BIMOLLISSKMENT ET ADHÉBENCK8 DANS LE DEUXIÈME STADE
ainsi transformée présente Taspect d'un petit phlegmon très subaii:u, d'allure chronique, dans lequel il y a prédominance de la poche centrale purulente sur la coque solide qui l'enferme et sur rempàtemen! périphérique. Ajoutez que l'indolence absolue du début fait place alor> à une douleur sourde et vague qui se traduit par de la gène, de !a tension, des élancements.
Peu à peu, la peau tendue et rougie qui recouvre la gomme s'amlDcit par l'usure progressive de ses parties profondes, se réduit à uu»* membrane de plus en plus frêle, dépourvue de charpente solide, rési>taute, et bientôt réduite à une pellicule épidermique qui laisse parfui> apercevoir par transparence le pus jaunâtre du foyer sous-jacent. Sur le point culminant de cette fragile enveloppe, une crevasse, un p»^tuis se forment spontanément ou par accident, à la suite d'une brusque pression, par exemple, et la cavité évacue son contenu.
Ce contenu est moins complètement liquide que ne le faisait prévoir la fluctuation. Le fond de la caverne est en effet rempli par un lambeau parenchymateux d'un blanc gris ou jaunâtre, semblable à de la chair de morue, véritable bourbillon constitué par 1^^ lames sphacélées du tissu conjonctif que la néoplasie avait englobée^ dans sa masse. On l'aperçoit de plus en plus distinctement, à mesurt que s'agrandit l'ouverture de la cavité gommeuse. Cette eschare sp^lciale qui empêche la tumeur de s'affaisser dès qu'elle communiqué' avec l'extérieur, est indolente. Elle se désagrège peu à peu, s'émiettr, s'en va en lambeaux ou en fragments insensibles. Comme elle adhèr»très fortement au fond du cratère, on ne pourrait point Tarracher, eî du reste cette opération serait absolument inutile. — Quant au liquiiif enfermé primitivement dans la caverne gommeuse, il est d asp*- 1 purulent, jaune, verdàtre ou rouge. Il ressemble surtout à un pus m J lié, souvent sanieux et au milieu duquel flottent des détritus oriran ques et des grumeaux de sphacèle. Il contient beaucoup de graotilations graisseuses, des gouttelettes huileuses, des globules rouge> -: des leucocytes. Il est rare que ce liquide soit transparent, visqueui t: ambré comme une solution de gomme. C'est peut-être pourlant «^ caractère exceptionnel qui, ayant frappé les premiers syphiliogra(»b'^ leur a fait donner à ces tumeurs le nom de gommes. Là quantité <'liquide pyoïde sécrété par la caverne augmente peu à peu à ^)e^ur' que le bourbillon diniinue. C'est même ce liquide qui contribue à d'* socier, à fragmenter et à dissoudre définitivement la masse spha(v!<' Quand ce résultat est produit et que la cavité est détergée et nelloy ^ elle ne larde pas à se convertir en une ulcération profondi*, ni.ii'