SYMPTÔMES DU PHAGÊDÊNI8ME
dont les antécédents syphilitiques sont fort obscurs et remonteat à une époque très éloignée est inopinément, et sans cause appréciable, atteint d'une syphilide circonscrite qui devient pbagédénique, et rest*' telle pendant plus ou moins longtemps. Eh bien, n*est-il pas probahltf que la disposition morbide à la malignité était chez lui de fraîche dat l\ car si elle eût été originelle, ou du moins, si elle avait existé à l'époqu** du chancre et plus tard, elle n'aurait pas manqué de donner li^j plus tôt à des manifestations phagédéniques. Il est probable aussi qut cette disposition doit cesser, puis renaître, subir un grand nombre de fluctuations comme force et comme durée, etc., puisque ses eff^u sont extrêmement variables et capricieux.
Je ne vous parlerai que pour mémoire d'une doctrine qui a perdu tout crédit et qui n'est plus soutenable aujourd'hui. Personne maioltnant ne professe comme Bell et Carmichaêl que le phagédénisme procède d'un virus spécial, distinct du virus de la chancrelle et du virusyphilitique. L'impossibilité de transmettre par contagion ou inoculdtion ce processus a été péremptoirement démontrée par TexpérimeoU' tion et par la clinique. Du reste, quand le phagédénisme se dévelop^i^. comme cela arrive souvent, aux phases moyennes ou ultimes d'oD^ syphilis vulgaire, bénigne dans ses débuts, insignifiante et même ignorée, quand il naît ainsi spontanément, on est bien forcé de voir en Im non pas le résultat direct d'un virus spécial, mais un /icte morbid'' personnel qui émane immédiatement de la modalité plastique liu malade à ce moment-là.
Symptômes. — Je ne reviendrai pas ici sur la description du pb^gédénisme syphiliti'que primitif; je vous renvoie à ce que je vous ^o ai dit lorsque je vous ai parlé des complications du chancre infectaDt'. Il est loin d'avoir l'importance et la gravité du phagédénisme tertiair qui va nous occuper exclusivement. Tous les deux procèdent cepHr dant de la même source et sont engendrés par la même dispositi* j organique. Seulement, au début de la syphilis, les lésions, mèni^N^ plus graves, sont loin d'être aussi opiniâtrement extensives que pi.* tard; elles se guérissent plus vite, soit d'elles-mêmes, soit sous ïofluence d'un traitement spécifique. Ces deux phagédénismes pre^': tent parfois la même physionomie et produisent les mêmes déiabrrments lorsque le second envahit les organes génitaux. Il arrive tr^ souvent qu'on prend les lésions tertiaires de ces organes pour i résultat d'une contagion ou d'une réinfection.