‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 41 sur 441 · DAKS LA SUBSTANCE CONJONCTIVE · texte numérisé non relu

DAKS LA SUBSTANCE CONJONCTIVE

tureet de fonctions, et qui naissent aux dépens des feuillets internes et eiteraes du blastoderme, tels que cellules et fibres nerveuses, cellules glandulaires, fibres musculaires, elc, etc., ces éléments-là ne sont envahis que consécutivement. Le processus qui s'élabore dans la trame coDJonctive au milieu de laquelle ils sont ench&ssés finit par aboutir jusfju'àeux, mais, sachez-le bien, ce n'est jamais d'eux qu'elle procède pour se répandre dans le tissu connectif.

Qaaod on envisage les caractères extérieurs des nombreuses lésions que produit la syphilis sur la peau , sur les muqueuses ou dans les viscères, on trouve entre elles un air de famille et des signes de race qui laissent rarement de l'incertitude sur leur origine. De même que la diaibèse dont elles émanent, elles sont empreintes d'une forte >pt}cificité qui se traduit dans leurs contours, leurs couleurs, leurs * crétions, leurs groupements, etc. C'est ce dont vous pourrez vous ( 'jDvaincre aisémeHit par l'observation clinique.

Mais si, au lieu de vous en tenir aux notions de détail que vous fournit 1 examen à l'oeil nu, vous étudiez ces lésions au microscope, vous vous tâtonnez bientôt de voir que tout se simplifie, s'uniformise, et que la spécificité morphologique, si fortement accusée qu'elle soit, se perd, ?e fond pour ainsi dire dans un processus qui est à peu près le même, ;^)ur toutes les altérations symptomatiques de la syphilis, quelle que ^•it leur date dans l'évolution de la diathèse. Vous vous étonnez en outre de ne rencontrer que les produits ordinaires de Tinflammation la où vous auriez pu supposer, avec quelque apparence de raison, qu'il dt^vait exister des produits spéciaux, ayant en eux-mêmes ou dans les rd|>ports qu'ils affectent entre eux et avec les tissus qu'ils envahissent, d'-s particularités aussi tranchées, aussi puissantes que la cause qui les à produits.

Toutes les lésions de la syphilis, depuis les plus simples jusqu'aux

plus compliquées, depuis les plus jeunes jusqu'aux plus anciennes, se

rattachent à un processus d'inflanunation, aux allures habituellement

broniques, qui aboutit à des terminaisons diverses. Le fait prédomi-

iiaat c'est toujours la prolifération, dans le tissu connectif, de cellules

f-mbryonnaires. Elles s'infiltrent entre les parties constituantes des

•rcanes sous forme de nappes, dispersées sans délimitation précise; ou

^ i^D elles s'accumulent dans un espace circonscrit, se condensent en

f' ver et forment ce qu'on nonmie des tumeurs, des nodosités, des

tubercules.

TaDi6t elles se résorbent peu à peu sans avoir causé de donunage

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