BÉNIGNITÉ OBDINAIRE DES GOMMES PRÉCOCES
Vers le 14« mois de la syphilis, toutes les tumeurs gommeuses étaient guéries. Le malade avait pris environ i ,320 grammes d'iodure de potassium.
Mais voici qu'un mois après (15*' mois de la syphilis), il se forma une sixième tumeur gommeuse occupant le plancher buccal, qui s'ouvrit au bout d'un moi^ et ne fut cicatrisée qu'au bout de ciDq. — Au 16e mois de la syphilis, septienw gomme diffuse, ulcérée du poignet gauche, guérison en deux mois. Santé toujours excellente; 8 grammes par jour d'iodure de potassium. ^ Au 22« mou û> la syphilis, hémoptysie survenue sans cause appréciable; elle n*eut aucune conséquence sérieuse. — Au 25« mois de la syphilis, apparition de deux tumeur^ gommeuses sur les parties latérales du cou. — Puis, dixième tumeur gommeur dans la région du poignet gauche, suppurée et à évolution très lente. — Autr" gomme non suppurée sur le plancher buccal, etc.
La plupart de ces tumeurs gommeuses évoluaient très lentement, rommcelles de la phase tertiaire, et passaient par de nombreuses péripéties a^aot de guérir.
Au 23' mois de la syphilis, il survint une hydarthrose et une arthropathtc graves du genou gauche. Un abcès gommeux se forma au-dessous du ligamec: rotulien. L'affection articulaire ne fut guérie qu'au bout de huit mois.
Après quatre ans de durée, la syphilis parut s'être éteinte définitivemeot Il est à remarquer que les productions gommeuses, depuis la première jusque la dernière, occupèrent d'abord, sous une forme diffuse ou circonscrite, le ti^^L conjonctif sous-cutané et qu'elles n'envahirent la peau que dans la demif.'phase de leur processus. Elles présentèrent, pendant toute la durée de It-ur évolution, le caractère typique de ce que tous les auteurs ont décrit sous le ti".r de gomme. Enfin, si l'on en excepte la petite roséole qui suivit de près racciJ«\it primitif, elles constituèrent à elles seules, pendant trois ans et demi, la M-uimanifestation de la maladie. La syphilis se traduisit donc, dès le début et à f**-^ près exclusivement, sous une de ses formes les plus caractéristiques, la fonrr gommeuse qu'elle a gardée jusqu'à son extinction.
Un pareil cas est exceptionnel ; c'est le seul de ce genre que j'^i: observé. Heureusement que dans la plupart des gommes sous-cutan^^ ^ précoces, le processus est d'ordinaire très bénin, soit parce qu il e^t court, soit parce que les ulcérations n'ont aucune tendance phagédi^ nique et guérissent vite, spontanément ou sous l'influence de l'iodur^ de potassium. Dans la plupart des cas de gommes précoces ulcére> « comme dans les formes résolutives et érythémateuses, le poljinorphisme des manifestations syphilitiques est la règle. On voit coïncider avec ces néoplasies sous-cutanées des roséoles, des éruptions pa[»..leuses, des plaques muqueuses, en un mot, tout le cortège des ac^ dents variés qui sont du domaine de la syphilis dans sa pbar virulente.
Mais n'est-ce pas une chose singulière que, dans aucun de ces t. ^ nous n'ayons constaté la moindre trace de détermination sur les ulcères? Conmient se fait-il qu'aucun d'eux n'ait été touché dans le temp