‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 382 sur 441 · EOTHTMA ET GOMMES DES JAMBES · texte numérisé non relu

EOTHTMA ET GOMMES DES JAMBES

Au commencement de juin, douleurs dans les deux membres inférieurs, pui« lunieuiv grosses comme des noisettes sur les jambes ; elles ne tardèrent pas à s'ulcérer npre> s'être ramollies.

Lorsque le malade entra dans mon service (5* mois du chancre), il avait: l* de» papules d'origine récente disséminées sur la figure ; 2« des papules larges et exulcéree? sur les bras; 3"* quelques vestiges de papules plates sur le tronc; 4* des pustule» cni-tacées et des tumeurs gommeuses sur les extrémités inférieures.

Ces deux dernières lésions seules vont nous occuper. Parmi les pustules, quelqu**' unes étaient larges comme une pièce de deux francs. D'autres, plus petites, >e m»,. traient en grand nombre sur les jambes où elles étaient confluentes. Il y en avait U-ncoup moins sur les cuisses. Quand elles eurent été débarrassées de leurs croûtes avides cataplasmes et pansées avec de Templàtre de Vigo, elles se modifièrent très rap)«v^ment et entrèrent en voie de cicatrisation. Le traitement interne composé de biiu'iiirr' ioduré fut poussé avec vigueur et bien toléré.

Les tumeurs gommeuses sous-cutanées existaient au nombre de cinq sur le moi t*. gauche. Elles étaient grosses conune de petites cerises et n'adhéraient pas à la pfiu. Sous l'action du traitement les moins volumineuses disparurent très vite.

Le 30 juillet, il en restait encore deux qui avaient diminué de volume. Elles « )\ ~ raient alors à la peau qui présentait à leur niveau une couleur d*un roug:e foncé.

Elles étaient très dures et ne semblaient pas tendre au ramollissement ulcératif. Li

effet, elles se résorbèrent sans laisser aucune trace, et, au bout de cinq ou six semam-v

le malade sortit de ma salle complètement guéri de ces manifestations variées, \i\ u-

leuses, ecthymateuses et gommeuses, survenues simultanément quatre mois jo$tP ;<'r-

'apparition de la néoplasie primitive.

Cette observatioD peut se passer de commentaires. Je me boroerai à fairt remarquer le caractère ulcéreux et cicatriciel de l'accident primitif qui pouu.. faire présager des accidents consécutifs immédiatement sévères. Pourtant td première poussée fut très bénigne. Mais il n*en fut pas ainsi de la secoadf. puisque les papules s'érodèrent toutes et que les extrémités inférieure^ ^^ couvrirent de pustules crustacées. Ces dernières dont je ne vis pas les p^elDie^phases, succédèrent, je crois, à des gommes. Elles n'entamèrent pas la pti' d'emblée et sans lésion préalable, comme la chose a lieu dans le vérita: ^ ecthyma. Quant aux tumeurs gommeuses, elles se confinèrent comme les pj« tules sur les extrémités inférieures. On peut dire qu'elles furent très bcoicLr^ puisqu'elles ne manifestèrent aucune tendance ulcéreuse et qu'elles dispar.rent relativement très^ite sous l'influence des spécifiques. Il en fut de m<^jv du reste, des autres manifestations. Aussi une telle facilité à guérir <i* :elle entrer en ligne de compte dans le pronostic. Mais comment deviner cpareilles dispositions chez les malades? Aucun signe ne les revèJe. Rien s nous dit que tel sujet soit doué d'une précieuse aptitude à se laisser iofluecr r vite et favorablement par les spécifiques, tandis que l'autre restera plu» moins réfractaire à leur action curative. Au surplus le résultat ne se fait p.longtemps attendre et, en général, au bout d'un ou deux septénaires, on ui • quoi s'en tenir sur les bénéfices que les malades doivent retirer do traitem^M

Dans le cas suivant, par lequel je terminerai ce long exposé clinique, u syphilis fut grave et les tumeurs gommeuses se ramollirent et s*ulcert^ rapidement. Mais je ne pus pas suivre le processus, à partir du moiL-. où les affections étant devenues tertiaires, il y aurait eu le plus d iaterr: 4 le faire.

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