à peu près dans leur intégrité les forces générales de IVr.. nomie. Je vais vous décrire maintenant des syphilodermies bitD autrement dangereuses. En elles vous retrouverez une image de h syphilis qui épouvanta l'Europe à Tépoque de la Renaissance, lo^qu'elle apparut pour la première fois sur notre continent. Ici <k n'est plus un seul élément éruptif qui entre en jeu; tous se dono^^ot rendez-vous sur la peau et se prêtent main-forte pour accomplir plu> vite et plus sûrement leur œuvre de destruction. Par la furie de leur processus local, par leur aptitude incroyable à se multiplier, à s'ei^^odre, à envahir toutes les régions cutanées, par leur résistance dui efforts synergiques de l'organisme pour arrêter leur marche, \^ir l'impuissance souvent radicale de la médication spécifique et 'ui .1 par la cachexie rapide, profonde et parfois irrémédiable qu'elle^ pr\tvoquent, ces syphilodermies à la fois aiguës, générales, ulcéreu>»v toxiques, précoces et néanmoins constitutionnelles, sont une d manifestations les plus redoutables de la syphilis. En elles se centre tout ce qu'implique la malignité dans ce qu'elle a de bru&qu»et d'insidieux, de terrible dans la détente inopinée de la force latent*. et d'infatigable dans son action que rien ne lasse et ne subjugue, lu seul fait, mieux que des mots, vous en donnera une idée. Je vai> \*>n< résumer l'histoire d'un malade atteint de syphilide maligne prtV .^ ^ qui succomba dans mon service en 1 870.
Celait un jeune homme de 21 ans, graid, bien constitué, de peu dVai^'ipoint, d'un tempérament lymphatique, qui jouissait habituellement d une tr ^ bonne santé, ne faisait pas d'excès, ne présentait dans ses anlécédeotsaiKuac souillure constitutionnelle, et vivait dans de bonnes conditions b>giêDrquf*- Rien en lui ne pouvait faire pressentir les épouvantables cooséquence* d- 1 maladie qu'il devait contracter. Ce fut vers le 8 juillet 18G9, dix ou douze; ."^ après le dernier coït, trois ou quatre semaines après ravanl-dernlpr, : ! s'aperçut de l'existence d'un chancre placé à l'extrémité de la verge, au p^nif t du méat. La seconde incubation fut remarquablement courte, car vinsi-» i à trente jours après le début de l'accident primitif, le tronc et les membrv* < couvrirent d'une éruption papulo-squameuse. En même temps, des trout^ constitutionnels profonds survinrent et persistèrent sous une forme qui ir.> quait déjà la grave atteinte portée par l'intoxication aux forces radicai?»**! l'économie. Aussi, le malade maigrit rapidement, perdit ses forces, de\ini c l'i et anémique, sans éprouver néanmoins aucun dérangement spécial da c^U' " principales fonctions organiques.
Le lendemain de son entrée dans mon service, salle 8, n* 57 ;40' : •* environ de l'accident primitif), je constatai chez lui Tétai suivant : Ba 1"posthite infectante, phimosis incomplet, induration de rextrémité da ?>»i'*^