EFFETS DU PHAGÉDENISME TÉRÉBRANT
taque alors aux aponévroses et aux tissus fibreux qui lui opposent un obstacle plus sérieux et Tenrayent quelquefois dans sa marche perforante. Mais cette barrière, il la corrode, la franchit et va au delà. Ct*st alors que, se donnant libre carrière, il creuse au milieu des muscKs de vastes anfractuosités, s'insinue dans leurs interstices, dissèque et isole les vaisseaux, ronge le périoste et dénude les os. Ceux-ci >e nécrosent et les parties molles dont ils formaient la charpente solide s'affaissent et s'effondrent. Les effroyables délabrements causés par 1" pbagédénisme tertiaire s'observent principalement sur la figure t: dans la cavité pharyngo-nasale. Le nez est celui qui en souffre le \t\i^ cruellement ; la perforation de sa cloison, la destruction de ses aii> et de toutes les narines sont un jeu pour ce processus. Les os propre* de l'organe : branche montante du maxillaire, vomer, com^tr ethmoîde, tout cela peut être emporté par lui, sans compter la voii> palatine osseuse, le voile du palais, les piliers, etc. Alors les fo5?tr? nasales, la bouche, les arrière-narines et le pharynx ne forment plJ^ qu'une immense caverne aux anfractuosités ulcéreuses sans ces^. grandissantes. A cet horrible degré, le pbagédénisme est rare. Quelquefois, dans la région pharyngo-nasale il se borne à dévorer plu> ki moins rapidement les parties molles qu'il détruit en totalité ou ^^ partie.
11 ne s'attaque qu'exceptionnellement et sur certains points vj squelette. Mais on le voit ravager pendant des mois et des années eoti-** res l'isthme du gosier, le pharynx, les fosses nasales et la bouche, en^v bir le larynx, la trachée et l'œsophage en détruisant les muqueu!>»>. le tissu cellulaire, les muscles, les cartilages et les os. Ce qui ajout' encore à la gravité extrême de ce pbagédénisme, c'est que la répan tiondes dégâts qu'il a causés est encore plus dangereuse souvent q^ la destruction des organes. Ainsi dans les cavités, dans les condaiî*^ les pertes de substance sont suivies d'une cicatrisation qui diminu* leurs dimensions et leur calibre, soude les parties qui doivent r^^ séparées, gêne la circulation de l'air et des aliments, et finit par f * duire des atrésies permanentes, naso et bucco-gutturales, lary; . trachéales et œsophagiennes. Vous devinerez sans peine qvi^ conséquences funestes entraînent de pareilles lésions contre lesqu»^ * la médication spécifique est absolument impuissante. Le cas le i extraordinaire et le plus lamentable de pbagédénisme terliair.* ^ celui dont Delpech, de Montpellier, a raconté l'histoire : pour mencer, le palais, la voûte palatine, les os du nez furent détruis une énorme caverne béante remplaça la bouche et le pharynx : ^