‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 5 sur 441 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

Imminités et des Réinfectiom syphilitiques^ et j'ai décrit les Endémoépidémies vaccine -syphilitiques et celles des souffleurs de verre, qui ont contribué, pour une si grande part, à déterminer les propriétés contagieuses des lésions et des liquides de l'organisme chez les syphilitiques.

Dans les 7% 8% 9* et 1 0® leçons, j'ai donné une description complète des nombreuses variétés du Chancre syphilitique et de toutes les circonstances pathologiques qui se rattachent à la Syphilis primitive, c'est-à-dire à la période qui s'écoule depuis le moment de la contamination jusqu'à celui où apparaissent les premiers signes de rintoxication généralisée. L'accident primitif se trouve placé entre deux incubations : la sienne et celle des manifestations secondaires. Les cas où il est possible de déterminer d'une façon rigoureuse et indiscutable l'incubation du chancre infectant sont loin d'être communes. Je suis parvenu à en réunir 92 observations. Grâce à elles j'ai pu donner quelques aperçus nouveaux sur ce fait si important et en apprécier la valeur pronostique.

A répoque où j'écrivais ces leçons sur le chancre on faisait grand bruit, en Allemagne, de l'excision du chancre syphilitique. Par elle on espérait prévenir l'intoxication. On en était même venu jusqu'à laifirmer. J'entrepris alors une série d'expériences qui me montrèrent de la façon la plus évidente que cet espoir était vain. Le hasard me fournit l'occasion d'exciser deux chancres à l'état naissant, n'ayant l'un que 50 et l'autre que 48 heures : les accidents consécutifs ne furent point prévenus. — Dans Tappendice de la 1 0® leçon j ai relaté plus de 40 observations résumées de chancres syphilitiques. Leurs formes si multiples et parfois si étranges surprennent et trompent bien souvent ceux qui n'en ont pas une grande expérience clinique. Il y a même des cas où un spécialiste de profession est embarrassé. Ainsi, je viens de recevoir dans mon service on malade qui avait à l'angle interne de l'œil gauche une affection pblegmoneuse diffuse, s'étendant sur le nez, la joue et les paupières. La conjonctive était rouge et tuméfiée ; toutes les parties envahies présentaient un empâtement inflammatoire, mais sans induration circonscrite, ni quoi que ce fût qui révélât la nature chancreusc de la lésion. On l'aurait indubitablement méconnue s'il n*avait existé deTadénopathiesous-maxillaireetune roséole rubéolique confluente.

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