ET DU PLANCHER BUCCAL
îk^rription de la tumeur gommeuse de la joue. --Au cinquante<inquième jour de sn *lu>'ee, elle s'ouvre à C extérieur et s'ulcère. — Son état stationnaire^ malgré Ciodure (U yotassium et Vhydrargyre, — Sa cicatrisation au bov.t de cent gwitre-viîigts jours, Productionjt gommeuses diffuses et 7ion suppurées autour des malléoles. Au quatorzième mois de la syphilis, guérison de tous les accidents st/philitiques. — Le mnlnde avait pris environ 1320 grammes d'iodure de potassium.
Revenons k la tumeur de la joue. Vers le trente-cinquième jour de sa durée, elle était du volume d'une grosse noix, et proéminait en dedans de la joue autant qu'en dehors. File était devenue douloureuse en dehors et en bas sur un point de la peau qui lui adhérait, et avait pris une teinte violacée. Elle donnait au toucher la sensation d'une tumeur charnue en voie de ramollissement, mais la fluctuation y était encore très incertaine.
Dix jours après, elle était vaguement fluctuante. Au cinquante-cinquième jour, elle > ouvrit à Textérieur, et il en résulta une vaste ulcération irrégulière, peu profonde, entourée d'un tissu induré et rougeàtre, sécrétant un liquide gorameux, rougeàtre et un ('«'u purulent. Sa saillie dans la bouche avait diminué; elle n'adhérait pas à l'os moi aire.
Cette gomme ulcérée de la joue resta longtemps stationnaire, bien que le malade prit toujours 8 grammes d'iodure de potassium et un peu d'hydrargyre, et qu'on appli- «)Màt sur elle tous les topiques indiqués en pareille ciironstance.
A la fin de mars (cent quatre-vingtième jour de sa durée), elle était à peu près cornfilrtement cicatrisée, et, à sa place il existait une dépression profonde de la joue.
P»'ndant que la gomme de la joue parcourait ainsi fatalement toutes ses phases, «r^utres manifestations de même nature, mais moins graves, se produisaient sur d .lutres parties du corps. — Nous avons parlé de la pénostose du cubitus. Dans les derniers jours de décembre 1870, l'extrémité iqférieure du péroné gauche se tuméfia li^^vrement, et il se fit un peu d'épanchement dans Tarticulaiion du pied ; mais tout «-• la fut très fugace. Puis la malléole interne du même côté devint aussi le siège d'un •:^»nflt*ment diffus qui paraissait occuper les parties molles plutôt que les tissus, et qui ^ dissipa au bout de quelques jours.
L'ulcère résultant de la tumeur du coude s'était cicatrisé après avoir duré trois tiïoi.>.
Au commencement de mai 1871 (quatorzième mois de la syphilis), toutes les productions gommeuses qui n'avaient cessé de pousser sur diverses parties du corps étaient ^njéries. Le malade avait pris, sans en soufl'rir, de6 à 8 grammes d'iodure de potassium ; jy avais sgouté, de temps en temps, quelques préparations hydrargyriques. Je le soutenais avec des toniques, et il faisait usage d'huile de foie de morue à la dose de 5 à 6 cuillerées par jour. Sa santé générale, qui n'avait pas périclité un seul instant depuis «{ij'il était sorti de l'état cachectique du début de la syphilis, continuait à être excellente, ft il y avait lieu de croire que la dinthèse était guérie ou éteinte.
Au quinzième mois de la syphilis, sixième tumeur gommeuse occupant le plancher Kurrai : elle s'ouvre au bout d'un mois; évacuation intermittente de son contenu, ~^ Lrnteur de sa guérison. Elle ne se cicatrise qu'au bout de cinq mois.
Au <fizième mois delà syphilis, septième gomme diffwte ulcérée du poignet gauche ; 'fi'eriion en deux mois.
Santé générale toujours excellente. — S grammes par jour d'iodure de potassiwn.
Malheureusement, vers le temps que se guérissaient ces manifestations syphilitiques d'une .si longue durée, il en survenait de nouvelles poussées. Ainsi, dans les derniers j furs du mois de mai, une petite tumeur sous-cutanée, dure et circonscrite, se développa au-dessous du plancher buccal, en arrière du menton. La peau, indemne d'abord, lut l»ien tôt comprise dans le mouvement pathologique; puis la gomme se ramollit, il.'>iiit fluctuante et s'ouvrit spontanément, en juin 1H71, au bout d'un mois de durée.