TRAITEMENT DES GOMMES
qu'une petite chiquenaude aurait rompue '.Pour que riodure dévelop|i' toute son action curative, donnez-le à la dose moyenne de 4ou S gramm* > par jour; allez même jusqu'à 8 ou 10, si vous le jugez nécessaire, b^ mercure est inutile, sauf dans les cas rebelles et réfractaires à l'iodure. Même dans les gommes précoces, contemporaines des accidents de la phase virulente, on pourrait s'en passer; mais on le prescrit alors moins contre la néoplasie que contre les autres manifestations.
Je suis peu partisan d'un traitement local contre les gommes pendant leur phase de crudité, et fort peu ou pas du tout dans leurpériod» de ramollissement. J'aurais trop peur de rompre la tumeur avec df'^
1. Il arrive quelquefois que des gommes très anciennes, depuis longtemps ram- ' et sur le point de s'ouvrir, se résorbent avec une rapidité étonnante sous IniflupiM l'iodure de potassium. Quel que soit le degré avancé de leur processus il ne faut jm • désespérer de leur résolution et surtout il ne faut pas y toucher.
Voici un exemple de ces guérisons merveilleuses :
Tumeur gommeuse de la région sous-maxillaire droite, très chronique dans fon ; cessus^ convertie en une poche purulente vers la 3' année de la syphilis et guén^ < •• perforation en trois semaiîies. — Nécrose et perforation de la voûte palatine.
Le malade, âgé de vingt-quatre ans, entré le 19 septembre 1882 dans mon >ier>ice. a*. . contracté, en juin 1879, des chancres du filet et du méat qui avaient duré trois rn<i> ' laissé des cicatrices indélébiles. Pendant une année environ, les premiers acci*:? ;> roséole, plaques muqueuses, etc., ne présentèrent aucune gravité. C'est durant r période que se montra une petite tumeur derrière Tangle de la mâchoire à droit.*. \ était indolente, grosse comme une noisette et stationnaire dans les premiers ten'|>- ' ne fut qu'au commencement de 1882 (2* année 1/2 de la syphilis) qu'elle prit un aar x ment considérable. En même temps, abcès probablement gommeux à l'angle intr-n . i l'œil gauche, ouvert par M. le docteur Panas. C'est aussi vers cette époque qu'une }- tumeur poussa sur la voûte palatine osseuse, à sa partie moyenne. Elle resta lor^^t-; ^ dans le même état, mais, vers la fin de mai 1882, elle se ramollit, s'ulcéra et il ^- ' brusquement une étroite perforation de la voûte avec pénétration des liquides <l.di> i ^ fosses nasales.
Au moment de son entrée, cette perforation antéro-postérieure et de 1 cent. 1 5 e m' de longueur consistait en une fissure dans une plaque osseuse nécrosée, au f r l'ulcération gommeuse. — Aucune douleur; — aucune manifestation ni sur )a[>fi sur les muqueuses; — constitution chétive^ santé un peu délabrée.
La tumeur gommeuse située derrière la mâchoire droite avait la grosseur d'un a-.. poule. Elle était fluctuante dans presque toute son étendue et entourée d'une /"î»t ' plasique qui faisait corps avec elle et ne l'empêchait pas d'être mobile dans le ti>su laire sous-cutané. La peau, rouge et amincie à sa surface, semblait sur le p*'i!'> s'ouvrir. L'iodure de potassium, et le sirop de biiodure ioduré furent administrés h h doses et produisirent des effets curatifs prodigieux. Vers la fin de septembre la ti:i avait déjà diminué des trois quarts, en moins de quinze jours, sans le stvours d atopique. Lors de la sortie du malade le 9 octobre (3* semaine du traitomeni) • gomme qui durait depuis deux ans, qui était fluctuante peut-être depuis 3 ou 4 m<i< à peu près complètement affaissée et la peau non adhérente au tissu sou>j.i< ' intacte dans ses parties constituantes, avait presque repris la couleur, Ti-pai-^' l'élasticité de l'état normal. — La perforation palatine avait un peu diminué. Um« se sentait si bien qu'il voulut sortir. Je l'ai perdu de vue.
Cette gomme unique a été remarquable par la longue durée de son évolution.