DES TUMEURS GOMME USES DB L'HYPODEBME
ous-culanée. Au lieu de s'ouvrir promplement comme on s'y atlenlail, la poche purulente persiste plusieurs jours dans le môme état, ans s'agrandir. Puis elle semble s'isoler de plus en plus au milieu de i gangue inflammatoire qui l'entoure et reconquérir son individuaité qui s'était momentanément effacée dans l'ensemble de la lésion. *eu à peu les phénomènes de phlegmasie périphériques se ralentissent !t s'éteignent ; la tuméfaction diminue, la peau devient moins rouge et noins tendue, un empâtement œdémateux succède à la dureté phlegnoneuse et la complication finit par disparaître complètement. Il ne reste plus au centre que le foyer d'où procédait tout le mal, c'est-à-dire une tumeur fluctuante, dont les contours, encore durs, se détachent de jour en jour plus nettement de Tengorgement qui les submergeait. A partir de ce moment, la tumeur reprend sa physionomie ordinaire. Hlle peut persister pendant longtemps à l'état de poche liquide ou bien > ouvrir et s'ulcérer. Dans un grand nombre de cas j'ai vu des gommes «compliquées de phlegmon évoluer régulièrement et sans que leur pro- '»>sus en fût accéléré. C'est là un résultat auquel on ne s'attendait guère quand toute la lésion semblait emportée par un mouvement inflammatoire rapide aigu, accéléré, qui semblait devoir aboutir fatalemeut à une abondante suppuration chaude et à ciel ouvert. Ëh bien, la ?omme redevient souvent d'elle-même, et à plus forte raison quand on la traite convenablement, froide, aphlegmasique et presque inerte dans -on processus. J'en ai vu beaucoup qui, toujours à la veille de s'ouvrir, restaient closes et se résorbaient même avec une grande rapidité. J'insiste sur ces faits parce qu'ils sont peu connus et que vous ne les trouverez pas décrits dans les auteurs. Jusqu'ici la question des fs'ommes sous-cutanées a été traitée d'une façon routinière et fort incomplète. Gardez-vous bien d'ouvrir ces gommes phlegmoneuses, quelle que soit la violence de leur processus inflammatoire. 11 ne faudrait les évacuer que si elles exerçaient une compression dangereuse mr les organes sous-jacents, sur le larynx et la trachée par exemple. Les complications inflammatoires des tumeurs gommeuses présentent
Binhiiit à grands pas et en sept jours la guérison s'était presque effectuée coinplè-
Wn» m.
Le U décembre il ne restait aucune trace da phlegmon sous-maxillaire si ce n'est un
partout.
Q- [«athie superficielle sur le dos de la langue, avec rha^^uies profondes sur les bords.
-limais le moindre mouvement fébrile pendant la durée de cette affection phlegmo-
ifu$e de rhypoderme.
^'20 GOMMES COMPLIQUÉES DKS JAMliES.
de nombreux degrés. C'est surtout aux exlrémilés inférieures, sur le> jambes que vous pourrez les étudier. Dans cette région elles sont très fréquentes. Les gommes y présentent une vivacité d'allures qu^elles atteignent rarement ailleurs. Presque toujours il se développe autour d'elles un œdème subaigu qui confine quelquefois à l'érysipèle ou bien qui devient dur et éléphantiasique. Je vous ai décrit, dans la leçon précédente, Taspect monstrueux] que prenaient parfois les jambes lorsqu'elles sont atteintes de syphilose cutanée, à plus forte raison il en est ainsi quand, aux lésions de la peau, s'ajoutent celles du tissu celiulairtsous-cutané sous forme de tumeurs, de nappes gommeuses '.