CO^SID£RATIO>*S BUR LE TBAITEMEKT DES OOXMES PRÉCOCES
le processus se précipiter vers son terme avec une pareille impétuosité, ou aurait pu croire que le pronostic était des plus graves. Eh bien, révéoemea! a prouvé, le contraire. Presque toutes ces tumeurs gommeuses précoce^ ont cédé merveilleusement à l'action curative de Tiodure de potaâsiuo] Il a suffi d'un traitement poussé avec vigueur pendant 10 ou 15 jours pourtL faire justice. Elles se sont dissipées et guéries avec la même promptitude qjles nodosités et les sufTusions résolutives.
Toutes les gommes précoces, parcourant le cycle plus ou moins complet :leur évolution et aboutissant à la nécrobiose, ne se comportent pas d'une ïi>f< aussi bénigne et ne montrent pas une pareille sensibilité à Faction des spér. • ques. A cet égard, le fait actuel est en opposition parfaite avec celui que ... décrit comme un exemple de syphilis gommeuse, précoce et réfractai re à ri<.*i- de potassium. Quelle est la cause d'une pareille différence dans les résuitii; quand la maladie principale et les circonstances accessoires paraissent a p^e i près les mêmes? Nous Tignorons. Et qu'on veuille bien remarquer qu'ici r^ premières manifestations étaient empreintes aussi d'une certaine mai igc puisque, dès le deuxième et le troisième mois, un ecthyma très ulcéreux >V: montré sur diverses parties du corps, et que des ulcérations phagédeai^'* avaient envahi une des jambes, en même temps que l'éruption des tumt»r gommeuses s effectuait sur le tronc.
Ulcérations et gommes ont donc été guéries très rapidement. Le traitem^L* topique n'y a été pour rien, puisque j'ai employédu cérat simple afin de lai^^' tout l'honneur de la cure à la médication interne. Quaud je dis tout rhoDci»".' je me trompe; car l'organisme, toujours inattaqué dans ses forces vives, p**-dant les deux poussées, a pris sans doute une part active à la guérison t\ / ne serais pas éloigné de croire qu'il l'eût peut-être opérée à lui tout seul. C*une chose remarquable, en effet, que la différence qui existe entre les «^r..* nismes sous le rapport de leur aptitude à concevoir et à féconder Tact.-: curative que tend à faire naître, dans l'économie, tel ou tel ordre d'a?':^ médicamenteux. Cette aptitude est indépendante, dans une certaine m*^-^^ de la facilité avec laquelle les mêmes organismes se laissent plus ou m %* subjuguer par Taction morbide que doivent combattre les spécifiques. O^i ^ vu, par exemple, des malades, très gravement atteints et en peu de temps. ;
le virus syphilitique, en réparer les méfaits avec une promptitude extra
naire, dès qu'on leur donnait un peu de mercure ou d'iodure de potas* On dirait qu*il réside en eux une force de réaction réduite momentanéfDt l'inertie, mais qui se réveille et développe tous ses effets dès qu'elle est loui' par l'agent spécifique. Et la preuve qu'il en est ainsi, c'est que, en pareil • .^ l'œuvre n'est pas entièrement subordonnée aux doses. Mise en branle, la ' réactive agit seule. De là à la spontanéité dans la guérison, il n'y a qa'nc «- Par contre, on voit des patients dont les diverses affections syphilitiques des allures bénignes, rester presque absolument insensibles à l'action curj des médicaments. Quand à ceux qui possèdent une aptitude à la proliféra toxique dans toutes ses conséquences, et qui sont totalement déponn:toute activité curative soit spontanée, soit provoquée par les médicam'' * eh bien, cette double infortune les condamne ou du moins les eip«>?(' •formes les plus graves et même aux formes malignes de la maladie cob^t • tionnelle.
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