‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 362 sur 441 · INTRA-DRRMIQUES ET HYPODERMIQUES · texte numérisé non relu

INTRA-DRRMIQUES ET HYPODERMIQUES

M)nt en partie immobilisées, parce que, par leur surface externe, elles >»^ confondent avec la face profonde de la peau, qui présente parfois une teinte rosée à ce niveau. Parmi les nodosités et les plaques sousdermiques tout à fait libres ou faiblement engagées dans les adhérences dermiques, il y en a qui sont et qui restent ainsi pendant toute la durée du processus ; mais d'autres n'arrivent à cet état qu'après avoir «ûDstitué la tumeur typique de Térythème noueux. Voici ce qui se produit en pareil cas : la néoplasie érythémateuse, au déclin de son élat aigu, se débarrasse de l'atmosphère œdémateuse qui Tentourait ; ses contours se circonscrivent plus nettement ; peu à peu ils ne font plus corps avec la peau ; ils s'en détachent de plus en plus chaque jour et il arrive un moment où la tumeur devient complètement libre dans le tissu cellulaire sous-cutané et ne tient plus au derme que par une faible partie de sa surface extérieure. Voit-on l'évolution se faire de cette manière dans Térythème noueux d'origine commune ? Du reste, si, à première vue, ces nodosités de l'érythème syphilitique ressemblent a celles de l'érythème ordinaire pendant la période de début et de progrès, on peut constater entre elles quelques différences, même à ce moment-là. Une des principales réside dans ce fait, à peu près constant, que l'amas dur de matière plastique qui constitue la tumeur érythémateuse syphilitique est, en général, deux ou trois fois plus étendu dans tous les sens que la tache rouge vif, violacée et ecchymotique de la peau.

Les sufiusions en plaques, adhérentes ou non adhérentes à la peau, iUeignenl quelquefois des dimensions très considérables. J'en ai vu '{>ji avaient une superficie de plusieurs centimètres carrés. Pendant ' ur phase la plus aiguë, la peau qui les recouvrait était rouge, tendue rt luisante. On aurait pu les prendre pour un phlegmon qui allait -•«ppurer ; mais leur consistance restait toujours dure et ferme, et, (It'S que les phénomènes inflammatoires diminuaient, on sentait la plaque se détacher de la peau et former au-dessous d'elle une tumeur indépendante.

Dans leur localisation sous-cutanée et hypodermique ou dermique, on voit rarement ces productions néoplasiques occuper, depuis leur début jusqu'à leur résolution définitive, une position constamment fixe. Elles semblent partager leurs faveurs entre les couches les plus profondes du derme ou le derme lui-même et le tissu cellulaire sousjacenl. N'avons-nous pas constaté, tout à l'heure, qu'elles abandonnaient le tégument pour élire définitivement domicile dans la trame conjonctive, après avoir rompu toutes leurs adhérences avec la peau ou n'en

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