AFFECTIONS SYPHILITIQUE» PRÉCOCES DE L'HYPODERME
topiques. Ce qu'il faut faire alors, c'est la préserver de chocs et de \ioleQces extérieures.
Friclions mercurielles, pommades iodées ou iodurées, badigeoDuages à la teinture d'iode, vésicatoires, tels sont les adjuvants locaux qui ont été préconisés.
Une fois la gomme ouverte et en voie d'élimination, il faut employer les lotions et des injections détersives pour nettoyer l'intérieur de la :averne, des bains et des cataplasmes pour modérer ou étendre le mouvement fluxionnaire qui se produit à sa périphérie. Quant à l'ulcère ,'oimneux, vous le panserez comme tous les ulcères syphilitiques terliaires.
iPriCTIOXS SirHILITlOUIS P&ÉCOCES DU TISSU CILLULAIKK SOCS-COTANÉ.
>n«tderaUon8 générales sur les néoplasies syphilitiques précoces de l'hypoderme. — Trois séries de cas. Incabation de l'afTection hypodermique dans chacune des séries.
i^TTi^Mi NOUEUX STPBILITIQUB. Symptômes,— Tumeurs et plaques de néoplasie intra-derraiques. Uur forme, leur nombre, leur topographie. État de la peau à la surface des nodosités : sa* t*oloration rouge, violAtre. ecchymotique. — Œdème périphérique. — Douleurs vives, spontanées ou provoquées au niveau des nodosités de Téry thème ; douleurs irradiantes né vralgif ormes.
rumears et pUques de néoplasie hypodermique. — Tumeurs intra-dermiques qui deviennent hypodermiques. — Plaques pseudo-phlegmoneuscs.
Lerapiion de Terythème noueux est généralisée comme les éruptions érythémato-papuleuses de b phase virulente.
Troubles de U santé générale : Prodromes fébriles, rémittents, malaise général, embarras gastrique, etc.
fr^oUe» de la sensibilité ; leur importance. — Douleurs locales, douleurs irradiantes, rhumatoîdes fi nevralgiformes, annonçant l'éruption et cessant avec elle.
Procnncf. . Deux phases : l'une aiguë, l'autre chronique. — Durée de la première: 8 à 10 jours; de la seconde : 15 à SO jours.
Inn^nuatic: — De l'érythème noueux syphilitique et de l'èrythême noueux arthritique.
/•'onoirur. — Traitement.
^tcPLAMKS PIÉCOCSS CiaCO.^SCRlTBS KT BÉSOLUTIVKS DU TISSU CCLLULÂIHK SOUS-CUTA.NÉ. — LeUr
tD<îol''ni:e, leur aphlegmabie. — Symptômes. — Processus. — Ramollissement et liquéfaction des tnineurs et des plaques néoplasiques. Diagnostic de ces néoplasies et de certaines lympbopathies «•'(t>ndaire8.
^t< nAsiKs PRÉCOCBS ciKcoNScaiTBS ET ULCÉREUSES. — Rapidité du processus.
0)Q( iusions.
11 n'est pas encore admis en pathologie syphilitique que des lésions, se rattachant directement à la maladie constitutionnelle, puissent se développer dans le tissu cellulaire sous-cutané ou sous-muqueux , immédiatement après révolution chancreuse ou du moins dans la première phase de l'intoxication. Aucun traité de syphiliographie et de dermatologie, parmi les plus complets et les plus modernes, ne contient de chapitre ou même de réflexions, se rattachant de près ou de loin au sujet que je vais traiter.
J'avais entrevu depuis longtemps la probabilité et la possibilité de
lUURUC. — MALADIES VÉNÉR. 53
834 OONSIDÉBATIONS GÉNÉBALES SUR LES NÉOPLASIES
ces lésions, et j'en avais poursuivi la recherche en recueillant, à dn intervalles souvent fort éloignés, les cas rares qui se présentaient â mon observation.
Parmi ces cas, il en est un que j'ai publié en 1874, et qui a fait l'objet de mon travail intitulé : Cas de syphilis gommeuse précoce tî réfractaire à fiodure de potassium. La première tumeur apparut daû> le tissu cellulaire sous-cutané dix semaines après le début du chancre.
Mais ce n'est pas toujours sur la forme concentrée et arrondie dt^ :i gomme, pour ainsi dire classique, que se formulent les détennioaliin^ de la syphilis dans le tissu conjonctif. On voit d'autres variétés de n^r plasie spécifique s'y produire : tantôt au hasard et sur quelqoes poÎDt.^ isolés ou dans des régions similaires et symétriques ; tantôt un [n: partout, sur le tronc et sur tous les membres, successivement oa à U même époque et avec ce caractère de généralisation que préseoler* les syphilidos résolutives et superficielles de la première période, dcr.^ les deux principaux éléments générateurs sont l'érythème el ii papule.
Les cas que j'ai rencontrés depuis dix ans sont peu nombreiii. surtout si on les compare à d'autres de même ordre et de même <l./^ dans l'évolution diathésique, que j*ai recueillis pour mes études >;.: les affections syphilitiques précoces du système osseux et des cenl.^^ nerveux.
N'y a-t-il pas lieu d'être surpris d'une pareille rareté ? La syphilis en effet, envisagée au point de vue de l'anatomie pathologique, nV>v elle pas essentiellement et exclusivement une maladie de la substao conjonctive ? N'est-ce pas un de ses traits les plus caractéristique> «ine s'attaquer jamais, primitivement et d'une manière directe, aui »! ments individuels et spécifiques des organes, à ceux qui naissent dépens des feuillets interne et externe du blastoderme ? Sou h' . d'élection pour le travail morbide qu'elle suscite au sein des tissu> '- « plus simples ou les plus complexes dans leur structure, n'est-il f^.constamment, partout et à toutes les époques de son processus. >' trame conjonctive vasculaire qui émane du feuillet moyen bla^^•* dermique ?
Eh bien, dès lors, comment se fait-il que le tissu connectif, siaK damment répandu au-dessous de la surface cutanée, ne soit pas [•! * souvent le siège de ces déterminations qui se produisent avec t:. si grande fréquence dans des organes beaucoup moins riches en »^ stance conjonctive ?
SYPHILITIQUES PRÉCOCES DK L'HYPODEUME. 835
Pourquoi les déterminations gommeuses ou autres ne surviennentelles, habituellement dans le tissu cellulaire sous-cutané, qu'à une époque fort éloignée de l'accident primitif? N'est-il pas étonnant de îoir, par exemple, les centres nerveux attaqués parfois d'une façon irrémédiable dès le deuxième ou le troisième mois de la syphilis, eux qui, cependant, n'ont aucune connexion avec la peau ni avec les muqueuses, théâtre obligé des premières manifestations ; tandis que le tissu cellulaire qui leur est uni par les liens vasculaires et nerveux les. plus étroits reste intact ou n'est atteint qu'aux phases ultimes de la maladie constitutionnelle ?
Je ne me chargerai pas d'expliquer ces singularités. Mais il m'a semblé que plus les phénomènes dont je vais m'occuper étaient exceptionnels et rares, plus ils méritaient une étude approfondie.
Quand on recherche et qu'on étudie de près les manifestations variées qui se développent dans le tissu cellulaire sous-cutané, à toutes les périodes de la syphilis, on ne tarde pas à se convaincre que les descriptions cliniques des tumeurs gommeuses de ce vaste département organique sont, tout à la fois, étroites et insuffisantes.
Elles nous donnent, en outre, une idée fausse de révolution syphilitique, lorsqu'elles relèguent systématiquement dans ses phases les plus reculées l'apparition de ces productions gommeuses.
En les constituant à l'état de critérium infaillible du tertiarisme, plies généralisent et élèvent même à la dignité de loi un fait, vrai skins doute à beaucoup d'égards, mais qui cesse de l'être du moment qu'on Tuniformise sans tenir compte de ses nuances et de ses exceptions, et qu'on l'enferme et l'immobilise dans les barrières rigides ifune doctrine absolue.
Il n'est pas jusqu'à la symptomatologie, pourtant assez simple, de «*es néoplasies sous-cutanées, qui ne soit incomplète, parce qu'on n'a voulu voir en elles qu'un seul type, tandis qu'il y en a plusieurs.
Kl le processus, qu'on nous donnait comme à peu près invariable, a'est'il pas susceptible, au contraire, de présenter des aspects muliples et de subir des modifications profondes, qui tiennent à Tàge, à la broie de la syphilis et à toutes ces influences pathogéniques qu'elle net en jeu dans tel ou tel sens idiosyncrasique, chez les individus dont ^ile infecte la vie saine ou complique la vie pathologique ?
Je pense que la précocité de ces lésions ne paraîtra douteuse pour personne après les nombreux exemples que j'en rapporterai ' . Mais elle
l. Vuyei l'appendice de cette leçon. Pour avoir une idée complète des affections