TRAITEMENT DE LA SYPHILIS
Considérations générâlks sua le traitement de la syphius.
MédicameDtB spéciflques et spécificité thérapeutique. — Les deux spécifiques de la syphilis sont le mercure et Ciodure de potassium. Leur action curative est certaine, leur action préventive Test beaucoup moins. ^Arguments contre laction préventive absolue du mercure et de Tiodure de potassium. — Difficulté de déterminer la mesure de cette action. — Conséquences désas^treuses du traitement à outrance de la syphilis.
Antimercurialistes. — Services qu'ont rendus les médecins qui ont étudié la marche spontanée de la syphilis. — Travaux de M. Diday — Son Histoire naturelie de la syphi' lis Résumé des règles à suivre dans le traitement général de la syphilis.
r Traitement MERCURiBL. — Modes dMntroduction du mercure dans Torganisme:
1* Méthode dermique, — Frictions mercurielles: puissance et rapidité de leur action. — CasduDS lesquelselles sont indiquées.— Syphiloses de l'œil, des centres nerveux, syphilodermies papuleuses graves. — Balnéation mercurielle, bains de sublimé.
Fumigations mercurielles, — Tentative de réhabilitation faite en leur faveur. » Fumigations de calomel purifié.
-jr Méthode hypodermique — Ses avantages, ses inconvénients.
3* Méthode stomacale, — C'est celle qui est et qui restera la plus usitée. — Ses avan-* tages, ses contre -indications. — Formules de protoiodure d'hydrargyre, de sublimé, de biiodure ioduré, d'iodure de potassium.
Traitement joocrê. — Importance de Tiodure de potassium dans le traitement de la syphilis. Il est d*une application plus générale et moins dangereuse que le mercure. Il attaque des lésions plus profondes et plus destructives. — Le champ de son action est plus vaste et son efficacité plus rapide. Inconvénients de son administration, irritation sécrétoire des muqueuses, éruption acnéiforme. Dans quel cas il faut administrer liodure.
II. Indications et règles principales du traitement. — A quel moment faut-il commencer le traitement interne de la syphilis ? — Doit-on ne le prescrire qu*Ru début des accidents consécutifs ? Nécessité de traiter aussi par les spéciflques, à Tintérieur, le chancre et la syphilis primitive. — Nécessité également de traiter par les spécifiques toutes les syphilis, les plus bénignes comme les plus sérieuses.
Traitement des syphUides, — Pendant combien de temps faut-il traiter une syphilide? — A quel moment et pendant combien de temps faut-il suspendre l'usage des spécifiques^ Les principales indications sont fournies par les manifestations cutanées. ~ Les éruptions secondaires des muqueuses ont, à cet égard, beaucoup moins d'importance. ^ Revue des autres indications. — Durée du traitement interne.
IIL Traîtsment local. ~ Il est beaucoup moins important dans les syphilides sèches que dans les syphilides humides. — Traitement des syphilides tertiaires ulcéreuses et pbagédéniques.
Traitement général. — Traitement de l'anémie des syphilitiques. —Traitement des maladies constitutionnelles coïncidant avec la syphilis : scrofule, dartre, arthritisme:
Hygiène. — Balnéation thermale.
Notes sur Thydrargyrisme et Tiodisme. — Formulaire.
Appendice : Action curative de Férysipéle dùm la xyphihs.
Note sur les origines de la syphilis.
97() D£UX SPECIFIQUES : MEBGUBE BT lODUBE DE P0TA88IIM.
Messieurs,
Pour terminer cette première série de leçons cliniques sur les maladies vénériennes, je vais vous parler aujourd'hui du traitement de h syphilis. J'aurai surtout en vue la période de la maladie coDStitutiounelle que nous a/ons plus particuHèrement étudiée, c'est-à-dire cei,^ qui comprend toutes les déterminations sur les téguments et dans i^ tissu cellulaire sous-cutané.
Si la syphilis ne le cède en rien, ni comme nombre, ni comme gravité, ni comme profondeur et portée diatfaésique de ses accidents, au\ maladies chroniques et générales les plus dangereuses ; si elle ne surpasse même plusieurs d'entre elles, du moins a-t-elle le privilège incontestable et unique de posséder deux spécifiques dont personne aujourd'hui ne met en doute la remarquable vertu curative. Ces deux spéi ifiques, dont je vous ai souvent parlé, sont le mercure et l'iodure d potassium ^ Ce n'est pas ici le lieu de vous faire leur histoire ni de Iv^ étudier en eux-mêmes et dans leur action physiologique sur an organisme sain. C'est un sujet que j'aborderai peut-être plus tard ^ Pour le moment, je veux rester dans le domaine de la pratique pure et D'* m'occuper que de leurs propriétés thérapeutiques contre la syphilis.
Quelques mots d'abord sur ce qu'il faut entendre par médicamen!
1. Le mercure et Tiodure de potassium sont loin d'être les seuls médicaments au\q j- on ait décerné les honneurs de la spéciflcité dans le traitement de la syphilis. Le gii aujourd'hui complètement abandonné, excita une sorte d'enthousiasme universel, lor^i Ulric de Hutten entreprit sa croisade contre le mercure au seizième siècle. Depuis j nombreux agents destinés à remplacer ce métal ont été proposés et ont eu le inèiiie > r. que le gaïac. Presque tous, en efTet, ont été délaissés après avoir joui d'une vogue é; 'mère et peu méritée, Payan vanta Voxyde d'or et Voxyde d'argent contre les affect. i invétérées et l'hypersatu ration mercurielle. Aujourd'hui on a renoncé k ces deux $*.> cependant, quelques médecins donnent encore le chlorure d'or aux 8yphilitîque> • sont en même temps scrofuleux. Ce remède est excitant. Une cuillerée à café de la ^: . tion suivante, au commencement de chaque repas, est une dose suffisante :
^ Eau 1,000 grammes.
Chlorure d'or > «»a-a
„.. , .. l dd 0,oO centigrammes.
Chlorure de sodmm.. . > °
Gullerier et Hœfer préconisèrent inutilement le dUorure de platine.— Le» iulfum.' l'intérieur et en particulier Vhyposulfite de soude ont été considérés comme d'utilc« t > * vants du mercure (hyi>osulflte de soude, 1 à 2 grammes par jour, Readcliffe', ainsi j.*l'eau oxygénée (Richardson).— Le guaco^ le tayauya ont été vantés sans raison (Ras<>r — Lejaborandit qui est tout à la fois sudorifique et sialagogue, a été recommande d>.' la syphilose oculaire; nous en parlerons plus tard.