‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 361 sur 441 · PLAQUES DE L'ÉRYTHÊMB NOUEUX SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

PLAQUES DE L'ÉRYTHÊMB NOUEUX SYPHILITIQUE

Parmi ces tumeurs, celles qui ressemblent le plus à Térythènif noueux ordinaire sont celles qui adhèrent au derme et qui font cûrp> avec lui comme si elles s'étaient infiltrées dans l'épaisseur de soc tissu. On les trouve disséminées sur les membres, plus rarement sur le tronc. C'est surtout aux jambes et aux avant-bras qu'elles se multiplient jusqu'à devenir quelquefois coniluentes. Leur couleur est rose" à la périphérie et d'un rouge sombre, violacé, comme eccbymoti'^ut dans leur centre où la pression ne la fait pas complètement disparaitff . Quoique bien circonscrites, elles ont de la tendance à s'entourer duLr zone de tissu cellulo-dermique œdématié. Souvent les parties dep^iu saine qui les séparent sont un peu injectées. Quand les nodo^ii^^ érythémateuses sont en grand nombre sur le même membre, il pr^id un aspect boursouflé, œdémateux, sa peau se tend et devient luisaotr. comme dans les suffusions séreuses aiguës ou subaiguês.

C'est qu'il existe toujours alors un véritable état inflammatoire du derme et de son tissu sous-jacent. La pression sur ces nodosités eint» une assez vive douleur qu'on provoque aussi, mais à un degré pla^ faible, dans les parties intermédiaires de peau saine. Outre cette douleur provoquée, il se produit spontanément des sensations péDÎblesdr gène, de pesanteur, de constriction et même des élancements nêvnigiques qui acquièrent souvent une importance prédominante dans h symptomatologie de l'affection ; aussi méritent-ils d'être étudiés à part. Pour le moment, contentons-nous de les signaler.

N'existe-t-il pas une ressemblance parfaite entre ces nodosit*^} érythémateuses syphilitiques et l'érythème noueux de toute aoi^ origine ? Elle saute tellement aux yeux que tous les obsenaleurs '•/ dû s'y tromper. Pour achever la confusion, il arrive assez souvent qcette éruption d'érythème noueux syphilitique est précédée et aicouh pagnée de phénomènes fébriles et d'embarras gastriques, toutcoœm' l'érythème noueux de cause non spécifique. La distinction serait dcr.impossible à établir s'il n'y avait pas, à côté de ces nodosités érytbmateuses, d'autres productions de même nature et contemporaines, ^-r la nature desquels on ne peut avoir le moindre doute.

En effet, outre les suffusions intra-dermiques de l'érythème Doueai on trouve toujours des tumeurs ou des plaques hypodermiques j* indépendantes de la peau, ou même ne présentant avec elle aui adhérence, et libres et mobiles dans le tissu cellulaire sous-cutd: Tous les degrés d'adhérence et d'isolement se peuvent constalf»r r le même sujet. Il y a de ces nodosités qui roulent sous le doigt; dauu^^

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