SYPUILID£ TUBERCULEUSE ET NÉCUOSK DU MAXILLAIRE SUPERIEUR
maladie sérieuse, lorsqu'en août \f^l><, il lui survint sur la partie supérieure des cuisses des chancres infectanls qui ont laissé des cicatrices.
L'iufection généralisée débuta par des ulcérations à la partie inTérieure de rhaque jambe et presque en môme temps par d'autres plus étendues et plus profondes sur les cuisses. II se produisit simultanément une éruption de plaques muqueuses à l'anus et à la bouche. La durée de cette première poussée fut de lin moisenviron.— Pendant un an et demi aucune manifestation; puis, nouvelles ulcérations sur les membres inférieurs et sur les bras qui durèrent environ cinq semaines.
Les déterminations les plus graves de cette syphilis ont commencé en janvier 1SS2 (troisième année et demie de la maladie). Des douleurs se produisirent sans cause appréciable dans le maxillaire supérieur du côté droit, au-dessous du nez ; hieutôl les deux incisives et la canine du même côté devinrent moins solides et hranlaotes; la gencive s'ulcéra et la partie supérieure du maxillaire supérieur fut nécrosée et mise à nu dans une étendue de deux centimètres. ^ En mars, (iiméfaction douloureuse sur la partie latérale droite du nez, do nature tuber- < (lieuse, puis, tuméfaction semblable, mais plus vive et bientôt ulcéreuse à l'angle interne de Tœil gauche. — Kn mai, néoplasie tuberculo-gommeuse du \oile et de ses piliers, avec gène très grande de la déglutition. Ulcération et destruction d'une granda partie de l'isthme.
Un mois après son entrée dans mon service en août 1882 [quatrième année rvvolue de la syphilis), une grande amélioration s'était produite sous l'influence du traitement par l'iodure. Les lésions tuberculeuses du nez et de la paupière avaient disparu, sans causer de grands dégâts et les pertes de substance de l'isthme après la cicatrisation furent moins considérables qu'on ne le supposait. Mais la nécrose du maxillaire restait toujours dans le même état. Les dents «{iii s'y implantaient, quoique saines, étaient ébranlées et ne semblaient vivre que par ce qui restait de la gencive. Évidemment la réparation ne pourra se (aire qiraprès l'élimination de la partie osseuse nécrosée. Le malade sortit avant d'être complètement guéri. Nombreuses cicatrices caractéristiques sur la peau.
23. Syphilide bénigne et à manifestations snperfkielles circonsaites et incomplètes \>tndant deux ans, — Au commencement de la troisième année, syphilide tuberculO' perforante du gland,-- Dans le courant de la troisirme et de la quatrième j ulcérations tufterculeuses dispusies en 8 de chiffre sur les extrémités in férieures. —Forme remat' *{ tut Lie par la régulât ité de sa configuration,
M. \...,2;) ans, chaudronnier, entré le 2j mai 1882, salle S, lit 4, grand, iurt,et bien constitué, n'avait jamais eu aucuue maladie accidentelle ou constitutionnelle, lorsqu'il contracta eu février 1879 un chancre infectant balanopréputial, superficiel qui ne laissa aucune trace. — 35 ou 40 jours après, pharyngopathie non ulcéreuse, traitée dans mon service; pas d'éruption cutanée. A la lia de 1879 et au commencement de 1S80 et depuis, plaques dans la bouche. Jusqu'en«1881, au mois de mars (vingt-quatrième mois de la maladie) la syphilis n'avait produit que des manifestations bénignes. Mais alors, sans coït antérieur rapproché, le dernier datant de trois ou quatre mois, il survint sur le gland^cinq ou six boutons tuberculeux qui suppurèrent rapidement et laissèrent sur l'organe autant de perles de substances constituées par des trous profonds taillés à pic, quelques-uns caverneux, déchiquetés dans leur fond ou