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INCUBATION DES NÉOPLASIES SYPHILITIQUES PRÉCOCES

est loin d'être la même dans tous les cas, et j'ai trouvé qu'elle on illait entre 2 et 45 mois.

Du reste, pour mieux apprécier l'intervalle de temps entre le début de l'accident primitif et celui des néoplasies précoces sous-cutaDée>. qu'on pourrait appeler leur incubation, il faut l'envisager, dans chdcune des séries de cas qu'on peut établir, en se fondant sur ceriaiDef particularités importantes du processus intrinsèque.

Une première série comprend les néoplasies sous-cutanées dilfu?^^ et généralisées, comme certains exanthèmes cutanés. Dans les qQal^ cas de ces néoplasies, à marche rapide, à physionomie inflaminatoirf. à résolution facile, que j'ai cru devoir désigner sous le Dom dV/^thème noueux syphilitique^ nous trouvons que le temps écoulé depai* les débuts de l'intoxication jusqu'à celui de l'éruption a été de quatr mois et demi, deux mois, neuf mois et deux mois, ce qui donne comui' moyenne pour l'incubation des nodosités érytbémateuses un peu \hde quatre mois.

Une deuxième série comprend les néoplasies sous-cutanées circuur crites et résolutives. La date de leur apparition dans le proced>'î^ général de la maladie constitutionnelle ne diffère que fort peu de !^ précédente. Les onze cas que j'ai recueillis donnent un minimum <) deux et un maximum de trois mois. La moyenne est un peu moins «i^ cinq mois.

Quant aux néoplasies précoces et cependant ulcéreuses qui formcir. la troisième série, elles se rapprochent beaucoup plus que les pr^^^dentés des formes gommeuses classiques du tissu cellulaire sou?cutané ; aussi ne faut-il pas s'étonner que leur éloignement du délia: de l'accident primitif soit plus considérable. L'intervalle minimum, ' effet, a été de quatre mois et le maximum de quatorze. La moyeLii pour les cinq cas de cette série, auxquels j'ajoute un sixième «v^ observé récemment, donne une moyenne de neuf mois d*incubatiii

On voit donc, par ce qui précède, que c'est en pleine période ^i: lente dB la maladie constitutionnelle, à son commencement et j ^ phase moyenne, plutôt qu'à son déclin, que ces sortes de prodacL gommeuses sous-dermiques se montrent et se développent. A'>^ appartiennent-elles exclusivement par leur date à ce qu'on est coqw. d'appeler la syphilis secondaire. Et même, dans la syphilis primr^*

syphilitiques précoces de rhypoderme» il est indispensable de lire les obserrati commentaires dont je les ai fait suivre.

ÉRYTHÈMB NOUEUX SYPHILITIQUE. 837

ne voit-on pas quelquefois survenir comme complication du chancre infectant, mais dans le rayon circonscrit de sa sphère lymphatique, lies affections du tissu cellulaire sous-cutané qui présentent la plus î^rande analogie avec les néoplasies sous-cutanées secondaires ou tertiaires ? Je veux parler des œdèmes durs éléphantiasiques, diffus ou limités, des indurations de voisinage dermo-cellulaires, des traînées, des suffusions plastiques le long des vaisseaux lymphatiques, autour des ganglions, dans les aines ou même au pubis, qui se résolvent en général, mais subissent aussi parfois, comme de vieilles gommes, par un processus inGniment plus rapide, il est vrai, la fonte nécrobiotique de leurs éléments propres et des tractus conjonctifs au sein desquels ces lésions se sont développées. A envisager ainsi la chose, Topporlunité des néoplasies sous-cutanées est de toute saison, et ce n'est pas à tel moment précis du processus, mais à toutes ses phases, qu'on les peut observer. Reste à savoir quels sont les principaux traits de leur physionomie et les particularités caractéristiques de leur évolution^ qui nous permettront de les reconnaître, de déterminer leur âge et d'apprécier leur signification pathologique dans ce vaste t'Dsemble de phénomènes morbides, constamment ouvert à toutes les déterminations spécifiques, sur tous les organes et sur tous les tissus de l'économie.

Érytbème noueux syphilitique.

Parmi les néoplasies sous-cutanées d'origine syphilitique, les plus remarquables par leur précocité et par leur ressemblance avec les (éruptions généralisées des premières phases de la maladie, ce sont celles que je désigne sous le nom à'érythème noueux syphilitique.

Pour bien mettre en lumière l'autonomie spécifique de cet érythème noueux et fixer sa topographie, sa date et les traits qui l'individualisent au milieu des manifestations hypodermiques de la syphilis, je vais réunir .dans un même tableau ses principaux symptômes.

Stmptômes. — L'érythème noueux syphilitique est constitué par des tumeurs habituellement ovoïdes ou par des plaques irrégulières, orcupant séparément ou simultanément le derme et rhypoderme.Leur volume est très variable ; quelques-unes n'ont que la grosseur d'une petite noisette, tandis que d'autres peuvent acquérir 9 ou 4 centimètres et plus dans tous les sens, principalement dans celui de la superficie, quand elles s'étalent sous forme de disques irréguliers au-dessous de la peau.

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