‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 4 sur 441 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

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les mêmes divisions et la même continuité dans l'exposition. Mais, dans mon livre comme à mon hôpital, le malade est toujours présent; et, s'il n'apparaît qu'à certains moments dans le discours, on le retrouve toujours à la fin ^ Voilà pourquoi j'ai tenu à rapporter un grand nombre d'observations. Il y en a ici plus de deux cents diss«^minées dans des notes ou groupées dans des appendices qui sont comme autant de musées contenant toutes les variétés des cas les plus typiques ou les plus curieux. Avec celte collection de faits, on pourrait refaire toutes les leçons, car elles n'en sont que la reproduction sous une forme condensée et générale. Suivant leur importance , ces faits sont résumés ou développés. Presque tous sont inédits.

Dans des leçons comme dans un traité, il faut, quel que soit le caractère personnel qu'on donne à son œuvre, ne rien omettre de ce qui a été écrit sur le même sujet. C'est une question de justice et de convenance, et même un devoir auquel il est toujours malséant de se soustraire. J'ai fait tout mon possible pour l'accomplir sans aucune restriction. Je ne me suis pas contenté d'énumérations bibliographiques banales : tous les travaux de quelque importance se rapportant aux diverses questions que je traitais ont été non seulement mentionnés, mais analysés et résumés, soit dans les notes, soit dans les appendices.

Les deux premières leçons de mon livre sont consacrées à la P' iliologie (jénérale des maladies vénériennes, et plus particulièrement à celle de la Syphilis, C'est une sorte d'introduction où je m'occupe de la distinction de ces maladies en différentes espèces, de leurs virus respectifs et de tout ce qui se rattache à leur modalit»^ phénoménale et à leur processus. Je n'y ai donné qu'une esquisse 1res sommaire de l'histoire de la syphilis, dont l'origine a été si 'ontroversée dans ces dernières années ; mais je l'ai compléiée à la fin du volume dans une note, où je résume le remarquable mémoire d'an maître érainent, M. le professeur Rollet (de Lyon), sur les anciens foyers de cette maladie et sur son origine américaine. Dans les trois leçons suivantes, je me suis occupé de la Conta-

ywi des maladies vénériennes au point de vue démographique.

Cest une question qui intéresse non seulement la médecine, mais

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aussi et encore plus l'hygiène et la salubrité publiques. Je Tai traitée avec tout le soin qu'elle méritait et, si je ne me trompe, (l'une façon complète, sous toutes ses faces et avec une abondance de documents, que l'hôpital du Midi pouvait seul me permettre de réunir. — La plupart de mes recherches statistiques, celles qui comprenaient la contagion des maladies vénériennes dans la ville de Paris, depuis 1865 jusqu'à 1875, avaient été publiées antérieurement. Je les ai complétées par de nouvelles statistiques dans le même sens. Elles font l'objet de la 5® leçon. J'y démontre, par des chiffres, que si la contagion des maladies vénériennes ù Paris avait diminué dans de grandes proportions depuis la guerre de 1870-71 jusqu'à l'année 1875, à partir de cette époque elle a, au contraire, sans cesse augmenté, pour atteindre son maximum dans les deux années qui ont suivi l'Exposition universelle de 1878. — J'ai supputé et noté, pendant treize années, toutes les fluctuations numériques que les maladies vénériennes ont subies dans la ville de Paris, et les conclusions que j'en ai déduites forment un chapitre entièrement nouveau dans leur histoire. — Depuis le commencement de Tannée 1881, la contagion vénérienne est restée à peu près stationnaire, et la proportion entre les diverses espèces n'a pas sensiblement varié. Aussi n'ai-je rien de plus à dire sur cet important sujet, si ce n'est cependant qu'une tendance à la diminution commence à s'accuser.

A partir de la G* leçon, je quitte les généralités sur les maladies vénériennes pour m'occuper particulièrement de la Syphilis. Tout ce volume lui est consacré. J'ai étudié d'abord son Edologie à laquelle se rattachent les résultats si curieux qu'ont donnés les inoculations de toutes les lésions et de tous les liquides normaux ou morbides des syphilitiques sur des sujets sains. La Syphilis expcrimentale ou inoculée occupe une place importante dans la pathologie syphilitique. Elle est loin d'avoir dit son dernier mot, surtout en ce qui concerne la question des microbes. Mais, pour la résoudre, il faudra se contenter de l'expérimentation sur les animaux, si elle réussit, car je ne pense pas qu'on revienne à pra« tiquer systématiquement sur l'homme des inoculations syphilitiques, comme on eut l'audace de le faire dans un pa^sé qui n'est pas loin de nous. A propos de l'étiolopie, je me suis occupé des

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