‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 373 sur 441 · ÉRYÏHÈME NOUEUX SYPHILITIQUE AU 9" MOIS DU CHAKCRE · texte numérisé non relu

ÉRYÏHÈME NOUEUX SYPHILITIQUE AU 9" MOIS DU CHAKCRE

diarrhée. Il alla passer plusieurs mois à la campag^ne, dans le Berry, et on cootioua !•; traitement spécifique qui avait été prescrit dès le début de TintoxicatioD.

Revenu à Paris le 5 novembre, il entra dans mon service pour se faire soigoer d» ,u ques muqueuses confluentes qui étaient revenues dans la gorge, dans la bouche h »Ltrr les orteils. Je trouvai sa santé générale très altérée et, pendant quelques jours, yw-i tins à un traitement tonique ; puis j'administrai un peu d'hydrargyre et d'iolur' i potassium.

Dans les premiers jours de janvier 1870 (neuvième mois révolu de ia syphili^ . t homme, dont la constitution était affaiblie et dont les forces avaient considérabler diminué pendant sa maladie, éprouva pour la première fois une douleur sur h Pc-* moyenne et antérieure de la jambe droite. Il existait à ce niveau une taniéfac(i<.o i fuse, sans changement de couleur et sans adhérence à la peau. Claudication: im^.-^v.lité presque complète de marcher. Irradiation jusque dans le cou-de-pied et le ger a. U tuméfaction et la douleur diminuèrent beaucoup en 10 ou li jours: néanmotiv 21 janvier, je constatai encore une saillie anormale diffuse avec emp&temeni « ■ ^ cutané œdémateux, un épaississement et une bosselure sur le bord interne du tibit.

Peu de temps après Tapparition de la périostose, douleurs très vives sur larti sur les côtés de Tarticulation du genou gauche dans le creux poplité du même (*>'!•' ^' tuméfaction générale ni phénomènes inflammatoires, mais avec de petites tu* * .* périostiques très sensibles à la pression. — Douleur et gonflement dans les artiruljN > phalangiennes du petit doigt gauche.

En môme temps que les phénomènes qui précèdent, il en survint d^autres dao'r . la peau et du tissu cellulaire sous-cutané. Ils furent caractérisés par VéniptioD di* l". plaques, d'une couleur violacée, très douloureuses, siégeant sur le mollet druit, ^>'' omoplates, sur la face postérieure des bras, sur la jambe gauche, larges comm . pièce de cinq francs en argent, et semblables à de l'érythème noueux. — Léger m •<> ment fébrile se produisant dans l'après-midi. Insomnie.

Il existait à ce moment une roséole papuleuse discrète dans le dos avec quelqu^'^ i 'iules d*acné spécifique. Âdénopathie cervicale et inguinale ; quelques croûtes dd^* * cheveux. Plaques ulcérées des orteils en voie de cicatrisation. Voix faible et enroua

Les suffusions plastiques du derme étaient épaisses, larges, dures, ci^coDs^^it^ formaient des nodosités ovoïdes aux bras, diffuses et entourées d un œdème étecdu i. extrémités inférieures.

Je fis prendre du sirop de biiodure ioduré et de Tiodure de potassium.

Le malade n'avait jamais eu aucune atteinte de rhumatisme articulaire ni d'une ^i tion quelconque pouvant se rapporter à l'arthritisme. Rien au cœur, ni du t : autres viscères.

Le 28 janvier, la périostose de la jambe droite avait notablement diminoé; w^^ s'en était formé une tout à fait semblable sur la jambe gauche à Tunioii du tier> ■: rieur avec les deux tiers inférieurs. Les nodosités érythémateuses persistaient 'îa même état.

Tous ces accidents, néanmoins, diminuèrent peu à peu et, dans les premiers }*. janvier, ils avaient à peu près complètement disparu, après avoir duré envin'» r semaines. L'état général aussi s'était sensiblement amélioré.

Ici il s'agit bien de Térythème noueux pur, car il n*est pas survenu de a sites dans le tissu cellulaire sous-culané. Les plaques étaient intra-dermjv ^ très rougeS) fort inflammatoires et douloureuses, comme dans Taffec: .' cause commune. La syphilis ne leur avait imprimé aucun caractère spec;**

Peut-être n'a-t-elle été que Toccasion de cette attaque d*érythème c dont l'apparition a sans doute été favorisée aussi par Tétat presque cacb^ dans lequel se trouvait le patient depuis rinvasion des accidenU coo5<^ •

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